Lundi, alors que les élites prochinoises sirotaient du champagne pour fêter le 22e anniversaire de la rétrocession, les forces de l’ordre ont regardé les jeunes briser portes et fenêtres du bâtiment durant sept heures, et ont laissé plus de 30 000 manifestants se regrouper à l’extérieur. Bien que 3 000 policiers en tenue anti-émeutes étaient postés non loin, des centaines de protestataires ont pu entrer et saccager le bâtiment durant trois longues heures avant d’être dispersés sans difficulté à coups de gaz lacrymogène.
http:// Hong Kong : des manifestants tentent de s'in...
Il ne s'agit pas de dédouaner les manifestants haïtiens qui font du kraze brise, de la casse.
Simplement rectifier une info qui s'avère fausse.
A Hongkong le 1er juillet 2019 ( ce n'est pourtant pas vieux) les manifestants ont cassé les portes du Parlement pour s'y introduire et ont fait une opération magistrale de "kraze brize" à l'intérieur.
Le journaliste aurait dû lui-même rectifier. Cela relève de sa profession : contrôler la vérité des infos.
Une tendance forte partagée par ceux qui s'expriment sur les ondes: journalistes et invités, est de dramatiser et/de culpabiliser systématiquement les Haïtiens en faisant apparaître certains de leurs comportements comme totalement à part de ce qui se passe ailleurs dans le monde.
Ils oublient que le pays n'est plus au temps de Duvalier où les infos sur le reste du monde étaient interdites de circulation et qu'avec les nouvelles technologies elles n'ont plus de barrières.
En réalité, compte tenu de la violence institutionnalisée de l'Etat, la population haïtienne est parmi les moins violentes au monde. Que sont quelques dégâts matériels au parlement au regard des conditions infra humaines dans lesquelles l'Etat oblige les gens à vivre quotidiennement et tout au long de leur vie ?
Et en général, c'est plutôt à elle-même qu'elle fait violence. Mais ça c'est un autre débat.
Par ailleurs, il faut noter que la violence est souvent dénoncée par ces gens-là quand elle ne s'exerce pas en leur faveur. Rappelons le cas des Cayes où le siège de la DGI avait été incendié par les partisans de Martelly en 2010- et jamais réparé depuis.
Le sénateur Fourcand, sur une antenne de radio, avait tranquillement révélé qu'il était bien l''auteur intellectuel de ce casse d'un bâtiment public: et avait avancé comme justification que cet acte de brigandage avait été commis " parce qu'on s'apprêtait à leur voler leurs votes" et qu'il fallait faire pression pour que Martelly soit placé dans la course du second tour. Aucun journaliste, aucun homme politique n'a relevé le fait, n'a crié au scandale ni n'a fait la morale à Fourcand.
Tant et si bien qu'aucune photo de ce bâtiment de l'Etat saccagé aux Cayes, n'a circulé dans la presse ni des protestataires en pleine action- comme visible dans les photos illustrant la manifestation du 1er juillet à Hongkong.
Franchement, c'est fatiguant de constater cette pratique des journalistes, acteurs de la société civile et hommes politiques de tous bords, qui consiste à occulter/ou déformer les faits- soit par ignorance, soit par calcul- afin qu'ils correspondent à leurs sentiments et opinions.
Est-ce qu'il ne serait pas plus productif pour la société haïtienne, dans ce cas précis de Hong kong, d'essayer d'analyser les raisons de la colère et pourquoi les manifestants s'en sont pris au Parlement ?
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