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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


L´auteur Illy Nes, de nationalité espagnole, violemment brutalisée par la police de Paris.

Publié par Elsie HAAS sur 11 Septembre 2007, 23:34pm

Catégories : #Archives 2


Proposé par l'auteur


 
L´auteur Illy Nes, de nationalité espagnole, violemment brutalisée par la police de Paris.

L´auteur Illy Nes, de nationalité espagnole, violemment brutalisée par la police de Paris.

 

Je tiens à relater par la présente, les actes de violence, brutaux et incompréhensibles, commis à Paris, par des agents de police à mon encontre. Je suis Pilar Sanchez Morales, publiquement connue en Espagne sous mon pseudonyme d´auteur : Illy Nes.

 

 

Samedi 25 août 2007, j´étais sortie dîner avec des amis. Vers 3 heures du matin, nous avons quitté le restaurant. Connaissant trop peu Paris, j´ai laissé le volant à mon amie française qui réside près de chez moi, et qui me proposait de me montrer le chemin le plus court pour rentrer.

Je souhaite signaler qu`à cette heure de la nuit, il y avait peu de trafic et que sur le chemin, nous avons croisé 3 patrouilles de police sans incident particulier.

 

 

Alors que nous venions d´entrer dans la rue des Pyrénées (Paris XXe arrondissement), en démarrant d´un feu vert, nous avons aperçu un véhicule, à environ 300 mètres venant en sens inverse, qui circulait lentement. Soudainement ce véhicule a accéléré en notre direction et s´est brutalement immobilisé devant notre véhicule en nous coupant le passage. Un agent nous a ordonné de manière très virulente de nous arrêter sur la voie de bus. Ce que mon amie a fait. Mon amie très surprise m´a dit qu´ils nous arrêtaient peut être en raison de la plaque d´immatriculation espagnole.

Un agent d´environ 50 ans aux cheveux gris est sorti du véhicule, et a commencé à nous accuser sur un ton très menaçant et une agressivité manifeste dans les gestes, d´avoir circulé sur la voie de bus. Mon amie lui a répondu poliment qu´elle ne roulait pas sur la voie de bus. L´agent a demandé les papiers toujours sur ce ton très agressif. Mon amie a défait sa ceinture sur sa demande et lui a dit qu´il n´était pas nécessaire d´être aussi agressif. Alors qu´elle se tournait vers moi pour me demander les papiers du véhicule, l´agent a ouvert la portière et a violemment sorti mon amie du véhicule, en la neutralisant par le bras droit, et en l´extirpant de dos du véhicule. Il l´a ensuite plaquée contre la portière arrière de la voiture violemment.

 

 

Apeurée je suis sortie du véhicule et j´ai demandé à l´agent en espagnol de ne pas être si violent. Celui ci m´a décoché un violent coup de poing dans le bras en guise de réponse. Mon amie, perplexe et en larmes, m´a dit qu´elle ne comprenait pas ce qui se passait et a demandé de nouveau à l´agent pourquoi il nous traitait ainsi. Sans lui répondre, celui-ci l´a violemment menottée et l´a maintenue par la nuque en lui écrasant le profil droit contre la voiture.

Puis après plusieurs secondes ils l´ont emmenée à la voiture de police, alors qu´elle continuait à leur demander des explications en pleurant. Pendant ce temps, un policier aux cheveux bruns, plus jeune, me tenait avec force par le bras. Ce policier m´a ensuite confiée à un autre policier, blond, avec une moustache, qui paraissait moins agressif et qui m´a tenue par le poignet, sans violence, bien qu´ignorant mes demandes d´explication.

 

 

L´agent plus âgé est revenu avec un éthylomètre et a contrôlé mon alcoolémie toujours en hurlant. Alors que le résultat était positif, j´ai tenté de lui expliquer que je ne conduisais pas, mais il m´a ignorée et est reparti vers la voiture de police. Pendant ce temps, j´entendais mon amie qui criait qu´on lui frappait la tête, et comme l´agent plus jeune ne me retenait pas, je me suis approchée du véhicule pour identifier les agresseurs.

