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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


L’embargo contre le Venezuela affectera-t-il le gouvernement chaviste ? Démonter les mensonges et demi-vérités

Publié par siel sur 9 Août 2019, 13:14pm

Catégories : #NUESTRA AMERICA, #RACISME, #PEUPLE sans mémoire...

Quelle sera la portée de l’embargo ? 

 

Bien que les transactions entre des tiers (pays ou entreprises) et l’Etat vénézuélien soient également interdites, à moins qu’une licence spécifique autorisant de telles opérations ne soit délivrée, Hernández et Guaidó insistent pour faire taire la gravité de cette action

En réalité, le décret exécutif force la rupture massive des relations économiques et commerciales avec l’Etat vénézuélien à l’échelle internationale, interdisant tout type d’interaction pour l’importation de produits de base pour le pays.

C’est ce qu’on appelle les « sanctions secondaires », un pouvoir exceptionnel dont dispose désormais le Département du Trésor pour infliger des sanctions, pénalités ou amendes, à sa discrétion, aux entreprises ou pays qui soutiennent des opérations financières, économiques ou commerciales avec l’État vénézuélien.

Ces sanctions auraient pour but de nuire à la participation d’une quelconque entreprise sur le marché américain, en utilisant le risque d’un éventuel préjudice financier ou de renommé comme arme politique de chantage. Avec cette approche extorsionniste, ces mécanismes de pression et de guerre économique se poursuivent.

De ce point de vue, la portée de l’embargo est aussi large que l’océan lui-même. Et pour comprendre sa gravité, il faut l’analyser de la manière suivante.

Si l’État vénézuélien a besoin d’importer des diluants pour la production d’essence, de la nourriture pour les boîtes CLAP, des intrants pour le domaine industriel et agricole, des médicaments et du matériel chirurgical pour soutenir le système de santé publique, des assurances pour les navires qui exportent du pétrole et importent des marchandises, le Département du Trésor, protégé par le décret exécutif du 5 août, fera pression sur chacune des sociétés contractées pour empêcher ces achats.

Cette réalité s’est manifestée avec une dureté particulière en 2019, avec l’exclusion totale de l’État vénézuélien des plateformes de paiement internationales, en plus du durcissement des mesures coercitives contre la Banque centrale du Venezuela (BCV), PDVSA, Minerven, le programme public CLAP, entre autres institutions financières et économiques qui sont essentielles pour la stabilité du pays.

 

Sur le plan économique, la portée de cet embargo sera importante. Elle exacerbe l’asphyxie de toutes les sources de revenus du pays, comme l’exportation d’or et de pétrole, et étouffe les voies d’entrée des boîtes CLAP, sanctionnées par @USTreasury https://t.co/9LJrjLsa45 pic.twitter.com/gNkhYPtZqa

 

Les conséquences de cette pression sont logiques : l’affaiblissement du système de protection sociale de l’État vénézuélien, le démantèlement progressif des services publics et un plus grand malaise économique dû à la pénurie et à l’augmentation des prix des produits de base comme la nourriture et les médicaments.

Mais ces obstacles et ces effets sur la population se produisent depuis des années, dans une logique cumulative et progressive. En ce sens, la particularité de la portée de ce décret réside dans le sceau de légalité juridique qu’il appose sur le blocus économique, financier et commercial qui a débuté en 2015.

– Mision Verdad (@Mision_Verdad) 6 août 2019

ARTICLE complet  ICI

 

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