ExTRAITS pour le moins édifiants
La répartition est faite entre les trois pouvoirs de l’État et les organismes indépendants de la façon suivante : le pouvoir exécutif détient 94,8 % du total (188,34 milliards de gourdes), le législatif 3,1 % (6,12 milliards de gourdes) et le judiciaire 0.8 % (1,58 milliard de gourdes).
’ensemble des organismes indépendants totalise 1.3 % du budget, soit un total de 2,67 milliards de gourdes. Dans cette dernière catégorie, on retrouve l’Université d’État d’Haïti (UEH) avec une enveloppe de 1,28 milliard de gourdes, ou encore 0.64 % du budget, dont un faible montant de 14,13 millions de gourdes alloués aux investissements. Il s’agit d’une baisse par rapport au montant de 1,38 milliard octroyé au budget 2017-2018 qui représentait 0,95 % du total d’alors. Cela signifie que l’UEH ne pourra même pas indexer le salaire de son personnel à l’inflation afin de lui permettre de maintenir son pouvoir d’achat de 2017-2018.
Des ministères sont donc délaissés au profit des « interventions publiques » comme une forme de désinstitutionalisation de l’État. On parle par exemple de relance agricole alors que le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural a vu son portefeuille diminuer de 24,47 %, en passant de 8,95 milliards en 2017-2018 à 6,76 milliards de gourdes. Le ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE) a vu son enveloppe chuter drastiquement de 9,04 milliards à 2,92 milliards, soit une baisse de 67,7 %. Même l’enveloppe du MENFP a diminué de 23,16 milliards à 18,6 milliards (-19,8 %).
Il y a eu quand même des grands gagnants comme le MSPP qui est passé d’une enveloppe de 6,7 milliards à 21,7 milliards de gourdes. Covid-19 oblige. L’enveloppe du ministère des Affaires étrangères a aussi grandement augmenté, de 3,57 à 5,74 milliards de gourdes (60.78 %).
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