L´agent plus âgé m´a empoignée par le cou et m´a traînée brutalement jusqu´à ma Fiat Panda. Alors qu´il m´appuyait la nuque contre le toit de la voiture, qu´il me serrait la gorge et qu´il me cognait le bras contre la voiture j´ai senti un horrible déchirement au niveau des cervicales et dans le dos.

Après quelques minutes, je l´ai supplié de me laisser parler à mon amie : Il m´a répondu : « tu ne parles avec personne » sur un ton très agressif.

Puis il est retourné vers la voiture de police, de laquelle j´entendais toujours les cris de mon amie.

En pleurant j´ai demandé de l´aide au policier plus jeune mais celui-ci évitait mon regard.

J´ai essayé de passer un appel téléphonique mais le policier m´a retiré le téléphone et le policier plus âgé m´a menottée.

Ils m´ont ensuite assise sur le trottoir, surveillée par l´agent le moins agressif jusqu´à ce que vienne une voiture pour me conduire au commissariat.

Ils m´ont répété que personne ne parlait espagnol et m´ont fait signe avec des gestes de me taire.

 

 

Mon amie est arrivée au commissariat en état de choc, le t shirt dégrafé, la poitrine semi découverte, à cloche pied, avec une plaie ouverte près de la bouche, des marques de coup sur les épaules, dans le dos. Quand enfin elle a pu s´asseoir près de moi sur le banc, sous les cris et les attaques des policiers – au point de s´écrouler au sol par deux fois – elle a posé sa tête sur mon genou en me demandant de regarder ou était la blessure derrière la tête et évaluer la gravité de la blessure.

Les agents nous regardaient et mon amie traduisait ce qu´il disait : « c´est elle qui lèche la chatte de l´autre, lesbiennes de merde » (sic)

A partir de ce moment là, entre eux, ils nous appelaient « la vieille pute lesbienne » et « l´Espagnole de merde »

 

 

Au bout d´un moment, comme mon amie était blessée et ne pouvait plus marcher, un des agents a dit : « emmenez la vieille, la pute à l´hôpital »

Ils l´emmenèrent en la traînant par le col, apeurée et furieuse, demandant la présence de son avocat devant les abus de droit commis en série par ces policiers.

 

 

 

 

Je suis restée seule au commissariat menottée à un banc. J´ai demandé à plusieurs reprises en espagnol et en français, la possibilité de faire un appel téléphonique. J´ai demandé à parler avec le Consulat d´Espagne, avec le Ministre de l´Industrie d´Espagne qui est un ami personnel, avec Cristina del Valle, Pilar Rahola, mais toutes ces demandes m´ont été refusées au prétexte qu´ils ne comprenaient ni mon français, ni mon espagnol.

Ils m´ont également refusé l´accès aux sanitaires, ils ont refusé de me donner ma veste alors que je mourrais de froid et ont refusé de changer la menotte de main.

L´agent ne cessait de sourire de manière sadique en me refusant toutes mes demandes. A un moment de la nuit, dans un mélange d´espagnol et d´italien, il m´a dit en se tenant les testicules : « en France on a plus de couilles qu´en Espagne » (sic)

 

 

Au petit matin, il y eut la relève de personnel, et ils m´ont emmenée à l´hôpital. A l´hôpital ils ont pris ma tension et ma température, mais n´ont pas regardé les plaies. Puis ils m´ont ramenée au commissariat pour prendre ma déposition. J´ai demandé la présence de mon avocat, arguant du fait que je ne parlais pas français. Demande refusée.

