.. que les Haïtiens devraient imiter l'accord entre José Francisco Peña Gómez et Balaguer qui selon eux, serait à la base de la stabilité en RD.
La majorité des gens qui mettent en avant cet accord ne savent pas de quoi ils parlent.
2-16 août 1994République dominicaine. Mandat écourté pour le président Joaquin Balaguer
Le 2, la Commission électorale déclare Joaquin Balaguer vainqueur du scrutin présidentiel de mai.
Après la confirmation des nombreuses irrégularités dénoncées par les observateurs internationaux,
le président sortant est toutefois gratifié d'une faible avance sur son adversaire social-démocrate,
José Francisco Pena Gomez, qui avait réclamé l'annulation des élections.
Le gouvernement américain publie un communiqué demandant l'organisation rapide d'une nouvelle
consultation. Le même jour, Joaquin Balaguer accepte le déploiement d'une mission internationale
d'observation à la frontière avec Haïti, afin de contrôler l'application de l'embargo imposé au régime
putschiste de Port-au-Prince.
Le 10, le président Balaguer et José Francisco Pena Gomez concluent, sous l'égide de
l'Organisation des États américains, un accord en vue de mettre fin à la crise politique postélectorale.
Le mandat en cours est écourté et une nouvelle élection présidentielle est prévue pour novembre 1996.
Les deux hommes annoncent l'engagement de profondes réformes institutionnelles.
Le 16, Joaquin Balaguer prête serment pour un septième mandat.
Ainsi, ce texte résumant le contexte, affiche les différences entre la situation haïtienne actuelle et celle de la RD à l'époque.
Il s'agit d'élections contestées par l'un des candidats et reconnues comme frauduleuses par notamment les USA.
Il ne s'agit pas d'un accord entre un président contesté pour usurpation de titres et sur l'administration duquel pèse un certain nombre d'accusations, entre autres corruption, massacres, création d'une fédération de gangs et impunité pour les auteurs de crimes et de délits (par exemple Eudes Lajoie qui après tenté de s'accaparer une propriété, s'en sort sans poursuite par l'Etat dont il a falsifié des documents officiels en complicité avec des fonctionnaires.
La crise en RD en 1994 n'a strictement rien à voir avec celle qui secoue Haïti depuis l'arrivée des tèt kale, elle n'a ni les mêmes origines, ni le même contenu, ni les mêmes enjeux. Vouloir l'utiliser comme exemple est encore une manière de nier la réalité et surtout de trouver des solutions/pansements qui évitent d'adresser les vrais problèmes.
Ces problèmes sont la corruption, l'enrichissement illicite, l'impunité et l'insécurité alimentaire et environnementale.
Maintenant, comment comme le fait Adrien encourager un dialogue avec un groupe de gens qui ne représentent pas seulement des opposants comme dans le cas Pena/Balaguer, mais qui sont partie prenante de la corruption ? En leur proposant l'impunité? En leur disant " Allez et ne recommencez pas" ?
A mon avis, il faut repenser entièrement et de manière systématique cette question de "dialogue" devenue une tarte à la crème, en passant par le respect des droits des citoyens en commençant par celui à la justice, de manière à initier une rupture avec un système assis sur l'impunité des auteurs de crimes financiers et physiques qui permet la stagnation dans un système socio.économique défavorable à la majorité des élections.
Ce qu'on remarque c'est que d'une manière générale de nombreux Haïtiens s'accrochent à des formules toutes faites, à des slogans -comme la constitution de Jovenel censée proposer un nouvel ordre 'mais qui en réalité, à l'inverse, sécurise les privilèges des privilégiés; le contraire eut été étonnant vu le bilan des 9 ans et plus des tèt kale)- qui sclérosent la pensée, et par conséquent sclérose la société.
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