Proverbe africain : "L'enfant qui n'a pas été chaleureusement embrassé par le village, le brulera afin de ressentir la chaleur"
Je ne sais pas si certains Haïtiens sont à même de comprendre le sens profond de ce proverbe. Les enfants recrutés et/ou qui se joignent aux gangs, - je ne parle pas des chefs, quoique qu'ils aient manqué d'amour dans leur enfance ne serait pas étonnant . Je pense à ces enfants de rue plus que souvent maltraités qui manifestement n'ont aucun problème à brûler : maisons, champs, et autres qu'ils considèrent appartenant à un monde qui les méprisent.
Vous-vous souvenez de l'histoire racontée par le rappeur Izolan, comment importuné par un enfant des rues qui tapait à la vitre de sa voiture, il en était sorti et avait giflé l'enfant. J'avais trouvé cet abus d'autant plus ignoble qu'il était l'acte d'un artiste. Vous connaissez la suite de l'histoire cet enfant qui avait rejoint un gang, s'était retrouvé arme à la main en face d'Izolan et se souvenait totalement des "kalót" injustement reçues. Et s'il n'avait tenu qu'à lui, il aurait envoyé Izolan au "pays sans chapeau."
Certains Haïtiens, pour ne pas dire un grand nombre d'Haïtiens ne savent pas - alors même qu'ils devraient le savoir vu l'éducation qu'ils ont reçue et le fonctionnement de la société- que s'il y a quelque chose que les enfants, tous les enfants du monde, ne supportent pas c'est l'injustice. Certains devenus adultes reproduiront ces comportements injustes avec leurs enfants et dans leur entourage, la plupart les banaliseront comme relevant d'une fatalité :les gros poissons mangent les petits, etc. D'autres comme cet Haïtien chauffeur de taxi à Paris, fils de macoute me racontera qu'il a cessé de battre ses enfants, quand soudain il s'est rappelé de ce que son père lui faisait subir. Mais ce cas fait partie des exceptions étant donné que la culture dominante haïtienne favorise les abus physiques, notamment sur les plus faibles, femmes et enfants.
Et puis il y a ce dicton haïtien " Ti moun se ti bèt" qui exprime cette relation violente avec les enfants qu'il faut dresser comme on le fait avec les animaux. Est-ce que être des animaux n'est pas précisément de cette manière que le colonisateur et esclavagiste a voulu que les Haïtiens se considèrent ? Et n'est-ce pas de cette manière que les Haïtiens qui ont intégré ces images négatives véhiculées par les suprémacistes Blancs, se perçoivent et "vendent " sur les réseaux sociaux comme faisant partie de leur identité comme les Fouco/Bertho, Carl TV, Blaise Peterson et autres cons ? Comme ce type qui a massacré, décapité, coupé en morceaux des personnes âgées au prétexte qu'elles seraient des "diables" responsables de la maladie de son enfant.
Et combien sont ces dirigeants, politiciens, journalistes, youtubeurs, intellectuels, cadres, policiers, juges, Etc qui ont été dressés comme des animaux dans leur enfance ? C'est-à-dire qui ont manqué, d'amour, de chaleur, d'affection, de respect et qui se retrouvent avec ce bagage toxique, à prendre des décisions pour le pays, pour l'ensemble de la population.
Si on demandait à un Martelly, à un Lubérice, et même à un Laurent Lamothe par exemple, de raconter "sans filtres" embellissants et sans dénis, leurs rapports avec leurs parents, vous pourrez comprendre comment la société haïtienne fabrique des "misfits", des désaxés dans tous les milieux : bourgeoise, classes moyennes, prolétariat. Et les dommages que peuvent provoquer dans la société ces individus à la recherche de l'attention et de l'amour dont ils ont été privés dans leur enfance. Et qu'ils obtiennent finalement en imposant la terreur et l'agenouillement.
Voyez comment ces Barbecue, Izo, Vitelòm, Guy Phillipe, Muscadin Etc, sont devenus des personnages venus de nulle part, qui se retrouvent admirés et aimés par certains, et en tous les cas constamment sous les feux des projecteurs. Barbecue et autres pourraient comme Duvalier F. se faire écrire un catéchisme, à base de "Je crois en toi Barbecue" car à partir du peu d'informations que l'on a sur ce dictateur/assassin dont le père serait un immigré des Antilles françaises, on sait qu'il n'a pas eu de mère et on ne sait pas par qui il a été élevé.
Comprendre le fonctionnement de personnes à partir de leur enfance, c'est ce qu'explique Mary Trump, nièce de l'Alien en chef, par rapport à l'adulte égotiste, dépourvu d'empathie, fraudeur et cruel qu'il est devenu en exposant son milieu familial.Mais comme vous, mes lecteurs, ne l'ignorez pas, les Haïtiens ne s'intéressent pas aux racines du mal - c'est ainsi que je suis disent-ils- et sont fâchés avec l'inconscient. D'où le "spiralisme", le fonctionnement en victime amené à chérir ses bourreaux. Frankétienne se disant un rescapé de la dictature et par la suite embrassant leurs descendants tèt kale. Evans Paul avec Avril et Duvalier J-CL.
Puis, il y a cet autre commentaire que j'ai estimé intéressant par rapport à Haïti :
@valeriecraig you cannot give him enough. Besides, you don't stop a criminal by capitulating.
Trad.
Il n'en a jamais assez. Par ailleurs, on ne peut arrêter un criminel en capitulant.
Ce qui nous renvoie à l'évolution des gangs en Haïti et à la capitulation sous Jovenel avec ce bizarroïde personnage, Léon Charles, le chef de la police qui avait négocié avec les bandits ayant massacré des membres de son institution, la récupération d'un char. Et non pas de mener une opération pour pourchasser les criminels, récupérer les cadavres des policiers afin de permettre aux familles de faire leur deuil. Cette capitulation non seulement n'a pas stoppé les criminels, au contraire, leur a ouvert la route pour continuer et augmenter leurs actions criminelles.
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