« Si on ne peut réussir un gâteau sans mesurer et équilibrer les ingrédients, ce n’est pas un pays qu’on développera sans mesurer ni planifier sur mesure »
Le quatrième recensement général de la population haïtienne, le dernier en date, remonte à 2003. En 17 ans, le pays a connu un séisme dévastateur, une épidémie de choléra, des ouragans, l’exode rural, la poussée migratoire vers l’Amérique centrale, etc. Autant d’événements qui peuvent avoir modifié les données démographiques, sociales et économiques obtenues lors de ce recensement.
Des projections ont permis d’actualiser ces données, mais le recensement général attendu pour son utilité dans la conception de politiques publiques n’a toujours pas eu lieu. À part le taux de change, les données sur Haïti sur les indicateurs économiques en particulier ne sont ni régulières ni pointues. Comment peut-on changer ce que l’on ne connaît pas ?
Nous tentons depuis des années de mener la barque de ce pays à l’aveugle, au petit bonheur. Des décisions de politiques publiques sont prises sans tenir compte d’enjeux majeurs tels que les disparités spatiales, les inégalités sociospatiales, etc.
Nous ne maîtrisons pas les changements dans les modes de vie : fécondité, maternité, caractéristiques de l’habitat ni le mode d’occupation des logements. L’évolution de la population n’est pas suivie comme il le faudrait.
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