Comme dans un texte paru ce jour même, il était question de droite et de gauche .
J'ai noté avec intérêt la remarque suivante dans un des récits de nos syndicalistes en visite en Haïti:
(ironically the richest billionaire in Latin America is Haitian, and Haiti has the most billionaires in the Caribbean). t
traduction
" ironiquement le plus riche billionaire de l'Amérique Latine est Haïtien, et Haïti a le plus grand nombre de billionaires de la Caraibes."
Pas mal , n'est-ce pas, pour le pays " le plus pauvre de l'hémisphère ouest."
Comme quoi, pour certains, misère et chaos sont pains bénits.
Plus il y a de pauvres plus on devient riches.
Moins il y a d'Etat et de services publics, plus cette minorité contrôle et monopolise, services, production et distribution.
Grosso modo l'ensemble de mesures de dérégulation du PAS, offrent la possibilité à un petit groupe de faire main-basse sur un pays en tuant l'Etat.
Si tout se déroule bien, avec le nouveau Premier ministre comme exécuteur testamentaire, Haïti, l'ensemble du pays, de haut en bas, de droite à gauche, du Nord au Sud , de l'Est à l'Ouest , devrait devenir en quelques années la propriété privée de ce petit groupe d'actionnaires.
Et justement pour aller dans le sens de ce constat, un autre extrait dont la niaiserie prêterait à sourire.
Un droit arraché aux esclavagistes européens par les ancêtres de ces "gens-là"
Mais dont les "gens de bien" s'en foutent totalement dans la mesure où ils se targuent, sont fiers de leurs liens de filiation avec les anciens esclavagistes.
Ou bien, ils viennent d'ailleurs: Antilles françaises, comme Duvalier par exemple, Etats-Unis, descendants de familes mulâtres venues chercher la liberté en Haïti, ceux qui ont fui la pauvreté et les guerres ethniques du Liban.
Bref, tout un ensemble de gens qui ont trouvé asile en Haïti et qui ont profité de la gentillesse et de la convivialité de la population.
Ca me rappelle, les récits de "Très brève relation de la destruction des Indes " de Bartolomé de las Casas que je relis et dont on reparlera à l'occasion.
L'extrait :
... the port director and "civil servant", Jean Evans Charles, a hatchet man, after 2 hours of pontificating stated "we are capitalists, we have to make money in a competitive system, and the best way to do this is to privatize."
Traduction
L'ensemble des textes sur :
http://www.haitianalysis.com/2008/5/1/confederation-of-haitian-workers-hosts-iww-labor-delegation-to-haiti
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