...une arrogance et un cynisme qui ont surpris parce que pas jusqu'à présent dans ses habitudes, mais qui vont devenir très rapidement son mode de comportement, déclarer qu'il avait le droit de rencontrer n'importe quel Haïtien.
Acra n'est bien entendu pas n'importe quel Haïtien puisqu'il était recherché par la justice de son pays qui aurait voulu l'interroger - et qui jusqu'à présent n'y est pas parvenue- sur son implication dans le transport de drogue sur son bateau de sucre.
"Je n'ai pas rencontré M. Acra en prison.'" dit-il, sans vergogne, persuadé de dire quelque chose d'intelligent. Non mais en tant que chef d'Etat élu il est allé rencontrer un homme recherché par la justice de son pays. Il a commis deux fautes très graves : celle de bafouer le système judiciaire de son pays et les citoyens qui compte sur lia protection de ce système; celle de se rendre complice d'un homme recherché.
Qui peut prouver qu'ACRA n'aurait pas remis de l'argent cash à Jovenel pour que la justice oublie le bateau sucré à la cocaïne ?
Quel chef d'Etat au monde pourrait oser se mettre dans une telle situation : aller rendre une visite de courtoisie à un homme recherché par la justice pour implication dans un trafic de drogue ?
A cette époque, nous sommes en janvier 2017, Jovenel Moïse ne connaissait pas encore le mot oligarchie. Et Acra dont la famille est depuis sous François Duvalier où elle fabriquait les uniformes de macoutes et de militaires, une des familles d'origine syro-libanaise économiquement puissante, ne faisait pas partie de sept têtes de son serpent.
A propos d'ACRA et de l'oligarchie cet extrait d'un article de MediaMosaïque
"Parler de chiffres d’affaires a toujours été un sujet tabou dans le milieu du business en Haïti. Entendre aujourd’hui l’homme d’affaires haïtien, bien connu, Réginald Boulos, s’époumoner : « Je possède la plus grande chaîne de supermarchés du pays. Mon chiffre d’affaires atteint les 35 à 40 millions de dollars », relève de l’inénarrable ou d’une nouvelle tendance?
Quand Marc-Antoine Acra, 36 ans, confie que « le pays a toujours été dirigé par des descendants d’Européens. C’est Duvalier qui a misé sur nous. On lui doit beaucoup », cela résume tout un cours d’histoire contemporaine pour les jeunes, scolarisés ou pas, qui ignoraient que l’élite à teint clair d’Haïti est balkanisée entre ceux qui se considèrent, d’un côté, comme les dignes héritiers d’Alexandre Pétion ou de Boyer Bazelais (mulâtres: descendants de colons blancs et d’esclaves noires) et, de l’autre, les richissimes familles haïtiennes d’origine arabe, installées au pays au début du 20e siècle.
Il n’est pas courant, non plus d’entendre un illustre membre de cette même famille Acra admettre que son grand-père est un « saknando », terme créole, utilisé pour désigner les pauvres immigrants arabes qui n’avaient qu’un sac sur le dos en arrivant en Haïti. Marc-Antoine Acra l’a même dit, de sa propre bouche, que les membres de sa famille sont « perçus comme des rapaces » au pays.
Dans la sous-traitance où il offre un salaire de misère à ses 10 000 employés, Clifford Apaid, 35 ans, dont le père Andy Apaid a activement contribué au renversement du président Jean-Bertrand Aristide en 2004, passe lui aussi aux aveux, et nous le citons: « Nous ne participons pas à la création d’une classe moyenne. »
Vous pouvez lire dans cet extrait de l'article, Acra dire que les membres de sa famille sont " perçus comme des rapaces".
Cet article date de 2012. Où se trouvait Jovenel Moïse en 2012, lui qui joue à présenter ACRA comme un citoyen haïtien comme un autre ? A l'étranger ? Sur Mars ? Ou bien trop occupé à gérer ses 14 comptes en banque ?
Les journalistes et les politiciens commerçants sont en très grande partie responsables de la mise à la tête de l'Etat de Martelly et de Jovenel.
De par leur approbation des pratiques insensées de ces psychopathes, de leur comportement vulgaire qu'ils nomment " frekansite", ils ont contribué à aggraver la situation.
De par la "vente" de leurs mensonges à un auditoire peu éduqué, leurs cris et simagrées dédié à un auditoire piégé dans comme mouches dans des toiles araignées faites de bondieuseries, de diableries, d' histoires dites mystiques à n'en plus finir, ils ont aidé à mettre la population "tèt an ba".;
Les tèt an ba entrainés par de vils journalistes commerçants dans une sarabande démoniaque rejoignent les tèt pa dwat woz/rakèt qui les dirigent, dans une même cadence d'indécence, de violences et de folie.
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Visite de Jovenel Moïse en Rép. Dom. : "Je n'ai pas rencontré M. Acra en prison"
Rendant compte de sa visite en République dominicaine, le président élu a affirmé en avoir profité pour visiter des usines et prendre connaissance de certain...
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