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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Nous ferions bien de nous y préparer : le Covid-19 va perdurer, même après la vaccination. - Par MARC VANDEPITTE

Publié par MARC VANDEPITTE sur 16 Avril 2021, 18:52pm

Catégories : #COVID-19, #INTERNATIONAL

Lorsque la campagne de vaccination a démarré fin 2020, on espérait pouvoir reprendre une vie normale dans un délai raisonnable. Mais c’était sans compter sur de nouveaux variants préoccupants. Aujourd’hui, le succès d’une campagne de vaccination n’est plus en soi la garantie d’avoir vaincu le virus. Nous devrons probablement encore apprendre à vivre avec le Covid pendant un certain temps.

 

L’immunité collective

Les perspectives favorables que nous avions à la fin de l’année dernière étaient fondées sur l’espoir de construire assez rapidement une immunité de groupe grâce aux vaccins, soit par la vaccination, soit par une exposition passée au virus (1). L’immunité collective fait disparaître le virus par lui-même. On pensait initialement que 60 à 70% de la population suffiraient pour y arriver. Mais avec les nouveaux variants et sur la base de nouvelles connaissances, ce pourcentage devra être beaucoup plus élevé. Il est même envisagé que nous n’atteignions jamais l’immunité collective.

D’abord, l’immunité induite par l’infection diminue avec le temps. C’est également le cas des autres coronavirus. Des études montrent que l’immunité actuelle induite par l’infection perdure au moins six mois. Chez les personnes qui ont développé des symptômes graves, cette durée est d’au moins huit mois. Après cela, l’immunité peut s’affaiblir et disparaître. En outre, les résultats obtenus enAfrique du Sud et au Brésil ont montré qu’une infection préalable n’offre qu’une faible immunité contre les nouveaux variants.

Cela signifie qu’il reste la vaccination comme moyen d’acquérir une immunité de groupe durable. Mais là, nous avons au moins cinq obstacles.

 

Les limites de la vaccination

Tout d’abord, certains variants se comportent presque comme de nouveaux virus, contre lesquels les vaccins n’offrent qu’une protection partielle. L’approche maladroite des gouvernements, surtout en Occident, a fait que 137 millions de personnes ont été infectées à ce jour. Cette propagation incontrôlée favorise l’apparition possible de nouvelles mutations contre lesquelles les vaccins actuels ne protègent pas.

Deuxièmement, on suppose que la protection fournie par les vaccins n’est pas permanente. Nous sommes encore dans le flou à ce sujet, mais les experts supposent que les vaccins procurent une immunité protectrice pendant six mois à deux ans. C’est pourquoi on évoque déjà des rappels après six mois pour assurer une protection durable. En Israël, le passeport vaccinal est également valable six mois.

Troisièmement, on ne sait pas si, et dans quelle mesure, les vaccins eux-mêmes empêchent la contamination. On suppose qu’ils empêchent la transmission dans une large mesure, mais cela n’a pas encore été établi catégoriquement. Ce n’est pas un détail sans importance. « L’immunité de groupe n’est pertinente que si nous disposons d’un vaccin qui bloque la transmission. Si ce n’est pas le cas, la seule façon d’obtenir une immunité collective est de donner le vaccin à tout le monde », a déclaré la professeure Bansal de l’université de Georgetown à Washington DC.

Quatrièmement, on vaccine trop peu de personnes. Avec les variants actuels, au moins un bon 80 % de la population devrait être vacciné pour réaliser une immunité de groupe. Seuls quelques paysatteignent actuellement la barre des 80 % en termes de bonne volonté vaccinale. Et il faut ensuite déduire tous les jeunes de moins de 18 ans, car ils ne pourront probablement pas se faire vacciner avant 2022 au plus tôt. Nous parlons d’au moins un cinquième de la population.

Enfin, il y a le déploiement lent et chaotique des vaccins. Compte tenu de l’urgence, comme dans une économie de guerre, nous aurions pu et dû mettre les entreprises au travail. Au lieu de quoi la production a été confiée à quelques géants pharmaceutiques. En conséquence, les campagnes de vaccination ont été beaucoup trop lentes.

 

Suite dans le lien

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