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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


In 'Eat Local' Movement, Cuba Is Years Ahead/ Dans le mouvement "Manger Local" Cuba nettement en avance

Publié par Elsie HAAS sur 18 Décembre 2008, 10:55am

Catégories : #REFLEXIONS perso

 L'article est en anglais.
L'auteur raconte l'histoire de la création des jardins urbainsà Cuba
Après la chute de l'URSS en 1991, Cuba se trouve totalement isolée économiquement  puisque cette rupture de l'aide soviétique  s'ajoute à l'embargo.
Alors les dirigeants mettent en place un plan d'autonomie basée sur la création de jardins urbains.
Ces jardins  occupent aujourd'hui 35000 hectares de terres à travers l'île.
Bien avant les ouragans, ils produisaient la moitié des légumes consommés à Cuba, qui importe 60% de sa nourriture.
Ces jardins dit l'auteur ne vont  surement pas produire assez de nourritures pour l'ensemble de l'île mais ils sont une bonne réponse sociale et agricole à la  crise.

J'ajouterai un témoignage de  mon expérience perso
dans ce domaine précis des jardins urbains.
D'abord j'adore les plantes
Je dois avoir hérité ça de mon grand-oncle qui a écrit ce livre que l'on trouve partout maintenant

Les plantes d'Haïti qui guérissent
ou quelque chose comme ça
Et puis, quand on est originaire de la Grand'Anse
c'est presque une fatalité d'aimer les plantes.

 
Alors je me suis  démenée - oui, oui c'est le mot juste-
 pour que le gouvernement haïtien actuel
s'intéresse à lancer un programme de jardins  potagers urbains
 à Port-au-Prince dans les bidonvilles et dans les villes de province.
Il s'agissait  :
 d'apporter des légumes dans l'alimentaion de cette population,
de la réconcilier  avec la nature et l'environnement
 de leur apprendre le travail de la terre
et en même temps
la concentration, la patience (une plante ne pousse pas en un jour)
 et bien sûr  de créer du lien social  entre les "anciens" bien souvent fils de paysans  qui ont un savoir-faire
et la jeunesse née dans les bidonvilles qui, bien souvent, n'a même jamais vu un bananier.

J'étais hyper enthousiaste, j'étais sûûûûre que ça allait marcher.
Ca ne demandait presque pas d'argent.
Surtout qu'à l'époque, il était question d'autonomie alimentaire

Je leur ai transmis un dossier complet.
Expliquant de A à Z le pourquoi et le comment.
de ces jardins.
Je croyais déjà  voir les jeunes en train de planter, d'arroser, de récolter et de vendre.
leurs tomates, aubergines, carottes et épinards
Bon j'ai fait du "Pérette et le pot au lait."

 Les "officiels " m'ont dit qu'ils me rappeleraient.
J'attends toujours.


Ce n'est évidemment pas une situation exceptionnelle,
 nombreux sont ceux qui ont connu les mêmes déboires
avec les gouvernements qui se sont succédés depuis 1991
à base de : 

"on a perdu  le dossier"
"il manque des éléments au dossier"
"rappelez-plus tard"
"je m'en occupe et je vous rappelle"
"on vous a envoyé un contrat"
etcetera,etcetera

En fait, c'est le choix de vouloir  collaborer avec l'Etat haïtien
un choix politique qui demande un véritable engagement de l'Etat
qui pose problème.

Si au contraire, une ONG made in USA
s'installe sur un terrain,
commence ses plantations
sans rien demander à personne
personne ne lui demandera rien non plus.

D'après des "on dit", il paraîtrait
que certains de ces projets
sont  parfois  repris par d'autres personnes
Dans un premier temps, on se dit
"Tant mieux, au moins ce sera fait"


Mais on découvre que derrière ça il y a une stratégie
qui consiste
à reprendre des projets intéressants
et à les "gâter"
en les réalisant de telle manière
qu'ils perdent de leur intérêt, de leur force, de leur créativité.
Une technique qui a pour résultat de "tuer" les initiatives "extérieures"
et maintenir le statu quo  des réseaux "intérieurs"


Ca ne porte pas  officiellement  le nom de  boycott
mais ça en a l'odeur   et le gôut.


J'ajoute que, depuis peu, je sais et j'ai compris
que ces "offciels" haïtiens ne sont pas du tout, mais pas du tout
maîtres de leurs choix politiques.
Les orientations sont prises et  fixées par l'international

"qui donne, ordonne".
Ce qui veut dire que ces hommes politique  haïtiens ne sont pas des idiots
 incapables de discerner l'intérêt d'un projet pour leur pays,
ni non plus des fainéants
mais  qu'ils ne sont simplement pas autonomes du tout.
Ils n'ont pratiquement aucune indépendance
Ce sont des pragmatiques.
Comme ils se définissent eux-mêmes.


L'Article :

by Esteban Israel
http://www.commondreams.org/headline/2008/12/16-6



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