La critique de M Bourjolly, "Cinquante ans après: François Duvalier revu et corrigé par ses apologistes" a été publiée en 4 parties à :
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Pour en savoir plus sur Jean-Marie Bourjolly, l'homme "frustré" qui "pleure sur ses dadas" ainsi qualifié par M. Anthony George-Pierre
http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/bourjolly.html
Et voici la prose toute en "nuances" de M Anthony George-Pierre :
« Duvalier, 50 ans après », Titan ou tyran?
Il était indubitable que l'ouvrage, dédaignant les complaisances d'une histoire écartelée entre la surenchère et le cynisme, allait créer des remous dans les esprits. Il fallait sortir des sentiers battus, bannissant l'anathème qui l'emporte sur le jugement, pour ouvrir de nouvelles perspectives susceptibles de battre en brèche les valeurs tarées dont se glorifiait un segment marginalisé de la classe intellectuelle haïtienne.
Procureurs et policiers agissent de concert pour imposer des jugements rétroactifs qui reconnaissent les intervenants comme des coupables avant d'avoir été reconnus innocents. C'est « la querelle d'un fou avec un fantôme » que Heine a si bien défini. Ce trouble exprime le désarroi et la frustration d'un critique prompt à dégager une pensée dogmatique, exaltée par une agressivité mise au service de la négativité. Oscillant entre la démagogie et la paranoïa, le pamphlétaire a répondu dans la hâte et d'une façon mécanique, pour perpétuer l'ennui d'une mentalité qui nous impose aujourd'hui de traîner à la queue des nations civilisées.
Ne sommes-nous pas toujours prêts à lever le talon contre l'autre, un frère, pour assouvir des besoins égoïstes et mesquins. N'y a-t-il pas une autre voie plus lumineuse qui nous indiquerait le chemin de la fraternité, de la convivialité et de la coexistence pacifique ? Il faut que des esprits avertis et généreux s'efforcent d'empêcher que la prolifération des ronces n'étouffe point l'arbre productif.
Assurément, vous avez lu mon livre « François Duvalier, Titan ou Tyran ? ». Mais vous l'avez lu avec une mauvaise foi déconcertante. C'est pourquoi vous êtes allé à tâtons à travers les quelques pages qui vous ont servi de cible pour votre analyse approximative, ignorant les larges frondaisons qui jalonnent cet ouvrage de près de 900 pages. Un tel ouvrage ne se lit pas en vrac, surtout lorsqu'on se propose d'en faire une analyse critique pour des lecteurs intelligents et avides d'explications honnêtes. Vous vous êtes fourvoyé dans les marais de la désinformation à la recherche d'une gloire illusoire. De toute façon, cela a été pour vous un brillant exercice de défoulement.
L'irruption de « François Duvalier, Titan ou Tyran » dans l'arène littéraire a frappé d'insuffisances les analyses à l'emporte-pièce et les critiques désuètes qui dénaturaient l'objectivité historique. En présentant François Duvalier sous son vrai jour, non pas tel que ses admirateurs et ses contempteurs eûssent voulu qu'il fût, j'ai implicitement accepté le concept de la rigueur historique comme un principe cardinal des sciences humaines. Ainsi l'horizon de la pensée historique s'élargit à une conception de l'homme, cet homme sollicité par « le besoin d'aventure et le besoin de sécurité, l'angoisse et la jouissance, l'amour et la possession », comme dirait Edgard Morin.
J'ai écrit un livre d'histoire, non pas un ouvrage de propagande. Le livre se propose « d'obliger le lecteur à découvrir, par-delà l'esprit partisan, les voies de la discussion objective et les moyens de penser par lui-même ». L'histoire, la vraie, ne pouvait plus continuer à vivoter dans l'illusion, victime des sarcasmes d'intrigants créateurs de tabous et de préjugés. Les manipulations que subit mon ouvrage sous l'effet d'une critique extravagante n'ont pas affecté la pensée d'un public capable de distinguer la réalité de la fantasmagorie. Bien imbu des tournures de l'intrigue, ce public peut aisément faire son choix, exprimer son autonomie par rapport aux velléités ennuyeuses de soumettre la liberté intellectuelle aux diktats de ceux que Alain appelait les « touristes d'idées », c'est-à-dire ceux-là qui, avec une fausse autorité, jouent sur le clavier des passions humaines, débouchant sur l'irrationnel ; les partisans des systèmes clos et mystificateurs.
