Vous avez vu ici que Leonel Fernandez a perdu la première de ses batailles depuis qu'il se présente aux élections. Et, cette bataille, il la perd dans les primaires au sein d'un parti, le PLD, qu'il a construit pendant ses 3 mandats de président.
Dans cet article, l'auteur avance que L. Fernandez a perdu cette bataille parce qu'il aurait fait un virage à droite sous la pression de certains de ses amis venant d'autres partis (vous vous rappelez son flirt avec l'extrême- droite qui affiche son racisme anti-haïtien). Selon l'auteur, ce serait ces mêmes amis qui l'auraient poussé vers la droite qui, aujourd'hui, le pousseraient vers la sortie après l'avoir utilisé.
"Los más entusiastas en la promoción de la renuncia del doctor Fernández del PLD son los más radicales, que le han empujado a asumir las posiciones ideológicas más derechistas y antidemocráticas, los que han empujado a Leonel hacia el nacionalismo rancio y los que requieren un candidato de sus dimensiones, porque carecen de él en sus propias filas."
TRAD : Les plus enthousiastes à encourager Fernandez à abandonner la partie, sont les plus radicaux, ceux qui l'ont poussé à prendre des positions idéologiques plus de droite et anti-démocratiques, ceux qui l'ont poussé à endosser le nationalisme rance, et ceux qui ont réclamé un candidat ayant de telles capacités (sous entendu à défendre leurs valeurs) parce qu'ils en manquent dans leurs rangs.
1- J-B. Aristide. 2- G. Latortue. 3- R. Préval. 4- M. Martelly. 5- M. Martelly et Privert. 6- J. Moïse et M. Martelly. 7- A. Solà et M. Martelly. 8- J. Moïse et A. Solà
Ce qui me conduit à faire une sorte de parallèle avec Aristide qui, de retour au pouvoir, après le coup d'Etat de Cedras, a accepté de faire un certain nombre de concessions à la droite ( parc industriel de Ouanaminthe établi dans une zone fertile); de Préval qu'on n'aura pas eu besoin de forcer beaucoup ( intégration des duvaliéristes d'extrême-droite dans l'administration publique, privatisations lors du premier mandat et, lors de son second mandat, privatisation des Télécommunications et parc industriel de Caracole - encore une zone fertile et importante au niveau de l'écologie.)
On passe sur Latortue et Priver, déjà acquis au néolibéralisme- et Martelly qui ne comprend rien à l'économie sinon qu'elle peut l'enrichir.
On arrive à Jovenel qui, pas plus que Martelly ne pige rien -et est choisi en conséquence. Les conseillers :,Boulos, Apaid, Antonio Solà et la CI sont en charge de lui faire la leçon : réciter la cassette comme Mme Charlier eut à dire à Me Georges, lequel blessé par cette vérité, s'est précipité dans un tsunami de grossièretés; une stratégie commune aux droites extrêmes partout dans le monde. Et, à la mode de Martelly avec le journaliste de Caraïbes FM. ou avec Mme Liliane Pierre-Paul. Une manière de rallier la sympathie du peuple qui, selon eux ignare, serait toujours du côté des lanceurs d'ordures et non pas des lanceurs d'alertes.
« Souvent les gens ne veulent pas voir ou entendre la vérité parce qu’ils ne veulent pas que leurs illusions soient détruites. » Nietzsche
Mais, dans le cas de Jovenel, ça s'emmêle, ça perd les pédales, ça déraille.
La route toute tracée par ses financiers qui devait déboucher sur à nouveau un Martelly au pouvoir, est pleine de trous et de dos d'âne qui l'empêche d'avancer dans la politique programmée par eux. Jovenel est le débiteur de Martelly qui l'a " vendu" (courtoisie V. Numa) comme son poulain choisi pour continuer sa politique.
Or, la politique des tèt kale première version est pleine de scandales du début à la fin. Des affaires de corruption et de blanchiment - PSUGO, "Gouvènman lakay" , per diem -qui montrent clairement que cette équipe rose/rakèt (depuis le rose, de même que le choléra a quasiment disparu de l'espace haïtien; et je me demande même si le dégoût pour cette couleur ne va pas jusqu'aux fleurs.) a mis à sac les Fonds PetroCaribe, considérés par eux comme une rançon, et non pas un mécanisme permettant d'améliorer les conditions de vie de la population.
Or, Jovenel, n'a pas d'autres choix que de rembourser ses dettes. Les mecs ne plaisantent pas : " Si tu crois qu'on t'a placé là, trou du c...( c'est leur langage) pour faire autre chose que ce que nos desiderata, tu te mets le doigt jusqu'au c..."
De sorte que Jovenel se retrouve face à ses amis (la bande à Martelly), face à ses financiers ( la bande à Apaid, Boulos, S. Abdhalla) e tà la population à laquelle il avait promis de s'occuper d'elle et de la soutenir; face aux Core Group qui comptait, et compte encore sur lui pour appliquer une politique néolibérale( privatisations, loi minière favorable aux compagnies et non à l'Etat entre autres)
Or, ce programme concocté par ses amis, auquel il s'était soumis, Jovenel n'est pas parvenu à l'exécuter : la loi minière proposée par la BM dort toujours dans les tiroirs du Parlement, l'augmentation des prix du carburant - même si Jovenel a offert au secteur privé sa commercialisation, n'a pas été appliquée;
Ce qui fait que l'Homme Banane s'est retrouvé dans l'obligation de poser mensonges sur mensonges, unique moyen pour s'en sortir face ses créanciers et aux nombreux porteurs de bracelets roses dont M. Théano avait obtenu le contrat de fabrication. Encore un escroquerie la Duvalier (le contrat des uniformes de macoutes à Acra). Comment un gouvernement peut utiliser l'argent de l'Etat, des citoyens, pour faire sa propagande ?
Est-ce qu'il est normal d'utiliser l'argent de l'Etat, pour que Théano puisse importer des bracelets roses de Chine ? Dans quel budget cette dépense est inscrite ?
Fernandez était persuadé de remporter les élections vu ses zanmitay avec le secteur privé, la droite et l'extrême-droite. Il venait d'office après Medina.
Jovenel était persuadé de faire ses cinq ans, tranquille le chat, sous le parapluie rose des USA, du Core Group, de la bande à Martelly, d'une frange du secteur privé, des médias. Il était prévu qu'il se la coule douce, puis, qu'il passe le relais à Martelly, en espérant qu'à son tour il le lui repasse. C'était les 50 années d'enrichissement des tèt kale annoncées par l'ex-Premier ministre, le Dr Lafontant.
L. Fernandez est un homme politique bien formé qui apparemment aurait mal calculé son coup.
Par contre, on peut se demander quel intérêt un homme sans qualités, sans aucunes formations et expériences politiques comme J. Moïse avait à aller se mettre dans une telle galère, entrainant tout un pays dans des problèmes qui lui sont propres.
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