Or le carnaval de ces temps-là (voir quelques photos dans Aux limites de la Mémoire) c’était les chars de la bourgeoisie et les bandes à pied des pauvres. C’est-à-dire une forme de ségrégation dont parle l’auteur de l’article ci-après.
On aura aussi remarqué, lors du dernier carnaval 2007, l’importance des sponsors et de la publicité ( M. Digicel, celui qui maîtrise toute la communication du pays, en tête) et le refoulement des artisans, petits marchands qui participent au charme du carnaval, dans les marges.
La Tour de la Liberté, construite sous le gouvernement Aristide, et non terminée faute de moyens a été " décorée" d'affiches publicitaires.
Alors qu' on aurait pu demander aux enfants des écoles publiques (mais ça se prépare) de fabriquer des masques sur la thématique retenue pour le carnaval et d'en recouvrir la tour. Ce qui aurait été du plus bel effet.
Penser à l'esthétique, penser à l'artisanat, penser à faire participer des enfants pauvres...
Faut pas rêver !
Surtout que le gouvernement actuel succède à celui d'Alexandre/ Latortue qui avait mis fin à l'ensemble des aides destinées aux catégories les plus défavorisés.
Qu'a fait le gouvernement actuel ? A-t-il recommencé à fournir ces aides ?
La communication du gouvernement Préval/ Alexis, étant la moins fluide possible (et ce n'est pas avec le nouveau directeur de la communication du Premier ministre que ça risque de s'améliorer), difficile de savoir.
Il semblerait que, comme dans tout ce qui concerne la vie socio-économique du pays, le retour 50 ans en arrière soit aussi appliqué dans le carnaval haïtien.
Il paraît qu'au "chateau", ce retour vers l’esthétique, les mœurs, etc, duvaliériennes, on appelle ça la « normalisation », suite au gouvernement de "rassemblement".
Ségrégation au carnaval de Rio
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Noirs d’Amérique Latine
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