Parlons de Bolloré. Oui, le milliardaire qui a gracieusement pourvu le président de la République française de ses yachts et ses avions.
Mais quel rapport entre Bolloré et Haïti ? Que venez-vous nous chanter là ?
Tout doux, tout doux. Une première question :
Qui est M. Bolloré ?
Il suffit de cliquer sur ces quelques liens pour avoir un profil du milliardaire.
http://survie.69.free.fr/campagnes/Campagne%20Bollore/bollore.htm
http://www.backchich.info/article1847.html
http://www.monde-diplomatique.fr/2006/02/HOH/13167
http://www.bonaberi.com/article.php?aid=2058
Ach so ! Une fortune faite en partie (grosse partie) dans les ex-colonies françaises de l’Afrique sub-saharienne mais quelques perturbations récentes.
M. Bolloré s’intéresse aux ports, aux transbordements des marchandises et tout ça.
Or cela fait un moment- depuis sous Préval première version, que les big bosses qui contrôlent la vie économique d’Haïti du « shine » (cireur de chaussures), à l’aciérie en passant par les poulets congelés-décongelés, les médicaments vendus à la « graine », les kennedy- pas- de petits- profits,(vêtements d'occasion) les cochons gonflés aux hormones et toute la sarabande que vous connaissez et qui pollue l’ensemble des villes et des campagnes haïtiennes- que ces incontournables sont à la recherche d'investisseurs.
Il n’y a pas si longtemps de cela, en 2007, ils ont élaboré une carte d’Haïti (en couleur s’il vous plaît et papier cartonné et glacé, du travail propre quoi) sur laquelle était consignée un ensemble de ports et d’aéroports, de zones franches, de routes et d’autoroutes pour offrir à des partenaires français. Ce petit groupe sympathique de représentants de la Chambre de commerce haïtienne et du secteur privé était accompagné, notamment, du ministre des Travaux publics haïtien, M. Verella.
Or, il se trouve que M. Bolloré, s’il faut en croire le message d’un internaute (tel quel) :
« Ce qu'il faut dire, pour faciliter la comprehension des choses, c'est que Bollore, qui pour moi est un homme tres respectable, est en difficulte dans un certains nombres de pays africains notamment. Ses societes, maritimes, essentiellement, sont en delicatesse avec les autorites locales, au plus haut niveau 9Cameroun, Togo, etc...). Les voyages de sarkozy aux frais de Bollore sont incontestablement des messages a l'endroit de ces chefs d'Etats africains qui "nuisent" a Bollore... ».
Il semblerait que l’opération Bockel + Marsin en Haïti ait, entre autres, (on ne tue pas un lapin d’un seul coup de fusil) quelque chose à voir avec la nécessité pour Bolloré de « rentrer dans ses frais ».
Cette hypothèse d’un plan Bolloré pour Haïti s’appuie sur quelques faits dont:
1- la visite programmée de M. Sarkozy dans l’ex-colonie française de Saint Domingue-eh oui, eh oui, that’s the way it is- c’est ainsi que la chose est formulée par les média que vous le vouliez ou pas.
2- Sarkozy ne va pas se déplacer pour faire la bise à Préval-oui, oui, je sais Rama Yade avait annonçé la couleur en disant qu’il y avait une certaine ressemblance entre Sarkozy et Préval. (De cette présumée ressemblance nous en reparlerons plus tard ) Mais quand même, je ne crois pas qu'ils soient à ce point potes
3-L’ensemble des déplacements du président français jusqu’à présent a été motivé par des raisons économiques, c'est-à-dire trouver des marchés pour les entreprises françaises. Pour preuve :
"Paris a surtout fait savoir New Delhi que le Président souhaitait signer quelques contrats juteux, ce que les Indiens ont très mal pris sur le thème de "quand vous allez à Washington, Berlin ou Londres, vous n'exigez pas la signature de contrats car vous parlez de grande puissance à grande puissance - et l'Inde est une grande puissance aussi".
5- Précisément c'est bien un Français qui se trouve à la tête du FMI en ce moment.. Il serait bien placé M. Strauss Kahn pour une petite incitation courtoise à l'Etat haïtien à une privatisation ou un partenariat Public/ Privé . Ce qui, en fait est kif, kif bourricot puisqu'à long terme l'entreprise termine dans les mains du privé.Sinon gare à une situation qui de volatile tomberait dans un trou d'air.l
7- Courtcircuiter les pays progressistes de la région, particulièrement le Venezuela (qui a de l'argent 100 dolars le barril de pétrole à l'heure qu'il est), Cuba, le Brésil, l'Argentine, etc., qui pourraient être intéressés à investir en Haïti, notamment à travers la nouvelle Banque du Sud.
8- Relayer le gouvernement étatsunien en cas de victoire des démocrates aux élections présidentielles. Pas que le programme des démocrates soient radicalement différent de celui des républicains par rapport à Haïti. Mais eux, à l'inverse des Français, ne privilégient pas le retour des duvaliéristes et de l'Etat macoute.
9- Créer une tête de pont susceptible de défendre les intérêts économiques français dans la région Caraïbes, en utilisant les DOM (départements d'outre-mer) comme doublures.
En guise de conclusion cette parole de Modibo Keita (vous vous rappelez le président du Mali à l'époque des grandes espérances) que j’ai piquée sur un site, oui, oui je l’avoue sans honte, les idées n’ont ni frontières ni murs.
"Ne nous faisons pas d'illusion ! Nous serons aidés certes, mais disons-nous qu'un pays ne se construit jamais, rien qu'avec l'aide extérieure, et soyons convaincus qu'un tel pays n'est jamais indépendant !"
http://mboangila.afrikblog.com/archives/2008/01/02/7417712.html
Un très bon site d’ailleurs. Ouais, ouais, je sais z-avez pas que ça à faire ! Mais c’est gratis et sans mode d’emploi.
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