Il est porté à la connaissance de la presse parlée, écrite, télévisée, les médias en ligne et le public en général que le nommé Ricardo Fleuridor n’est plus porte-parole de Nou Pap Konplis et que celui-ci n’a reçu aucun mandat ni autorisation du groupe pour rencontrer le président Jovenel Moïse.
J'avais à peine ici, mis en garde les Petrochallengers, contre les divisions nées des tentatives de récupération de leur mouvement par les Tèt kale.
Je les enjoignais de ne pas se laisser coopter parce que leur combat pour la reddition des comptes de PetroCaribe était le plus important pour Haïti - le seul capable de conduire vers l'avènement d'autres pratiques de gestion de l'Etat conformes aux intérêts de la population.
Et puis, voici que patatras, un certain Ricardo s'en va rencontrer Jovenel et dit qu'il a été mandaté par son organisation qui dément.
Mais, le pire dans cette histoire, c'est que ce Ricardo en question, s'est mis à faire exactement ce avec quoi la jeune génération dit vouloir rompre : la "cancanerie "et l'infantilisme. A savoir, dans son cas, s'en aller raconter aux marchands de micro qu'Assad Volcy ceci, que Pierre Espérance cela, qu'il a reçu des menaces. Le tout sans preuves. Bref la recette habituelle de propos diffamants qui font dans l'assassinat de caractère vendus sur les antennes des marchands de micros et de ceux qui font des émissions sur youtube.
On entend dire que la démarche de ce M. Ricardo serait une conséquence de la précarité : recherche d'argent et de job. Ou bien aspiration au pouvoir.
Peut-être.
Mais il n'y a pas que ça. Il faut aller plus loin et rechercher dans l'histoire d'Haïti de l'esclavage à aujourd'hui la construction de la culture sadomasochiste haïtienne; qui aura permis entre autres, à Duvalier F. d'instaurer le règne de la terreur en donnant libre cours à ses miliciens dont il disait " J'aime la sauvagerie de mes macoutes".
Plus près de nous, il y a le phénomène Martelly. Un type quelconque, genre plutôt parasite, qui traite la population travailleuse du pays de 100% caca. Eh, bien ce type devient premier citoyen de ce pays. Et mieux encore, plus il les insulte, leur crache à la gueule, plus ils semblent ravis.
Cette pulsion poussant à accepter de faire du mal à son pays, à ses camarades et à soi-même, de piétiner respect et dignité,-( Voir par ex., Duval du Nouvelliste disant de Martelly "Jamais un président n'avait montré autant de sollicitude envers son peuple". Voir Claudy Gassant par ex. qui se retrouve humilié dans sa fonction de directeur de l'ULCC)- est présente dans l'ensemble de la société haïtienne.
Ce pourquoi Haïti, malgré son histoire, est, paradoxalement, le seul pays de la région où existent des "restavek", des enfants semi-esclavagisés. Comment penser construire un pays quand vous tolérez, cautionnez, qu'une partie de vos enfants soient traités comme des moins que rien ?
On voit cette expression du sadomasochisme dans les relations entre pasteurs protestants et fidèles. Comment comprendre que des gens acceptent de se laisser marcher dessus, de boire l'eau avec laquelle le type s'est lavé les pieds, Etc. ? Tout ceci est dégoûtant et montre à quel niveau de bassesse ces gens se complaisent.
Sans compter l'éducation familiale qui s'appuie sur le " ti moun se ti bèt" les enfants sont de petits animaux, pour les rouer de coups à la moindre occasion. Selon eux, ce serait la bonne recette. En effet, tellement bonne qu'après avoir passé plus de 200 ans à maltraiter leurs enfants les résultats sont éblouissants, n'est-ce pas ?
Ils sont beaux, intelligents, courtois, disciplinés, n'est-ce pas ce que l'on constate dans leurs commentaires sur les réseaux sociaux ?
Dans sadomasochisme il y a un couple : celui qui exerce la violence et celui qui accepte de la subir. Et tous deux jouissent de leurs positions respectives. Il s'agit d'une pathologie héritée de l'esclavage.
Et ce n'est pas étonnant, je dirais même que ça rentre dans le fonctionnement logique de cette pathologie que, pour se dédouaner, ce M. Ricardo Fleuridor s'en aille accuser les autres. "Se pa mwen, non. Se yo ki méchan".
Jovenel Moïse, "nèg bannann nan" - mais avant lui Martelly- joue de cette musique depuis qu'il a été fait président: entre le point barre, les têtes de serpents qu'il veut couper et le " ce n'est pas de ma faute, ce sont les parlementaires ( qui sont en majorité ses alliés), c'est l'opposition, c'est le secteur privé" (dont il se dit le pur produit), il achève une décennie de ruine de l'économie et de prédation initiée par son mentor, le bandi legal. Et il se trouve des gens pour l'applaudir. Ils seraient même contents de ses mensonges: son téléphérique, son électricité 24/24, son "je ferai en 5 ans ce qui n'a pas été fait en 50 ans dans la vallée de l'Artibonite", son Wifi sur le Champ-de-Mars, son "je suis le seul à pouvoir lutter contre la corruption"..etc.
Ils avalent tout et, de plus, le remercient pour n'avoir pas démissionné et les avoir rendu plus misérables.
De même qu'ils trouvent FORMIDABLES, les Duvalier qui en 29 ans de régime ont laissé 80% de la population analphabète, fermé tous les ports du pays, l'ont déboisé encore plus qu'il n'était, ont fermé les laboratoires de sciences dans le pays et des universités comme celle de droit à Jérémie, vendus les paysans à la RD, organisé la tuerie des cochons créoles, la banque du paysan, et ont désorganisé toute leur économie, les poussant à la faillite, à l'exil à Port-au-Prince continuant à gonfler les bidon-villes, que leur politique de faire venir par camions pleins les paysans à la ville leur rendre hommage tous les 22 novembre, avait déjà remplis de misère.
C'est ça la culture sadomasochiste, qui a été délibérément et faussement dénommée résilience - ça fait bien, ça fait moral, courageux, -alors qu'il s'agit d'une abjecte soumission à l'intolérable. Elle considère la justice, les droits des femmes, enfants et hommes, l'éthique comme des obstacles à la volonté du chef, à son droit de vie et de mort sur ses citoyens/esclaves.
Et c'est d'avec cette pourriture qu'il faut que les Haïtiens divorcent. Sinon, vieux ou jeunes, peaux claires ou peaux noires, éduqués ou illettrés, gens des mornes ou gens des villes, ce ne sera que la répétition du pareil au même.
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