L'impuissance et l'angoisse se lisaient sur le visage ridé d'Alberto Fujimori. Et, assis pour le deuxième jour consécutif [le 11 décembre] sur le banc des accusés, l'ancien président, extradé par le Chili en septembre dernier, semblait non seulement vaincu mais aussi fatigué d'avoir à se remémorer les ordres qu'il donna ce 6 novembre 2000, lorsque ses envoyés perquisitionnèrent le domicile de Trinidad Becerra, l'épouse de son ancien conseiller [et chef des services secrets] Vladimiro Montesinos.
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