Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Jenès, Jeunesse, Zanmim, Zanmanm, les différents niveaux de langue

Publié par siel sur 26 Mai 2020, 18:41pm

Catégories : #AYITI EXTREME DROITE, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI ECONOMIE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

Jenès, Jeunesse, Zanmim, Zanmanm,  les  différents niveaux de langue

Nombreux sont les Haïtiens qui ont fait des études académiques qui sont persuadés qu'ils ont une science infuse et s'époumonent de manière quasi-maladive pour se faire reconnaître.

Par exemple, un quidam qui a fait des études de sciences politiques est persuadé, qu'il maîtrise non seulement l'ensemble de la matière, - dieu seul sait que les sciences politiques sont loin d'être des sciences dures comme la physique ou les mathématiques, -mais aussi des domaines annexes, tels que la linguistique, l'économie et même la médecine.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que pas mal d'entre eux viennent de milieux défavorisés, où ils ont été pratiquement les premiers dans leurs familles à savoir lire.

De ce fait,  leurs parents analphabètes les ont considérés comme des sortes de génies. Et ont développé  et entretenu chez ses enfants "save", choyés,  une sorte de narcissisme, d'égocentrisme, de mégalomanie. Jovenel en est un prototype.

Mais pratiquement tous les"philosophes" (en Haïti ce terme désigne ceux qui ont fait leur  second baccalauréat),  et ceux qui ont eu le privilège de faire des  études universitaires utilisent cette "exceptionnalité" ( dans le cadre d'Haïti) comme un signe du destin exceptionnel de ces enfants, une élection divine ( on connait le rapport des Haïtiens au monde  surnaturel)

Pour ces enfants, cette enfance dans un milieu défavorisé, les efforts méritoires qu'ils ont fait pour s'éduquer, l'admiration de leurs parents,   leur ascension intellectuelle et sociale au lieu de, bizarrement, les conduire à une relative humilité, les poussent au contraire vers l'arrogance, une agressivité morbide et le déni des réalisations de ceux qui, nombreux, depuis l'existence d'Haïti ont  été des combattants, et -comme Charlemagne Péralte- ont  sacrifié leurs vies dans la lutte pour la défense des intérêts de la population et du pays.

D'où, à partir de ce déni, une propension  à la répétition, à  faire du  pareil au même (hier c'était ton tour, aujourd'hui c'est le mien) qui se caractérise par  mégalomanie, sadomasochisme, mépris  systématique de l'autre ( héritage de l'esclavage) violences verbales, lesquelles comme dit Mme H. Arendt mènent à la violence physique ( le syndrome Duvalier)

Pour revenir à notre sujet concernant Jeunesse et Jenès

L'Ayisyen , le créole d'Haïti est une langue et comme toute langue, elle comprend différents niveaux.

Différents niveaux de langue

LES NIVEAUX DE LANGUE

Il existe trois niveaux de langue pour exprimer la même situation :

- le style familier :

ex : Tu risques de te casser la figure.

- le style courant :

ex : Tu risques de tomber.

- le style soutenu / littéraire :  

ex : Tu risques de choir.

De même que dans tous les pays du monde, il existe en Haïti des classes sociales, des particularismes régionaux qui produisent des parler différents.

Je vous donne un exemple. Au dessus de Paillant, il existe dans la montagne, un lieu superbe, qui s'appelle ETANG REY. Dans cet endroit, les habitants parlent un créole, proche du français du 18 ème siècle  que j'ai eu du mal à comprendre. En guise de bonjour, ils vous disent : Respè.

Pour conclure  = exclure ceux qui prononcent jeunesse du mouvement Bravo la jeunesse, sous prétexte qu'ils ne diraient pas jenès est une hérésie, qui a tout avoir avec les fondamentalistes de tous bords.

Et qui, malheureusement, nous ramène au fanatisme duvaliériste - le kamoken est celui qui prononcerait jeunesse et non pas jenès-  et à la non considération du bien commun. Parce que ceux qui disent jeunesse, dont pas  mal d'Haïtiens des milieux Port-au- Princiens et ceux qui disent jenès peuvent être également des Haïtiens conséquents.

Cette exclusion  renvoie à ce que les Haïtiens appellent " mesquinerie."

prétend Imaginez, ça, un dit- intellectuel qui prétend exclure ceux qui disent jeunesse.

D'après vous Jovenel, S. Lucas, et autres réactionnaires, ils disent jeunesse ou jenès ?

Vouloir  séparer le bon grain de l'ivraie à partir de la prononciation d'un mot représente le summum de la démagogie, du populisme et du fascisme.

Rappelons que le dictateur de la RD TRUJILLO, avait utilisé la prononciation du mot "perejil", persil, pour repérer les Haïtiens qui devaient être assassinés.

 


 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents