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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Georges Racine, l'ex -représentant de Martelly dont le nom est cité dans l'affaire du bateau Miss Lily

Publié par siel sur 10 Avril 2023, 17:00pm

Catégories : #REFLEXIONS perso, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #AYITI ECONOMIE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

En guise de projets sociaux, Georges Racine revend des biens saisis. Comme dans le cas du bateau Miss Lily revendu avant même qu'il y ait eu un procès. Quand on entend cette histoire sordide dans RTVC, on se rend compte à quel point les journalistes, les juges haïtiens ont mis de côté leur profession pour se transformer en protecteurs des criminels. Quand on entend l'ex-propriétaire du bateau raconter comment DORCÉ  à l'époque ministre de la Justice du Dessalines bò katedral JOVENEL,  avait débarqué avec des hommes cagoules et armés dans sa maison dans laquelle ils avaient tout casser. Heureusement la dame et son époux ne s'y trouvaient pas. Sinon Dorcé et son gang les auraient passé à l'infinitif et raconter - à la MUSCADIN-  dans tous les media qu'ils avaient mis fin à la vie de kidnappeurs.

À la décharge de l'Haïtien lambda, il faut dire que les duvaliéristes ont acquis une expertise en "enfumage" de la population. Vingt-neuf ans de pillage + 10 (de 1986 à 1991, de 1991 à 1994) , années réjouissantes pendant lesquelles ils ont pu qui,  acquérir maisons à Port-au-Prince ( Mme Adolphe Racine) en Espagne, châteaux et propriétés en France et au Panama ( le couple DUVALIER/BENNETT), comptes en banque en Suisse, dans les paradis fiscaux et autres gâteries.  Se sucrer sur le dos de la bête, - l'État haïtien-  rien de plus jouissif. Dans ces cercles-là, chacun de ces mafieux raconte et rit du succès de ses escroqueries.

Il faut dire que ce Georges RACINE,  époux de la fille de la patronne de la prison de sinistre mémoire Fort-Dimanche, une sorte de goulag à l'haïtienne, se retrouve "nan tout mès".

Sous l'administration MARTELLY/LAMOTHE, il avait lancé un projet de secourisme. Il s'agissait de créer des équipes pour porter secours aux accidentés de la route. Connaissant les racines - sans jeu de mots - du bonhomme, j'avais subodoré une escroquerie  afin d'obtenir un contrat du genre de celui de THÉANO.

 

Un  autre membre actif de l'association des malfaiteurs en bande organisée woz/raèt, avait passé avec l'État pour l'achat de ces affreux bracelets roses en plastique  que certains Haïtiens se sont précipités pour porter à leurs bras, dans une imitation servile de leurs exploiteurs.

Au cas où ça vous intéresserait de comprendre comment  la population haïtienne est dominée par cette culture sadomasochiste, relisez les contes de Bouki et Malice 

Et puis, lisez l'excellent travail réalisé par le docteur en philosophie, M. DORISMOND

Extraits :

 

"Les frères Marcelin ont rapporté un conte de Bouki et de Malice qui permet de mieux saisir de quoi il est question dans la zoopolitique haïtienne. Les frères Marcelin racontent que Bouqui confie à Malice qu'il a une fiancée. Malice est du même coup intéressé àfaire la connaisance de la fiancée de Bouqui. Il a suivi ce dernier lors d'une visite à la fiancée. Malice a attendu le départ de Bouqui pour se rapprocher de la fiancée afin de lui demander le sens (la raison d'être) de sa relation avec Bouqui, décrit par Malice comme son "cheval". Malice, afin de montrer à la fiancée de Bouqui la véracité de sa parole, invente l'organisation d'une fête, celle de son mariage, où il y aura une véritable bombance. Malheureusement, dit-il, il ne pourra pas inviter Bouqui vu que sa fiancée, qu'il ne connaît pas, ne pourra prendre part à la fête. Sans résistance aucune Bouqui accepte d'emmener Malice chez sa fiancée pour faire sa connaissance. Le lendemain, Malice feint d'être malade. Bouqui, désireux d'aller à la fête, donc obligé d'emmener Malice voir sa fiancée, décide de le transporter à même son dos. Il se met à quatre pattes, et Malice l'enfourche. Quelques pas plus loin, Malice se "laisse tomber ". Bouqui comprend qu'il aurait fallu porter une selle. Ils avancent, lorsqu'encore une fois Malice se laisse tomber. Ce que Bouqui a compris comme conséquence de l'absence de "bride". Bouki se laisse "seller" et "brider". "Malice, racontent les frères Marcellin, continue le même jeu, tant et si bien, qu'à la fin il se pare des bottes,  des gants,  d'un fouet et des éperons ". Malice bien paré, Bouqui bien monturé, "ils se mettent en route pour de bon. Bouqui marche,  il monte,  il galope, il transpire. Enfin, ils arrivent chez la fiancée. Malice pique Bouqui de ses deux éperons, et l'oncle entre dans la cour en piaffant. Malice l'attache à un arbre. Et alors la fiancée voit que Bouqui est réellement le cheval de Malice." ( Canapé-Vert, p. 12)
 
 
            Ce conte à lui seul suffit pour inspirer un long traité du processus de bestialisation dans la société haïtienne, structurée par deux types, deux valences, celle de l'ignorance et de la science, de la promesse comme condition d'abêtissement, mais aussi de la manipulation, de la délation ou de la traîtrise. Nous mobilisons ici ce conte non pour élaborer un traité de philosophie sociale qui aurait proposé des hypothèses intéressantes pour la théorie de l'aliénation ou de la réification, mais avant tout pour dégager le projet abêtissant des élites porteuses d'une fausse science, une "science sans conscience", qui ne fait que ruiner la dimension éthique du vivre. Au regard de ce conte,  nous comprenons que la faute n'est pas à la naïveté des "gens modestes" mais à la propension des élites à choisir la voie de la manipulation, de l'instrumentalisation et de l'"animaliisation". Suivons le mouvement du conte qui donne aussi des clés pour suivre les étapes du processus d'abêtissement de ce que nous nommons la zoopolitique haïtienne."

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