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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Privatisation de l'eau (suite) Parole de bloggeurs

Publié par Elsie HAAS sur 4 Février 2009, 10:09am

Catégories : #AYITI ECONOMIE

Le texte ci-après date de 2007.  J'y ai rajouté les liens des des documentaires diffusés sur Arte
qui s'intitulent; : Les dégâts de la privatisation.
Les dégâts de la privatisation une émission de Arte(1 et 2)
Les dégats de la privatisation, une émission d'Arte (3,4)
Les dégats de la privatisation, une émission d'Arte (5)
En fait pour bien faire, il faudrait  créer sur ce blog une rubrique "privatisations" qui permette un acccès
plus  simple à l'info.


Eh oui, je suis têtue,  mais non sans raison, comme vous pourrez le constater.
 Les privatisations en  général et celle de l'eau en particulier  représentent de véritables dangers pour l'économie d'un pays ,
 surtout quand sa population est pauvre .
Le président Préval  a dit  et redit qu'il va privatiser le téléphone


C'est évidemment une très, très mauvaise idée pour ne pas dire une idée  suicidaire.
Compte tenu de l'importance de la diaspora haïtienne et du flux d'échanges,
 la compagnie de téléphone publique devrait  permettre avec  ses bénéfices
à l'Etat d'entreprendre un certain nombre de travaux d'infrasctures
afin de  rendre la vie plus facile à la population
et de résorber le chomâge.
La Teleco pourrait devenir un modèle de gestion publique
si l'Etat s'en donne les moyens au lieu de vouloir l'offrir sur un plateau (comme la Hasco) a des gens
 qui n'ont aucun, mais aucun, souci du service collectif.
 En Haïti, définitivement, le privé ne fait pas mieux  que le public.
De même pour l'eau.
 
L'eau est un bien commun. Il ne faut pas la laisser aux mains de personnes sans scrupules
qui ne pensent qu'à faire des bénéfices
et qui peuvent ouvrir et fermer le robinet comme elles l'entendent.
Non à la privatisation de l'eau, M. Préval.
Tous ensemble il faut y aller, faire passer le mot
pour agir sur la politique gouvernementale, influencer positivement le choix de gestion du pays.
Non aux privatisation des biens de l'Etat et donc du citoyen.
Oui à une gestion efficace, sans corruption de ces institutions.


Deux contributions de bloggeurs de l'article sur la remunicipalisation de l'eau paru sur Rue89. com m'ont paru bien développer cette problématique. N'hésitez pas à consulter le blog de Marc Laimé

Bloggeur 1
Le retour à une gestion publique de l'eau est une idée qui peut sembler totalement surnaturelle par les temps qui courent ! Et pourtant la réalité est implacable : une bonne gestion publique est bien plus efficace que la délégation de ce service public.

Les arguments des majors de l'eau ne constituent qu'une stratégie de perversion des élus - parfois sincères. Faute d'expertise les maires préfèrent passer le bébé à des privés. Il est clairement plus simple pour un élu de renvoyer les responsabilités techniques et économiques d'un accès fiable à l'eau potable sur structure tierce. La conséquence est simple : les consommateurs payent le manque de courage de leurs élus locaux.

En pratique les gros investissements sont toujours assurés par la collectivité et non pas par le fermier. Les citoyens perdent le contrôle direct du prix de leur accès à l’eau potable et à l’assainissement.

Bref, c'est une arnaque grandiose ! Mais certains élus persistent : le même système est en train de se mettre en place pour l'assainissement individuel. Et tous allons devoir contribuer aux bons résultats de ces grands groupes de l’eau !

Ce système fait aussi des ravages dans les pays du Sud mais aussi dans l’outre-mer Français. A La Réunion, les capacités de traitement des eaux usées sont ridicules. Dans certaines stations de l’île, en 2005, 90% de la pollution n'étaient pas épurés. Certaine villes du Sud, près du volcan, n'ont toujours pas d'accès fiable à l'eau potable. A certains endroits, il pleut 12 mètres d’eau à l’année sur ce caillou… l’eau ne manque pas. La concurrence des entreprises de l’eau ne permet pas une gestion cohérente des ressources. Et surtout là où les bénéfices ne sont pas suffisants, ces entreprises se gardent bien d’apporter leur expertise.

Certaines collectivités, éclairées par des gens comme Yvan Stéfanovitch ou Jean-Luc Touly, ont su développer des réseaux d’experts publics capables d’échanger leur expérience, capables aussi de conseiller les élus et les dirigeants des régies publiques dans leurs choix techniques. (Exemple du Conseil Général du Puy de Dôme pour la création des SPANC)

Ces régies publiques qui fonctionnent de manière plutôt exemplaire, prouvent que leur gestion est sans doute la meilleure. Mais pour cela, il faut faire le choix de vivre pleinement ensemble, il faut que nos élus aient le courage d’assumer leurs responsabilités, et surtout que les citoyens assurent le contrôle direct de la qualité de leurs services publics.

Pour avoir rencontré sur ce sujet, Jean-Luc Touly, Yvan Stéfanovitch, et même Danielle Mitterrand alors que j'étais encore journaliste pour le quotidien La Montagne, je ne peux que féliciter Julia Pascual pour son boulot journalistique. C’est courageux d’éclairer les citoyens que nous voulons encore être.

Bloggeur 2
pour approfondir, je vous conseille le blog de Marc Laimé qui est journaliste spécialisé et conseil sur les politiques publiques de l’eau auprès de collectivités locales.:

http://www.eauxglacees.com

Marc
http://argumentons.blogspot.com

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