«S’il ne négocie pas, il tombe», avait prédit en début de soirée le dirigeant indigène Yaku Pérez, gouverneur de la province d’Azuay. Et samedi vers 21h40, le Président, Lenín Moreno, élu en 2017 avec le parti Alianza País (AP, centre gauche) a semble-t-il lâché un peu de lest en annonçant sur toutes les chaînes de télévision nationales qu’il acceptait de «réviser» le décret 883 libéralisant les prix de l’essence (celui qui a déchaîné la colère populaire le 3 octobre) et de reconsidérer certains points des réformes négociées avec le Fond monétaire international (FMI) et rejetées par une partie de la population.
Le chef de l’Etat est intervenu après qu’un immense cacerolazo («un concert de casseroles») a retenti dans plusieurs quartiers de la capitale, bravant le couvre-feu instauré dès 15 heures en plein après-midi dans Quito et ses alentours, en signe de protestation contre la répression et un début de militarisation de la capitale ; alors que l’armée annonçait aussi une restriction de la mobilité sur tout le territoire et notamment dans les zones stratégiques.
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En Equateur, "jamais nous n'avons été traités avec cette violence"
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