L'ouvrage a mis en question le désir convulsif d'ériger en effigie une intransigeance qui confine à l'obsession. Comme si parler du gouvernement de Duvalier en des termes honnêtes est un tabou qu'il ne faut pas violer, un crime de lèse-dignité. Quelle ineptie !
Privilégier l'ignorance au préjudice de la vérité constitue bien ce crime de lèse-dignité qui contredit la vision optimiste, en vertu de laquelle l'écrivain s'arroge le droit de parler au nom des valeurs universelles de tolérance, d'honnêteté et de générosité. En projetant un éclairage nouveau sur les réalisations et les horreurs du régime duvaliériste, l'ouvrage révèle la gratuité des affirmations intempestives qui justifient les calculs d'intérêt et les aberrations propres à ces individus solitaires, condamnés à exprimer dans l'outrance « une parole du ressentiment travestie en exercice de style et en destruction jubilatoire de la pensée de l'Autre ».
En dehors de toute allégeance idéologique ou de toute appartenance politique, le courage de dire et de respecter la vérité est un éminent trait de caractère. L'usage du mensonge, de la médisance, de la veulerie et de la démagogie est le propre des esprits mesquins, petits et nauséeux. Ils n'acceptent pas la contradiction qui est au coeur de l'acte de penser. Ils privilégient le monologue accordé à une conception dictatoriale de la vie et des relations humaines, celle qui enlève à l'individu le droit de s'humaniser et à la réflexion, toute opportunité d'évoluer à travers les contradictions inéluctables.
Donc, le dogmatisme intransigeant est votre horizon intellectuel, à partir duquel vous cherchez à polariser un débat que la réalité vécue des deux dernières décennies a tranché. La société haïtienne serait donc réduite à néant si elle devait se définir par l'orientation d'une pensée qui accorde la suprématie à l'intolérance et à l'invective sur la convivialité et la raison. Vous me déniez jusqu'au droit de choisir mes amis. Au moins, à l'intérieur du goulag, la solidarité et le respect d'autrui fleurissaient encore. Qu'en dirait Soljenitsyne ? Vous êtes aussi intolérant et liberticide que ce Duvalier que vous exécrez. La tolérance demeurera toujours un instrument efficace de transformation sociale. Le but de l'intolérance n'est-elle pas l'intolérance elle-même. Inexorablement, elle engendre la tyrannie, la misère, la discorde et l'opprobre.
C'est un signe d'obscurantisme que d'affirmer que le mal de la République d'Haïti remonte à François Duvalier. Dans quel livre d'histoire lisez-vous ? L'analyse profonde du processus historique permet de saisir l'influence des phénomènes politiques, économiques, sociaux et culturels dans l'orientation de la vie nationale. Dans mon ouvrage, j'ai souligné à l'encre forte et pour l'édification de mes lecteurs le caractère exécrable de la dictature de Duvalier. Mais que faites-vous des 150 premières années de notre existence nationale, durant lesquelles une caste aveuglée par sa propre incohérence et par sa propre stupidité a traîné le peuple haïtien dans la boue des compromissions faciles, de la corruption, de l'ignorance et de la misère, faisant de la guerre fratricide le levain du chaos qui déboucha sur la gifle de 1915?
Ensuite, nous eûmes 1994 et 2004 ; trois occupations étrangères en l'espace de 89 ans, deux durant le temps record de dix ans. L'apport d'une caste dénaturée dans le malheur du pays est considérable et odieux.
