Ça fait un moment que les Haïtiens ont été conditionnés à considérer la saleté comme la "normalité". La "sauvagerie macoute" ne date pas de Martelly. Il l'a simplement ré-institutionnalisée avec le même personnel et/ou leurs enfants qui ont été et/ou sont les auteurs et/ou complices de toutes les saloperies, vols, disparitions, tortures, crimes, massacres commis de 1957 à aujourd'hui.
L'exhibition de la laideur donnée par Martelly, un homme qui frise la soixantaine, un ex-président qui se comporte comme un adolescent en pleine crise d'identité qui croit que prononcer le mot " caca" à toutes les phrases, toucher son sexe, montrer son cul font de lui un rebelle, un anti-système. Alors que précisément, à l'inverse il "vend "( courtoisie V. Numa), il n'est rien d'autre qu'un COURTIER de la culture d'un système qui déprave pour mieux exploiter.
Martelly est un voyou qui a légalisé le banditisme en Haïti. Comme on le voit dans son clip où il joue le personnage du gangster, le flic( son fils) qui l'emprisonne doit le relâcher sous ordre venu d'en haut. Parce que le gangster ( Martelly) a des connexions et protections.
C'est le scénario qui s'est passé avec le présumé trafiquant de drogue E. Daniel, arrêté puis libéré sous ordre de Martelly qui, pour bien signifier à la nation qu'il est lui-même un bandit, va passer le WE dans l'hôtel de E. Daniel. Par la suite E. Daniel disparaitra et aucune enquête sérieuse ne sera menée sur ce crime.
Alors que se déroule le procès autour de la fraude du 1.50 $ Martelly a l'audace d'hurler qu'il a donné au peuple l'Education pour tous. Quelle ignominie ! Le chef des rose/rakèt prépare déjà les canards sauvages à leur faire avaler que le procès est "politique".
Par contre ce qu'il n'a pas dit à son public de jeunes Noirs pauvres, c'est qu'il s'était payé une résidence à St-Marc et que son fils était devenu soudain très riche sans avoir jamais travaillé de sa vie, grâce aux détournements des 1.50$, des Fonds Petro Caribe, des per diem monstrueusement élevés pour un pays sous assistance de la CI.
La prestation de Martelly était totalement " diabolique et démoniaque " ( courtoisie de ce bon gros docteur Hériveaux), un miroir exposant la vulnérabilité d'une jeunesse sans fric et sans repères intellectuels et moraux prise dans le filet de la malveillance des dirigeants tèt kale.
Mais il ne faudrait pas croire que Martelly et sa gang sont autre chose que de simples exécuteurs d'un programme, payés pour faire le job. Ils ne représentent que la partie visible de l'iceberg. Les auteurs intellectuels de ce que l'auteur nomme "COCORATISATION" d'Haïti, sont ceux qui ont mandatés Antonio Sola pour formater Martelly et Jovenel, ont financé leurs campagnes, qui les soutiennent inconditionnellement. Ceux-là sont derrière la scène et ont un plan précis pour Haïti - en faire un état mafieux sous le modèle mexicain = association entre les gangsters, trafiquants de drogue et les politiciens, racisme institutionnalisé ( au Mexique contre les premier habitants, en Haïti contre ceux qui les ont remplacés, les Noirs et pauvres.)
La propagande pour cet état mafieux se fait avec l'Espagnol Antonio Solà nostalgique de l'empire colonial espagnol en AM du sud et la Caraïbe.
- qui fait Martelly choisir le rose comme couleur. Le rose c'est beaucoup de blanc et un peu de rouge.
- qui fait qu'il nomme son parti "Parti haïtien des crânes rasés", un nom ridicule et à connotation pornographique.
- qui fait Martelly déclarer dans un discours à l'assemblé qu'il a comme modèle Cortez( colonisateur et exterminateur des Premiers habitants du Mexique);
- les tweets racistes et injurieux du Premier ministre nommé par l'Homme Banane;
- le surnom à connotation sexiste et raciste même d'Homme Banane attribué à Jovenel Moïse et repris avec gourmandise par la presse internationale.
