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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Archives 2017. "De 1986 à 1994, le trafic de drogue s’implante massivement sur le territoire haïtien, au point d’en faire une véritable plaque tournante de la drogue pour cette région. "

Publié par siel sur 16 Juillet 2021, 23:10pm

Catégories : #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #AYITI ECONOMIE, #PEUPLE sans mémoire...

Petit rappel au peuple sans mémoire qui se réjouit de la restauration officielle du club des narcotrafiquants.

Les routes des marchands de mort
Début mars 1994, un cargo battant pavillon hondurien, en route pour Port‑au‑Prince, est arraisonné par les garde‑côtes américains. À son bord, cent cinquante kilos de cocaïne. Un autre trajet mène les navires au port dominicain de Pedernales d’où la marchandise atteint par cabotage Marigot, Cayes‑Jacmel ou Jacmel. Dans cette région du sud d’Haïti, concède une source militaire haïtienne, une famille d’origine libanaise supervise les opérations. Au point de contrôler le versement des pots‑de‑vin aux militaires et d’organiser, avec leur aide, l’acheminement de la marchandise vers le nord du pays. « Ce n’est pas le seul lieu d’entrée, précise le Colombien, la majeure partie de la cocaïne entre par avion. Parfois, les sacs sont largués et récupérés au sol par nos équipes. » Largages effectués le plus souvent dans des zones désertiques, voire sur les marais asséchés à l’est de Port‑au‑Prince, propices à l’ouverture de pistes d’atterrissage clandestines. On en recense, de source américaine, soixante‑douze sur le territoire haïtien, dont certaines n’auront servi qu’une fois.

Sujet tabou
En Haïti, la seule évocation du trafic de drogue fait fuir les hommes politiques. Un seul d’entre eux parle sous le sceau du secret: « Le manque de volonté en Haïti reflète celui de la communauté internationale. Sous Aristide, dont je ne partage pas les opinions, il y avait un réel souci de combattre ce fléau. C’est sans doute une des raisons qui ont poussé les militaires à le renverser. Aujourd’hui, ils veulent rester au pouvoir coûte que coûte et continuer de percevoir leurs commissions. » Bilan de ces années militaires : pas un seul trafiquant de drogue n’est arrêté alors que plus de 200 d’entre eux l’ont été lors de l’éphémère passage de Jean-Bertrand Aristide a la présidence.
« Si Haïti est pris en otage par des dealers, l’alternative est simple, explique, en privé, le prêtre‑président alors en exil. Ou bien nous persistons à professer une pédagogie de la résistance visant à inverser ce rapport de force, ou bien nous capitulons. Dès lors, le pays serait livré à la drogue, les insti­tutions promises à l’éclatement. »

Dans ce domaine, le pré­sident Aristide dénonce l’ « ambiguïté » de la position améri­caine. Comme son prédécesseur à la Maison‑Blanche, Bill Clinton apporte publiquement son « soutien » à Aristide. Mais, à ce stade des événements, il est problématique de croire que les Américains souhaitent réellement rétablir le président déchu. En attendant son impossible retour, les Colombiens larguent toujours leurs sacs de « farine » sur Haïti, au risque de plonger les paysans du Nord‑Ouest dans un grand étonnement. Les dieux vaudou sont‑ils tombés sur la tête ?"

SUITE dans le lien.

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