écrit par Eric De Ruest
comme le pays "exceptionnellement-exceptionnel qui n'existe pas" est devenu partout dans le monde l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire;
non pas à cause de sa lutte victorieuse pour l'indépendance,
ni à cause de la majorité de sa population qui survit dans la dignité à un tsunami d'oppressions depuis cette indépendance;
mais à cause de l'incompétence et de l'incurie de sa classe moyenne,
de l'incommensurable gloutonnerie de son "élite" de grandon (grands propriétaire terriens) et négociants de l'importation.
de l'autosatisfaction puérile de ses zen-tellectuels reconnus , dociles, séniles et repus
de la cruauté de ses politiciens makouts et cie de 1957 à 2008
de la férocité de ses grenn-nanbounda (extrème droite) représentés par un groupe de "pitit tig se tig" (héritiers des Duvalier) qui ont depuis longtemps oublié, si ils l'ont jamais su, la signification des mots honneur et respect;
c'est donc Haïti qui, ici et ailleurs comme à Trinidad:
Les Trinidadiens ne mangeront pas de la boue. Les "galettes de boue" haïtiennes s'invitent dans le débat politique à Trinidad
est pris comme référence de l'échec le plus absolu de la politque menée par les grenn-nanbounda néoconservateurs de 1957 jusqu'à aujourd'hui.
3 Extraits :
Il s’agit donc de se couper des cultures vivrières séculaires et essentielles à la souveraineté alimentaire des peuples pour se plier aux jeux des économistes. Jeux dangereux qui ont montrés leurs limites très rapidement et dont on peut contempler toute la déraison à travers les échecs observés dans de nombreux pays ( Haïti, le Sénégal, le Burkina Faso, etc.)."
"Un exemple pour mieux comprendre les impacts négatifs des PAS : Haïti
Les émeutes qui se sont déclenchées la semaine dernière à Port-au-Prince, mais aussi dans d’autres villes haïtiennes, ont été réprimées dans le sang. Une quarantaine de blessés au total dont quatorze par balles et au moins 5 morts. Pourtant, ces manifestations n’étaient que le résultat prévisible d’une flambée subite du prix du riz (de l’ordre de 200%). Quand on sait qu’aujourd’hui 82% de la population vit dans une précarité absolue avec moins de 2$ par jour, on comprend facilement de telles réactions face à cette augmentation. Haïti utilise 80% de ces recettes d’exportations uniquement pour couvrir les importations nécessaires à ses besoins alimentaires |7|. Cependant, il n’en a pas toujours été comme cela. Avant la chape de plomb dictatoriale des Duvalier père et fils (de 1957 à 1986), l’île connaissait l’autosuffisance alimentaire. Mais la tendance qu’ont les IFI’s à soutenir les dictatures s’est encore confirmée ici et le peuple haïtien, en plus des blessures personnelles (tortures, exécutions sommaires, climat de terreur permanent instauré par les tontons macoutes), se voit réclamer le remboursement de la dette externe qui culminait en septembre 2007 à 1,54 milliard de dollars |8| Le secteur agricole aura été le plus durement touché par les exigences des prêteurs et puisque la population était majoritairement rurale, l’ampleur des dégâts n’en a été que plus importante. En cause ? Principalement l’abaissement des droits de douane imposé aux pays du Sud mais rarement respecté entre l’Europe et les Etats-unis. Et l’enchaînement fatal s’est mis en place ; arrivée d’un riz produit à l’étranger à moindre coût (car subventionné) donc exode vers les villes de nombreux paysans ruinés et donc impossibilité de réaction du marché local en cas de flambée des prix sur le marché international. Ici comme ailleurs, les bénéfices de la libéralisation sont inexistants pour la très grande majorité de la population, les dégâts sont par contre considérables."
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" Il est donc plus que temps d’abandonner ce modèle de (sous-)développement néfaste et de laisser le choix aux populations de cultiver prioritairement pour leur marché intérieur. Actuellement, avec les connaissances acquises dans le domaine de l’agriculture respectueuse de l’environnement, nous pouvons viser l’autonomie alimentaire régionale sur l’ensemble de la planète et donc satisfaire à un droit humain fondamental, celui de se nourrir décemment. Les conséquences positives de ces progrès tant attendus seraient de favoriser rapidement la santé dans un premier temps, puis l’éducation, induisant une qualité de vie meilleure sous toutes les latitudes."
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