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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Soros et Lula en 2002

Publié par Elsie HAAS sur 20 Août 2008, 09:16am

Catégories : #AYITI ACTUALITES

"Dans l'Empire romain, seuls les Romains votaient. Dans le capitalisme global moderne, seuls les Américains votent. Les Brésiliens non".

Cette déclaration de Soros par rapport au Brésil est facilement adaptable à Haïti :

" Dans le capitalisme global moderne, seuls les Américains votent. Les Haïtiens non"

Ca se passe au moment  où Lula est candidat  à la présidentielle face à Jose Serra

Les déclarations de Soros contre Lula  évidencient son projet politique en Haïti à travers la candidate désignée par Préval au poste de Premier ministre.

Ce que Soros n'est pas parvenu à faire au Brésil, c'est-à-dire imposer son candidat puisque Lula a remporté les élections,  il arrive à le réaliser  aujourd'hui en Haïti dans un pays totalement dépendant, à genoux depuis 2004.

Mais attention Haïti, n'est qu'une intro. Haïti c'est la porte ouverte à d'autres tentatives en Amérique Latine et dans la Caraïbe.

L'article est de Latinreporters, une agence d'information, je m'empresse de le dire pour ceux qui pourraient croire à une propagande anti-Soros,  qu'on ne saurait  qualifier de gauche.

Les propos rapportés sont ceux prononcés par Soros lui-mêm
e

Ce qui est incroyable  c'est que  6 ans plus tard, Soros va se retrouver en Haïti (via Mme Duvivier Pierre-Louis), face à ce Lula  dont il ne voulait pas comme président du Brésil étant donné que le Brésil est à la tête de la Minustah.

Et  aussi face à l'ensemble des autres gouvernements progressistes d'Amérique Latine qu'on peut imaginer qu'il ne porte pas dans son coeur.

Les histoires de Chavez et ses centrales électriques en Haïti, à mon avis, ça doit pas trop plaire à M. Soros  et sa théorie de  "sociétés ouvertes" (open society)

Que Mme Pierre-Louis soit envoyée comme missile pour contrecarrer une coopération débutante et opérationnelle avec les "leftists" d'Amérique Latine,  ne serait pas surprenant dans ce contexte.

Histoire de garder Haïti dans le giron des USA and co et de lui conserver le label d'épouvantail de l'hémisphère Ouest qui lui a  été collé  à vie depuis 1804.

Il se pourrait bien que ce soit  le scénario concocté. Scénario qui nous aura valu cette mise en scène de campagne hyper bien orchestrée en faveur de Mme Duvivier Pierre-Louis, venant de milieux bien précis, même si une minorité d'égarés ont crû  militer en faveur d'une atteinte au droit à la vie privée de l'interessée.

L' article :

 RIO DE JANEIRO, mardi 11 juin 2002

Brésil: les marchés financiers imposeront-ils leur candidat à la présidence?

"Dans l'Empire romain, seuls les Romains votaient. Dans le capitalisme global moderne, seuls les Américains votent. Les Brésiliens non". Cette comparaison faite par le célèbre financier international George Soros choque d'autant plus qu'elle est formulée à moins de 4 mois du premier tour, le 6 octobre, de l'élection présidentielle brésilienne.

George Soros, considéré comme l'un des plus grands spéculateurs financiers de la planète, estime que, face à cette éventualité, les Brésiliens seraient condamnés à choisir le candidat de l'establishment, José Serra, afin que le pays ne sombre pas dans le chaos.

"Seule une victoire de Serra calmera les marchés" insiste le multimillionnaire américain d'origine hongroise, propriétaire du Soros Fund Management. Il reconnaît que le mécanisme par lequel les marchés financiers internationaux prétendent imposer leur candidat est antidémocratique, car il conditionne le vote des Brésiliens. Mais, toujours selon George Soros, les choses fonctionnent de cette façon dans un monde où les Etats-Unis assument le rôle "impérial qu'eut Rome".

C'est dans ce contexte que George Soros assène son verdict polémique cité plus haut: "Dans l'Empire romain, seuls les Romains votaient. Dans le capitalisme global moderne, seuls les Américains votent. Les Brésiliens non".

Le président Fernando Henrique Cardoso, qui fait pourtant campagne en faveur de José Serra, a réagi avec indignation aux propos de George Soros. "Nous ne pouvons pas accepter que l'on fasse des paris contre le pays. Le Brésil est une démocratie et la décision du peuple doit être respectée" a averti le chef de l'Etat. Il estime que "les bases de l'économie brésilienne sont solides" et que les turbulences financières actuelles sont purement "spéculatives".

http://www.latinreporters.com/bresilpol11062002.html

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