J'ai donc essayé le thé de feuilles d'avocat.
Parce que j'avais l'estomac noué par les infos sur Haïti - et je suis loin. Que dire de ceux qui vivent au quotidien cette infamie ?
- le carnaval du bandi legal et son accompagnement de policiers;
-les manifs des policiers, le syndicat des policiers.
-les propos de l'avocat Me Madistin disant que personne n'est indispensable - à commencer par lui - et qu'il serait facile de remplacer les policiers qui ont formé leur syndicat par des jeunes à la recherche d'emploi - comme si c'était aussi facile que ça- propos irresponsables à la manière de l'Homme banane ( la bêtise est contagieuse) qui ont mis de l'huile sur le feu et provoqué une tentative de mettre le feu au cabinet auquel il collabore;
-les zen et prêchi-prêcha des auto-proclamés directeurs d'opinion en Haïti et à l'étranger;
- les divers discours tèt pa dwat de l'Homme Banane, qui a l'outrecuidance de prétendre découvrir aujourd'hui les mauvaises conditions de vie des policiers, un problème qui fait l'actualité depuis des années. Où se trouvait l'Homme banane avant d'être fait-président ? Sur Mars ? Un M. qui a promis monts et merveilles au peuple haïtien qui aujourd'hui lui offre " ti rest la". A savoir ce qui reste après que lui-même et ses financiers se sont servis. Discours délirants, nauséabonds de démagogie qui lui servent à couvrir ses propres crimes de corruption et ceux de ses amis.
- la propagande anti-parlement, mettant dans le même sac, ceux qui ont travaillé en proposant des lois, faisant leur travail de contrôle de l'Exécutif et ceux qui systématiquement s'y sont opposés. Selon ceux- la, le président Estimé équivaut à Martelly, Aristide à Duvalier, le coup d'Etat de 1991 à celui de 2004: ETC. Un bouyi vide qui est une négations des faits historiques de l'indépendance en 1804 à aujourd'hui et qui entretient le mépris et la haine des Haïtiens à l'encontre des réalisations de leurs ancêtres et de leurs contemporains.
- la violence verbale, les insultes, les viv Duvalier, JoJo AVI, et autres débilités foisonnants dans les commentaires, qui présentent une facette laide, stupide, arriérée d'Haïti.
- et enfin, le texte d'Evelyn Dorismond qui n'est pas une mince affaire parce qu'il fait une descente aux racines du problème identitaire et donc des réalités socio/politico/économique d'Haïti ( savoir d'où on vient, par quelles strates (espace et temps) on est passé, pour savoir où l'on va) .
Questions jamais rationnellement abordées, étudiées - on pourrait même dire rationnellement évitées - un évitement qui ne rend pas honneur à la nation qui s'enorgueillit d'être la première république Noire au monde. Et qui en dit long sur la stagnation des élites intellectuelles, se refusant à prendre la mesure de quelques 3 siècles d'inhumanité légalisée sur la déshumanisation institutionnalisée post-indépendance de ses citoyens par l'Etat.
Donc, pour revenir au thé à base de feuilles d'avocat, ça a marché comme sur des roulettes. J'en ai bu hier et aujourd'hui. Les douleurs à l'estomac sont parties. Je vais poursuivre le traitement afin de pouvoir évaluer si les résultats positifs ne sont pas sortis de mon imagination.
Ajoutons pour ceux et celles qui ne vivent pas sous les tropiques, qu'il est très facile de faire pousser des avocatiers en pot dans un appartement. Il faut d'abord mettre le noyau dans de l'eau et attendre qu'il fasse des racines. Puis, transplanter et exposer dans un endroit ensoleillé de l'appartement.
Pour celles et ceux qui vivent en Haïti, il suffit de récolter de de feuilles d'avocat dans son jardin ou sinon lors d'un séjour en province. d'en faire une moisson Les feuilles peuvent être séchées, mises dans un récipient et utilisées comme n'importe quel autre thé.
Un esprit dans un corps sain. Une devise qui, par les temps qui courent - en Haïti et dans le monde en général, notamment avec le changement climatique - devrait être pour les Haïtiens une priorité.
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