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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Ludo De Witte: « L’écosocialisme est la meilleure réponse à la fin du mois et la fin du monde »

Publié par siel sur 23 Novembre 2019, 15:40pm

Catégories : #INTERNATIONAL, #CULTURE

  • 20 Nov 2019
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Auteur du livre Quand le dernier arbre aura été abattu, nous mangerons notre argent, Ludo De Witte nous explique pourquoi le changement climatique impose une sortie du capitalisme. Chiffres à l’appui, il démontre que les mesures mises en place pour un développement durable sont vouées à l’échec tant que l’économie reste guidée par la concurrence et la recherche de profit maximum. Ludo De Witte plaide pour un écosocialisme qui permettrait à la fois de sauver la planète, mais aussi de rendre l’économie plus juste et plus humaine. Mission impossible? La mobilisation des jeunes pour le climat nous offre une lueur d’espoir…

 

Nous vous connaissions surtout pour votre travail sur le Congo, avec notamment les livres L’assassinat de Lumumba et l’Ascension de Mobutu. Qu’est-ce qui vous a amené à écrire cet ouvrage sur le climat?

J’étais au Katanga pour chercher l’endroit exact où Patrice Lumumba a été exécuté. Et j’ai pu constater sur place comment le système économique international détruit à la fois l’homme et la nature. En effet, j’étais frappé par le pillage des matières premières. Le Congo est l’un des pays les plus riches de la planète. Mais j’ai vu des enfants miséreux qui jouaient dans la boue plutôt que d’aller à l’école. Au-dessus de leur tête, il y avait de grands pylônes électriques qui alimentent les mines. Sous leurs pieds, il y a toutes les richesses du monde. Mais eux vivent dans une extrême pauvreté. C’est une image très forte qui m’a interpellé et qui rejoint ce que Karl Marx disait: le capitalisme tue les deux sources de valeur, les forces de travail et la nature. Cette image du Congo a trouvé écho dans ma lecture de l’essai de Naomi Klein, Tout peut changer, sorti en 2014. Ça m’a aussi fortement interpellé. Naomi Klein est une journaliste d’investigation mondialement reconnue, elle n’est pas marxiste. Mais sur base d’études empiriques, elle arrive à des conclusions qui se rapprochent d’une analyse marxiste du réchauffement climatique, en prenant une direction anticapitaliste.

Une analyse marxiste du réchauffement climatique, ça ressemble à quoi?

SUITE dans le lien :

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