...de M. Jovenel Moïse, chef d'Etat d'un Etat qui n'existe pas, selon son Premier ministre. Discours dans lequel, entre autres bizarreries, il a demandé à la population de ne pas écouter "les faux prophètes qui font de fausses promesses."
En clair, le chef de l'Etat qui n'existe pas à demander à ses concitoyens de ne pas écouter son discours, de ne pas l'écouter tout court.
D'ailleurs, un commentaire n'a pas manquer de relever l'insensé de cette injonction de l'Homme d'Agitrans dont l'unique action est de substituer la parole à l'action.
Benjax Dark wap preche kòm tou se leglis ou ye.
Ceci dit, il reste à comprendre comment et pourquoi les Haïtiens acceptent d'être bananés. Quels sont les moteurs psycho/sociologiques/culturels et historiques qui pourraient faire comprendre cette adhésion au mensonge pathologique et la soumission au mépris.
Dans l'analyse faite ici par E. Dorismond, autour du conte Bouki et Malice, il manque un portrait plus approfondi du rôle de Bouki dans ce couple sadomasochiste.
Que se passe t-il dans la tête de Bouki ? Quand on fait l'inventaire de ces contes, Bouki répète "ad vitam aeternam" les mêmes expériences qui se concluent par son humiliation et la victoire de Malice qui gagne à tous les coups.
Très vite, j'avais estampillé JOVENEL, comme un Malice maquillé en Noir et fils de paysan - une astuce de leur gourou Antonio Solà ?-, à l'inverse de MARTELLY qui traite les Haïtiens - les Bouki- de 400%caca , représente sans filtres ce personnage propulsé par la CI/CORE GROUP, un groupe du secteur privé des affaires ( principalement les descendants de Syro-Libanais) et les Tèt kale (une association de malfaiteurs en bande organisée.)
Comment des Haïtiens peuvent croire dans les facéties de l'homme qui s'est présenté comme le "pur produit du secteur privé", comme une personne possédant 14 comptes en banque et qui proclamait que lui, n'avait jamais eu de problèmes pour obtenir des crédits, qui se fait financer par un Sherif A, qui a été président d'une Chambre de Commerce et qui veut leur faire accroire qu'il découvre les réalités économiques du pays.
Et je ne mentionne même pas le dossier pour suspicion de blanchiment d'argent, le fric que la BID lui a demandé de rembourser pour cause de non respect d'un contrat qui consistait à construire une route, ni les lampadaires sur-facturés, ni son usurpation du titre d'ingénieur pour obtenir un contrat.
Et cetera, era, comme disent les Haïtiens.
La question demeure : comment expliquer qu'un individu style TI Malice, peut en plein XXIe siècle, dans une époque où grâce aux nouvelles technologies les informations sont accessibles, les mensonges et contradictions apparents, un menteur pathologique, sans charisme, sans participation à la lutte séculaire des Haïtiens contre les inégalités, les abus, l'injustice, puisse avoir été toléré par la majorité des Haïtiens comme chef de leur pays.
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