Extraits
Ben, dîtes donc ça promet ! Après l'esclavage et la déportation de ses populations, l'Afrique s'apprête à vivre une occupation/ location de ses terres qui deviendront des plantations pour d'autres pays. C'est quand même fou ce que les chefs d'Etat africains acceptent de faire subir à leurs populations: guerres civiles, prédations de leurs sous-sols, exode de leurs "cerveaux" , boat people et maintenant ça.
En Haïti, c’est bien plus simple. Personne n’est au courant de ce que l’Etat vend et à qui il le vend.
Dans les 2 journaux consultables sur le net et dans les agences de presse, on n’a pas vu une seule mention ni de Eurasian Minerals et ses achats de terre, ni de Hildago Minings et ses tractations avec le gouvernement de Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis et les parlementaires.
La presse haïtienne se tait sur tout ce qui informe et porte à la réflexion.
Elle favorise systématiquement les sujets qui provoquent querelles, divisions, peurs.
Il faut se rendre sur les sites de ces entreprises pour être informé de leurs projets en Haïti.
Et puis, qui s’intéresse réellement en Haïti à comprendre comment le pays est gouverné, qui fait quoi, comment, pourquoi ?
Qui demande qu'est devenu le projet d'autonomie alimentaire ?
Qui connaît la teneur des accords signés entre Latortue et les bailleurs de fonds ?
Quelles sont les obligations pour Haïti ?
Qui connaît les accords signés avec Petrocaribe ?
Où est placé l'argent de Petrocaribe?
Par exemple, la santé, l'éducation, les transports, tout ça est privatisé et c'est un échec total.
Mais tout le monde fait semblant que les écoles et universités borlettes ont poussé parce que l'Etat s'était désisté.
C'est un mensonge éhonté. C'est de la pure propagande néocon, ultra libérale.
L'Etat a été sommé par les bailleurs de fonds de se désinvestir au profit du privé. Point barre.
Résultat, les étudiants haïtiens vont faire leurs études en RD où le rapport qualité/prix est meilleur.
Qui pointe le doigt sur cette aberration de vouloir poursuivre une politique qui a lamentablement échoué ?
Qui demande au gouvernement pourquoi il ne peut pas restaurer et remettre sur pied les entreprises d'Etat ?
Qu'est-ce qui l'en empêche ?
Quels sont les engagements qu'il a pris auprès des institutions internationales ?
Qui interroge le gouvernement sur le pourquoi de cette nécessité impérieuse des privatisations qui va provoquer encore + de misère dans le pays ?
Sur les sommes que ça va rapporter au gouvernement ?
Et ce à quoi le gouvernement va consacrer cet argent ?
Qui ?
Les parlementaires ?
Les partis ?
La société civile qui a réussi son coup de 2004 et s'en est retournée depuis à son business ?
Les associations des droits de l'Homme ?
Les syndicats ?
Les étudiants ?
La diaspora?
Comment peut-on reprocher à un gouvernement sa "nullité" si on ne l'interroge sur rien,
si on ne lui demande jamais de comptes ? Si on se contente de se plaindre ?
Un gouvernement démocratique a besoin pour exister réellement d'être questionné, d'être corrigé , d'être surveillé par la société. Pour celà, il se doit d'informer sur sa gestion.
Sinon on régresse dans la servitude volontaire comme sous les Duvalier.
L'Article :
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=94619
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