Pas nombreux, les chercheurs comme Chossudovsky qui s'aventurent dans ces eaux là.
Vous vous rappelez que c'est ce même Chossudovsky qui avait le premier analysé les dessous du coup d'Etat de 2004 en Haïti et avait montré le parallèle avec ce qui s'était passé au Kosovo, avec certains des "acteurs" que l'on retouve dans les 2 cas.
Les analyses de Chossudovsky nous ramènent directement à la nouvelle croisade de nos zentellectuels contre la place jugée trop importante ,à leurs yeux ,accordée à l'histoire dans le vécu haïtien.
Virer l'histoire, c'est virer l'identité, c'est gommer la réalité transmise de générations en générations, c'est évacuer le sens des actions, les raisons et les causes des défaites, c'est s'empêcher de comprendre le monde et la place qu'on y occupe, c'est fermer l'avenir.
En gros, c'est une forme de deshumanisation qui permet de répéter tranquillement, à plus soif,entre autres, les "Haïti la perle des Antilles " sans avoir conscience de la monstruosité de ce que cela sous-entend à savoir une apologie du génocide des Taïnos et Arawaks, de la traite, de l'esclavage.
Ne soyons pas surpris si, un de ces beaux matins, après le coup du boycott du Bicentenaire de l'Indépendance ces zélés zentellectuels ne nous proposent de rebaptiser Haïti, Hispaniola.
Je reviendrai une autre fois sur ce nouveau concept de "trop d'histoire entrave le développement" que nos écrivains veulent faire entrer dans nos chères têtes blondes.
Ah bon ! Vous dites qu'elles ne sont pas blondes ?
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