Ce peuple, le peuple haïtien, n'a-t-il pas déjà trop souffert, en l'espace de deux siècles, des manipulations et des malversations de toutes sortes pour qu'aujourd'hui encore, vous vouliez le condamner à ramasser les miettes qui tombent de la table du festin et à accepter les explications péremptoires d'une histoire pétrie dans la subjectivité, la partisannerie et le sensationnalisme? Son effet de choc sur la sensibilité des Haïtiens est un phénomène marquant de notre temps.
Pour vous, il n'existe qu'une seule version de l'histoire, celle qui vous convient, qui répond à vos convictions personnelles, celle qui convient à votre goût, à votre tribu, à votre ligue et à votre chapelle. Les autres n'ont qu'à accepter vos postulats ou à devenir persona non grata, ou encore le baudet de la fable. Quelle stupide arrogance !
Politicien à courte vue, voué à la poursuite intéressée de l'utopie et de la mystification, l'Histoire se chargera de vous démystifier. Avez-vous retrouvé à travers les générations successives votre empreinte sur les maux séculaires qui ont torturé, vilipendé et détruit le pays haïtien ? Quand donc arrivera pour vous l'heure de l'autocritique ? «François Duvalier, Titan ou Tyran ?» ne saurait manquer de servir de pierre de touche à une pensée léthargique qui, sous le prisme de notions philosophiques, abordent des questions politiques, en refusant à l'autre tout droit d'exercer sa liberté.
Dialecticien étourdi, vous utilisez une méthodologie en porte-à-faux. Elle suinte l'hypocrisie. Pour ma part, j'entends jouir de mon essence d'être libre, libre de choisir, d'exercer les prérogatives inhérentes à ma qualité d'écrivain soucieux d'éclairer le lecteur à la lumière des principes de l'histoire.
Que vous l'aimiez ou le détestiez, François Duvalier demeure le politicien combattu par ceux qui l'imitent et imité par ceux qui le combattent. D'où la vision crépusculaire qui traverse l'horizon de certains chroniqueurs et pamphlétaires dévorés par la passion de la politique politicienne. Là gît le malaise qui a si profondément affecté votre critique de l'ouvrage. C'est la fragilité de toute analyse superficielle qui ne tienne pas compte de la rigueur historique et du poids réel des événements dans l'évolution du drame haïtien.
Je n'ai pas écrit « François Duvalier, Titan ou Tyran ? » pour faire l'apologie d'un homme qui a dominé, d'une manière ou d'une autre, un pan de l'histoire haïtienne. Le milieu national était saturé d'analyses frivoles, intéressées, arbitraires et subjectives concernant la prestation du dictateur. Il fallait faire trêve de la négativité absolue qui insultait à l'intelligence des générations, pour offrir au public une oeuvre qui, sous un nouvel éclairage, se rapprocherait de la réalité, en faisant fi de la subjectivité de l'écrivain et des explications de chapelle.
Il fallait, pour répéter René Lalou, « jalonner les routes de la pensée dans une forêt qui ne cesse de croître ». Cette nouvelle approche devait immanquablement offenser les sensibilités, froisser les susceptibilités, car elle refusait tout droit de cité à la critique d'humeur. Toutes les ressources et toutes les tendances doivent être exploitées pour permettre au lecteur de se faire un jugement précis de l'oeuvre, grâce à une réflexion approfondie, plutôt que d'accepter des explications a priori imposées par une critique légère à prétention doctrinale.
En provoquant un vrai débat d'idées, l'ouvrage se donne pour objectif de porter le lecteur à penser par lui-même, sans être manipulé par des censeurs improvisés, avides de scandale et d'irresponsabilités. Il faut que la lumière, toute la lumière soit faite sur l'oeuvre du Dr Duvalier. Pour ce faire, il faut que toutes les tendances et les opinions soient exprimées librement. Il faut aussi que soient bannies les élucubrations de clocher. L'exclusivisme et l'hostilité peuvent convenir à une stratégie opportune, mais ils ne participent pas d'une démarche intellectuelle sensible au progrès et à la connaissance.
