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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Le préfet de Paris libère l’extrême violence policière. Par Karle Laske

Publié par siel sur 11 Janvier 2020, 21:03pm

Catégories : #INTERNATIONAL

«On ne permet même pas l’attroupement. Quand je dis “on ira au contact”, c’est aller physiquement à la dispersion. » C’est par ces mots que le secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, avait défini en mars dernier le périmètre d’action des nouvelles unités anti-casseurs…

Après s’être fait les dents sur les « gilets jaunes », ces unités sont désormais déployées par le préfet de police de Paris Didier Lallement lors des rassemblements du mouvement social. Jeudi, le préfet a donné l’ordre aux policiers de la Brigade de répression de l’action violente motorisée (BRAV-M), reconnaissables à leurs casques de moto, et aux membres des Compagnies de sécurisation de couper puis de charger violemment le long cortège précédant la manifestation intersyndicale parisienne, et ce à trois reprises, alors même qu’aucune action violente ni de dégradation n’avait encore été commise. De nombreux groupes de grévistes, syndiqués et non syndiqués, marchaient devant. 

Des manifestants pacifiques, des militants syndicaux, des journalistes ont ainsi été blessés dans ces charges. Irène, élue Unsa à la RATP, a été violemment frappée à la tête à coups de matraque télescopique. Audrey, aide-soignante, militante de SUD-Santé (AP-HP) a été rouée de coups au sol. Deux journalistes, Simon-Pierre Sokoury et Jean Segura ont eux aussi été blessés lors de leur interpellation.

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