J´ai donné ma version des faits, qui était traduite par un agent de police, du moins c´est ce qu´ils m´ont assuré. Ils m´ont montré la déclaration, en français. J´ai dit que je ne pouvais pas signer un document que je ne comprenais pas mais l´interprète m´a assuré que mes paroles avaient été traduites fidèlement. J´ai signé n´ayant aucune autre option. Aucune copie ne m´a été remise. J´ai seulement reçu une contravention qui indiquait : « piéton en état d´ébriété »

 

 

    


Texte en espagnol

Brutal agresión de la policía parisina a la escritora española Illy Nes

Voy a relatar, para que quede constancia, los hechos incomprensibles y brutales que fuimos objeto una amiga y yo misma, Pilar Sánchez Morales, más conocida por mi seudónimo de escritora: Illy Nes. Aunque mi nacionalidad es española, en la actualidad resido en Paris.

El pasado sábado (25/08/07) nos reunimos varios amigos para cenar, sobre las 3 de la madrugada abandonamos el restaurante, y como no conocía bien el camino de regreso a casa y me sentía un tanto indispuesta, mi amiga, aprovechando que ambas vivimos a escasa distancia, se ofreció a conducir mi coche y a enseñarme el camino más corto. Quiero destacar que debido a lo intempestivo del horario y a la poca vida nocturna de la ciudad, había pocos vehículos circulando en aquellos momentos y también que antes del incidente, nos cruzamos con dos patrullas de la policía y no hubo ningún problema.

Al girar a la derecha, por la calle Pyrénées, a unos 300 metros circulaba lentamente un coche patrulla. Al incorporarnos a la vía, el vehículo policial aceleró y nos cortó el paso, ordenándonos que nos detuviéramos, de inmediato, en el carril bus. Así lo hicimos, mi compañera, visiblemente sorprendida, aventuró que quizás nos detenían porque mi matrícula era española. Un policía, de unos 50 años y pelo canoso, se nos acercó y con tono amenazante, y cierta agresividad en sus movimientos, nos acusó de haber invadido el carril bus. Mi amiga, sin alzar la voz y educadamente, le respondió que no había circulado por el carril bus, que sólo lo había hecho cuando así se lo había ordenado. El agente volvió a dar voces y le pidió la documentación del coche, ella le indicó que no era necesaria tanta agresividad, se desabrochó el cinturón de seguridad y se giró hacia mí para pedirme la documentación, momento que el policía aprovechó para abrir la puerta y sacar, violentamente, a mi amiga e inmovilizarla en la puerta trasera del coche.

Descendí, muy asustada, y le pedí por favor que no utilizara tanta violencia, el agente por toda respuesta me propinó un puñetazo en el brazo. Mi amiga, perpleja y llorando, me dijo que no entendía lo que ocurría y le pidió de nuevo, en francés, que le dijera por qué se nos trataba así. Sin dar ningún tipo de explicación, la esposó con violencia y se la llevó hacia el coche policial, mientras otro policía moreno me sostenía, con fuerza, por un brazo. Mi compañera no opuso resistencia, siguió pidiendo explicaciones mientras lloraba desconcertada. El policía que me tenía sujeta pasó mi custodia a un tercer agente, rubio y con perilla, que parecía menos agresivo y que me sujetó, por la muñeca, sin fuerza, aunque tampoco respondió al por qué de ese trato.

El agente mayor regresó con un alcoholímetro y me hizo soplar, a fuerza de gritos. Al dar positivo, intenté explicarle que yo no conducía, pero no me respondió y regresó al coche patrulla. Mi amiga empezó a gritar que la estaban golpeando en la cabeza, y como el agente menos agresivo no me tenía sujeta, y se encontraba a unos dos metros de mí, avancé hacia el coche policial instigada por los gritos de desesperación. El policía mayor me sujetó por el cuello y me arrastró, con brutalidad, hasta mi Fiat Panda. Mi nuca quedó apoyada en el techo, sufrí un intenso dolor en las cervicales y en todo mi cuerpo, mientras él apretaba mi garganta y golpeaba mi brazo contra el coche. Le supliqué, en francés, que me dejara hablar con ella, pero me respondió que yo no hablaría con nadie. Me soltó y regresó al coche patrulla, mientras mi compañera seguía gritando que la estaban golpeando. Llorando pedí ayuda al policía menos violento, pero él evitó mirarme. Intenté llamar con mi teléfono pero me quitó el móvil, y de nuevo vino el policía mayor y me esposó. Me hicieron sentar en la acera, custodiada por el agente menos agresivo, hasta que apareció una nueva patrulla que me condujo hasta la comisaría. Aseguraron que nadie entendía el español y me indicaron, con gestos, que me callara.