- les suggestions du Baron Duval du Nouvelliste d'envoyer se faire voir ailleurs les jeunes les mieux formés ( un exil qui rappelle celui programmé par Duvalier F. Et proposé pour les mêmes raisons : évacuation des têtes pensantes capables de se lever contre le régime )
- le silence des dirigeants face aux différentes tueries opérées dans les bidonvilles qui ont ôté la vie à des Noirs pauvres. Silence qui agit comme un signal d'une politique qui générale qui se définirait ainsi : "Ki mele m, moun nia, pòv 100% kaka sa yo". Qu'est-ce que j'en ai à cirer des gens Noirs, pauvres, 100%caca.
Il faut avoir en tête que Solà qui a déclaré la mort des idéologies -une manière subtile " an ba fey" de justifier la traite des Africains, le système esclavagiste, l'apartheid, la domination Blanche. Les idéologies par exemple l'humanisme, l'anti-racisme sont mauvaises. Par contre avoir des idées (sic) , c'est bien. En gros, un dirigeant qui aurait l'idée de massacrer ses opposants, de se faire copain/copain avec des criminels parce que ça lui permettrait d'appliquer ses idées, serait dans son juste droit.
Il ne faut pas oublier que Solà a été le conseiller en com et en idées de Calderon ex-président mexicain. Et on sait le désastre que cette présidence a été pour la population mexicaine.
Ainsi, il ne s'agit pas de "cocoratisation" mais de" mafyosasyon" d'Haïti.
La seule Télévision de service public d'Haiti devient hélas une boîte à images de promotion d'insanités, de médiocrité médiatique et de bêtises. Avec un cancre, un "analphabète fonctionnel" comme Gamal Augustin à sa direction, un gouvernement à odeur puante du PHTK à sa commande, on ne pourrait s'attendre à mieux.
En temps normal, la fête d'une télévision d'État devrait se passer entre des gens lettrés du pays à travers une cérémonie de haute gamme où les enfants pourraient apprendre des choses sur l'histoire de ce média, mais hélas, les 40 ans de la TNH a été une célébration de la bêtise, de l'inculture et de la honte, laquelle a réuni "l'élite des voyous" du pays (Roro Nelson, Mikaven, Jojo Lorquet, Gamal Augustin et consorts) conduits par le maestro Ti Simòn, débitant des diatribes au plaisir d'une masse de gens pitoyables.
Au lieu d'un discours de réconciliation dans un pays divisé, morcelé et égrugé par l'égoïsme des uns et la haine des autres; au lieu d'un discours qui pourrait rappeler à cette génération les réalisations de ce média et offrir à la memoire collective une marque d'honneur; au lieu d'un discours portant sur l'éthique des médias, la responsabilité du journaliste, la mission du média de l'Etat, on avait assisté de préférence à une célébration de la vulgarité qui, malheureusement, a été sans pitié, pour les enfants du pays.
J'ai du mal à digérer qu'un média d'État puisse se ravaler à un tel niveau de bêtise et de saleté. Même en rêvant, je ne pourrais jamais assister à un tel spectacle même dans le média le plus médiocre dans un pays civilisé. Désolé si par ce propos je pèche par ethnocentrisme , mais en toute franchise, on dirait que mon pays est hors de toute civilisation, souffrant d'une crise persistante de moralité, de bon sens et d'humanité, car même les hommes les moins évolués n'auraient pu penser ni accepter qu'un média de service public offre ce saltimbanque putride à la société, ce spectacle vide de toute valeur morale, intellectuelle et pédagogique.
Voilà une preuve de plus que ce pays est pris en otage par des voyous, des cancres, des bandits légaux, des gens qui devraient être en prison, mais qui avec arrogance continuent d'insulter l'intelligence collective. Les 40 ans de la TNH, une autre preuve qui dénote notre degré de laideur, de bassese, d'ignorance, de bêtise, et témoigne éloquemment de la débâcle de l'Etat haïtien.
*John Wesley DELVA*
*Montréal, le 4 Août 2019*

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