« François Duvalier, Titan ou Tyran ? » est fait pour déranger les esprits ténébreux et superficiels, ceux-là qui font de la démagogie une règle de vie, les amants de l'utopie et des préjugés. Le livre est fait pour déranger ceux-là qui, à travers les mécanismes de la création littéraire, recherchent les nuances d'une certaine sensibilité idéologique incompatible avec le principe d'une véritable appréciation critique.
En prise sur l'Histoire et le temps, le livre ouvre un débat sur les facettes lumineuses et sur les zones d'ombre de la vie de François Duvalier. Si « François Duvalier, Titan ou Tyran ? » vous dérange, il a donc atteint son but. Car, il ne saurait plaire aux amants d'une histoire galvaudée, tronquée et truquée, écrite pour la satisfaction d'une classe ou d'un groupe, alors qu'il n'est laissé aux générations montantes assoiffées d'idées fortes et de vérités indestructibles que les bribes falsifiées d'un discours monotone tissé de calomnies.
Cette histoire a vécu. Elle a contribué à déformer les esprits et à maintenir la société haïtienne dans l'ignorance, la misère et la stagnation. Cessez donc de vous regarder dans le miroir pour jeter un coup d'oeil sur le malheur du pays, pour comprendre tout le mal fait à ce peuple par des élites démissionnaires, rapaces, intolérantes, égoïstes et obscurantistes. Demander à un peuple analphabète et pauvre de prendre conscience de sa situation désespérée, sans lui offrir les moyens d'en sortir, c'est de la mégalomanie. Qu'un segment attardé de notre élite intellectuelle pris dans le jeu des idéologies et dépourvu de clairvoyance se confine aux occasions de facilité qui sous-estiment l'essentiel et le profond, c'est de l'inconscience puérile.
Dans votre empressement de détruire l'oeuvre et son auteur, vous avez offert au public, dans les colonnes du journal « Le Matin », un kaléidoscope d'évaluations critiques qui reposent sur des réactions subjectives et arbitraires, toutes incapables de cerner le vaste éventail de faits, d'événements, de situations et d'analyses formulés avec cohérence et clarté pour dégager avec lucidité l'esprit du texte. Ainsi vous avez violé la règle de l'honnêteté intellectuelle qui vous oblige à identifier pour comprendre avant d'expliquer.
Vous pouvez tromper certaines gens continuellement, mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde indéfiniment. Donc, débarrassez-vous de vos phobies, de vos illusions et de vos superstitions, pour comprendre que la liberté d'expression est intimement liée à la liberté humaine, au droit de l'individu de décider pour lui-même dans la plénitude de ses aptitudes. Dès lors, la méthode de coercition que vous insinuez dans votre pamphlet ne convient pas à une société civilisée. Nous en connaissons déjà les conséquences.
Vous avez produit des ténèbres plutôt que de la lumière, cette lumière si vivement recherchée par le lecteur désireux d'approfondir sa connaissance de l'histoire nationale. C'est méchant de vouloir le convaincre d'erreurs, pour entériner une fausse dialectique qui ne peut qu'entraîner le pays dans la décadence. Le public tolérant n'a pas été fasciné par la dose d'intolérance qui cherchait à projeter les émotions inspirées d'un esprit revanchard. Il n'est donc pas étonnant que votre pamphlet soit une tentative de mettre à nu les pulsions refoulées qui trop longtemps ont vécu sous le masque de l'individu frustré, jaloux et angoissé. Là, vous avez réussi. Je remarque que vous avez horreur de la vérité, parce vous avez peur d'être affranchi. Indubitablement, la vérité vous affranchira.