Mi amiga llegó a comisaría en estado de shock, con la blusa desabrochada y casi enseñando los pechos, con un golpe en la boca, varios en los hombros, la espalda y sin poder caminar. Cuando por fin se sentó a mi lado en el banco, después de nuevos gritos y empujones que la hicieron caer al suelo, colocó su cabeza sobre mis piernas para que pudiera ver por donde sangraba y cual era la gravedad de la herida. Los agentes nos miraban y mi amiga que tradujo lo que estaban diciendo: “ella es la que lame el coño a la otra, lesbianas de mierda”. A partir de ese momento, entre ellos, nos llamaban la vieja puta lesbiana y la española de mierda. Como mi compañera a duras penas podía incorporarse y caminar, un agente dijo: “lleven a la vieja puta al hospital”. Se la llevaron casi a arrastras, aterrada y furiosa, mientras gritaba que estaban faltando a sus derechos y solicitaba la presencia de nuestro abogado.

Me quedé sola en comisaría, esposada a un banco. Solicité numerosas veces, tanto en español como en francés, que me dejaran hacer una llamada. Pedí hablar con el consulado, el ministro de industria, Cristina del Valle, Pilar Rahola… pero me lo denegaron arguyendo que no entendían el español ni el francés que yo hablaba. Tampoco me dejaron ir al baño para hacer mis necesidades, ni ponerme la chaqueta cuando empecé a tiritar de frío, ni cambiarme la esposa de mano porque me producía un intenso dolor. El agente, sin dejar de sonreír, siempre contestaba no, y en un momento de la noche, con una mezcla de español e italiano, me espetó de manera perfectamente comprensible: “en Francia tenemos más cojones que en España”.

Cuando amaneció, hubo cambio de personal, me registraron y me esposaron para llevarme al hospital. Allí me tomaron la tensión y el pulso, pero no revisaron los golpes. De nuevo me llevaron a comisaría para tomarme declaración. Solicité la presencia de mi abogado, alegando que no hablaba su idioma, pero me la denegaron. Di mi versión de los hechos, mientras un agente traducía mis palabras, o al menos eso aseguraron. Me mostraron la declaración, en francés, objeté que no podía firmar algo que no entendía, pero el intérprete me aseguró que habían escrito, exactamente, mis palabras. Firmé, no tenía otra opción. No recibí ninguna copia, sólo me entregaron una multa, sin el importe de la sanción, donde se indicaba “peatón ebrio en acera”.

Al recoger mis objetos personales faltaba mi teléfono móvil y lo reclamé. Me pidieron que lo describiera, lo hice y la agente me mostró dos teléfonos, el de mi compañera y el mío, cuando se lo señalé me indicó que no podía dármelo porque se lo habían requisado a la otra señorita. Aquello no era cierto, les propuse facilitarles la factura, el número de password… para que pudieran comprobar que en realidad era mío. Les expliqué que lo necesitaba para contactar con personas de mi país y pedir ayuda, que no podía comunicarme con nadie porque todos mis datos se encontraban en ese teléfono, pero fue inútil.

Quiero destacar que el propio traductor, de mi declaración policial, me indicó dónde debía dirigirme para denunciar a los agentes por el mal trato que había recibido y el exceso de autoridad. Horas más tarde soltaron a mi amiga, sin poder apenas caminar y llena de magulladuras.

Espero que se realicen las diligencias pertinentes para que mi denuncia siga los cauces legales correspondientes, y se castigue a los autores de semejante atropello, tan brutal como injustificado y por supuesto, incalificable en un estado de derecho.


Samedi 08 Septembre 2007
illy NES [illy_nes@hotmail.com]

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