Une appréciation qui, ça va sans le dire, vient d’une correspondance étroite avec les points de vue et analyses développés dans ce blog.
En tous cas, le portrait du Président Correa intitulé « Le bien et le mal au centre de la terre » mérite d’être lu; même par toute la clique qui déteste les « leftist » et adore tout ce qui vient des USA, de la France et du Canada.
Ils en prendront de la graine et peut-être auront une idée de ce que c’est qu’ un véritable nationalisme quand il est guidé par les intérêts du peuple et non par ceux d’une minorité duvaliériste comme en Haïti.
Minorité duvaliériste qui de 1957 à aujourd’hui, 2008, n’en finit pas d’appauvrir le pays et d’enrichir sa caste : directeur de banque par ci, propriétaire d’aciérie, de compagnie de téléphone par là… Et que je te saigne le peuple et que je te dépèce les richesses du pays et que je te les mette « in the pocket, » c’est-à-dire dans une banque étrangère. Et ça continue comme si de rien n’était.
Et, depuis le coup d’Etat de 2004, Patrick Elie, a déclaré dans un entretien récent que Haïti était revenu 50 ans en arrière, c'est-à-dire au moment du duvaliérisme triomphant.
Pour ma part quand je vois la violence, la morgue et le mépris des dominants, je ferais référence à l'esclavage.
Il a dit au FMI et à la Banque Mondiale, qui tenaient les finances de l’Équateur à la gorge, d’aller au diable.
Il a déchiré les « accords » que ses prédécesseurs avaient signés à la pointe du fusil financier.
Il a dit aux créanciers vautours de Miami qui exigeaient de l’Équateur des taux d’intérêt usuraires, de manger les titres qu’ils détenaient.
Il a dit : « Nous n’allons pas payer cette dette avec la faim de notre peuple. » La nourriture d’abord, les intérêts plus tard. Beaucoup plus tard. Et il le pensait vraiment. C’était une performance impressionnante.
Si nous payons, nous sommes morts
Deux ans auparavant j’avais rencontré son prédécesseur, le président Alfredo Palacio, un homme au bon cœur, qui m’avait dit, en regardant les accords secrets du FMI que je lui montrais : « Nous ne pouvons pas payer une dette de cette ampleur. Si nous le faisons, nous sommes MORTS. Et si nous sommes morts, comment pouvons-nous payer? »
Palacio m’a dit qu’il allait expliquer cela à George Bush et Condoleezza Rice et à la Banque Mondiale, alors dirigée par Paul Wolfowitz. Il était certain qu’ils allaient comprendre. Ils n’ont pas compris. Ils ont coupé les jambes de l’Équateur.
Mais l’Équateur n’est pas tombé au tapis. Correa, alors ministre de l’Économie, est secrètement allé rencontrer Hugo Chavez, le président du Venezuela, et a obtenu de lui un financement d’urgence. L’Équateur a survécu. Et s’est relevé. Mais Correa n’en avait pas terminé.
Élu président, une de ses premières actions fut la mise sur pied d’un fonds pour les réfugiés équatoriens aux États-Unis, pour leur octroyer des prêts leur permettant de revenir en Équateur avec un peu d’argent et beaucoup de dignité. Et il y avait d’autres dragons à abattre. Lui et Palacio ont expulsé le géant pétrolier étatsunien Occidental Petroleum hors du pays." (extraits de l'article)
En plus il est jeune, beau, intelligent, sensible et drôle. Il ne se prend pas au sérieux.
Les Présidents Chavez, Correa et Morales lors de la cérémonie indienne d'intronisation de Rafael CorreaC’est pourquoi, depuis qu’il est au pouvoir tout est allé très vite, sans traîner : le référendum pour ou contre le changement de Constitution, les nationalisations, etc.
Les Présidents Evo Morales et Hugo Chavez"Correa est un des premiers hommes à la peau foncée à gagner une élection dans cette nation peuplée de Quechuas et de Métis. Certainement un des premiers issus de la rue. Il a remporté une victoire surprise sur l’homme le plus riche d’Équateur, le propriétaire de la plus grande plantation de bananes." (extraits de l'article)
"Quand j’étais au Venezuela, les leaders de l’ancienne garde aimaient parler du « singe » lorsqu’ils faisaient référence à Chavez. Chavez m’a dit fièrement : « je suis Negro e Indio», Noir et Indien, comme la plupart des Vénézuéliens." (extraits de l'article)
et on compte maintenant deux femmes (Chili et Argentine). Ce n’est pas une petite révolution quand on sait que pendant cinq cent ans ces pays ont été dirigés exclusivement par des gens appartenant à une oligarchie blanche et riche.
Une révolution à laquelle Haïti ne participe pas ; les "gren-nanbounda" (extrême droite) ayant décidé qu’une occupation avec un maximum de pays, une sorte de "manje kochon" dont ils ont l'habitude afin de brouiller les cartes...
"Pays fournissant des effectifs militaires
Argentine, Bolivie, Brésil, Canada, Chili, Croatie, Equateur, Etats-Unis d'Amérique, France, Guatemala, Jordanie, Népal, Pakistan, Paraguay, Pérou, Philippines, Sri Lanka et Uruguay
Pays fournissant des agents de police
...était la bonne manière de bloquer pour un bon temps tout changement de société et de retourner au temps béni du papa et de son bébé, de la " banboche dictatoriale"
Le portrait de Correa est ici :
Le Bien et le Mal au Centre de la Terre
par Greg palast ou un portrait de rafael Correa
http://socio13.wordpress.com/
Commenter cet article