C'est même affreux de vouloir, à partir d'une critique frivole et simpliste de quelques pages triées sur le volet, analyser un ouvrage de près de 900 pages. C'est de la folie furieuse. Je conçois que c'est quand même un supplice de vouloir embrasser d'une étreinte trop faible un pareil mastodonte. Je comprends votre embarras que n'a pu lever votre esprit d'aventure. Il vous est donc arrivé de passer à côté du sujet, sans pouvoir cerner l'essence du texte. Dans ce cas, vous vous êtes trouvé dans l'impossibilité de dire de quel mal vous souffrez. Mais il est évident que vous souffrez péniblement, sans pouvoir élucider le problème crucial qui recoupe vos préoccupations politico-sociales dissimulées avec précaution sous le couvert d'une radicalité politique qui a perdu ses lettres de noblesse. « Il n'y a pas de modèle pour qui cherche ce qu'il n'a jamais vu », a si bien expliqué Paul Eluard.
Donc, ne pleurez pas sur moi, pleurez plutôt sur vous-même et sur vos dadas. Car, vous êtes le principal responsable de vos problèmes. Ne blâmez pas les autres. Evitez de tomber dans la couardise. En même temps, apprenez à transcender la critique à l'haïtienne qui devient oiseuse, lorsqu'elle s'empêtre dans les attaques personnelles, dans le but d'entretenir une querelle futile et de créer de la confusion. Dans le domaine de la critique littéraire, l'assaut d'érudition ne suffit pas. La probité intellectuelle est formellement requise. Car, il est nécessaire d'apporter un certain décorum au débat d'idées.
Malheureusement, on ne peut donner que ce que l'on a. On perçoit aisément les déroutes intolérantes d'un instinct grégaire, inconfortable en face des opinions divergentes. Ainsi votre diatribe est une insulte à l'intelligence de mes lecteurs. L'intolérance que vous pratiquez et que vous offrez aux lecteurs comme un remède miracle ne se vend plus bien aujourd'hui.
Que vous fûtes quidam ou énergumène, prince ou charlatan, mécène ou péon, cela ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, c'est la pertinence du mot, la magnificence de l'idée l'usage honnête que vous faites de l'arme de la dialectique. Autrement, nous tombons dans le « ticouloutisme » intellectuel et dans le fétichisme idéologique.
Que vous haïssiez François Duvalier, c'est votre droit le plus entier. C'est un choix éthique. Allez danser la sarabande sur sa tombe, si cela doit vous libérer de l'aveuglement de l'aventurier. Moi, j'ai choisi d'apprécier l'homme à sa juste valeur, sans verser dans le parti pris mesquin. Alors, j'ai écrit « François Duvalier, Titan ou Tyran ? » pour donner aux générations postérieures l'opportunité de se faire un jugement honnête et serein sur l'homme et sa politique, sur les circonstances qui ont façonné une époque difficile et douloureuse. Si cela vous exaspère, qu'il en soit ainsi.
Les racontars, élucubrations, papotages et tripotages n'intéressent pas vraiment un public assoiffé d'idées fortes, de pensées stimulantes et de réflexions érudites. Les questions formelles doivent solliciter l'esprit, en vue de permettre au lecteur de jouir d'une sensation intérieure susceptible de lui donner l'occasion de déterminer avec précision le rapport entre l'écrivain et son oeuvre.
Dans cette bataille d'idées, je me suis rangé du côté de la vérité et de la raison, persuadé que le tohu-bohu provoqué par la malice et la malfaisance permettra de dénoncer l'horreur du dogmatisme et de mesurer la rigueur des invectives injustifiables. Partisans et détracteurs de François Duvalier sont invités à glaner dans le champ critique, non avec des âmes à fond d'abîme, mais avec l'esprit tolérant, le coeur altier et une volonté transcendantale. Mystificateurs et démagogues n'y sont pas conviés. Ils pourront simplement lancer des injures au passage du cortège et des pierres sur le char.
A ces mots, je me tais, en attendant de poursuivre la fresque commencée avec le débat ouvert sur une période qui concerne tous les Haïtiens. Mes détracteurs, envieux et jaloux, hypocrites et fainéants, peuvent continuer à danser la sarabande autour du trophée.
Anthony Georges-Pierre
Octobre 2007
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