L'histoire a de quoi choquer. Deux juges de Pennsylvanie sont accusés d'avoir envoyé des centaines d'enfants et d'adolescents en prison entre 2000 et 2007, en échange de 2,6 millions de dollars de pots-de-vin, payés par les deux entreprises gérant des centres de détention.
Mark Ciavarella et Michael Cohahan, de même que ces deux sociétés, vont être poursuivis au civil pour l'obtention de dommages et intérêts.
Jeudi dernier, ils ont tous deux plaidé coupables et reconnu avoir «conclu un accord pour garantir la fourniture de jeunes délinquants» auprès d'une société privée d'exploitation de prisons, PA Child Care et de sa société jumelle, Western PA Child Care. En reconnaissant leur culpabilité, les deux juges, qui restent en liberté en échange d'une caution d'un million de dollars, encourent entre 7 et 25 ans de détention. Les deux sociétés sont également poursuivies."
Imaginez des juges qui donnent des peines exagérées à des adolescents pour les envoyer en prison. Ces prisons sont des prisons privées et les juges gagnent un pourcentage sur chaque enfant qu’ils envoient en prison. Les prisons privées qui sont financées par l’Etat – oui parce que c’est l’Etat qui verse une somme pour l’entretien de chacun des prisonnier- s’enrichissent grâce à cette manne de prisonniers qui leur tombent comme des fruits mûrs du tribunal.
Pensez-vous, un business basé sur le crime ! Plus il y a de criminels plus vous faîtes du fric !
De là à en créer des criminels, le pas est vite franchi pour ceux qui n'ont qu'un seul but dans la vie s'enrichir.
Imaginez le traumatisme de ces jeunes, dont on parle dans l'article, qui pour une pécadille, se sont retrouvés enfermés !
Ces gens là n'ont qu'une idée en tête: le retour aux anciennes pratiques de zombifications des années 1957-1986 et à l'enrichissement rapide et sauvage.
On a un gros et grave problème en Haïti, c’est l’absence de penseurs, d’intellectuels indépendants, non inféodés aux institutions internationales et/ou aux commerçants de l’import du bord de mer.
Ce qui fait que ces gens-là nous ressortent les vieilles recettes de l'Occident qui on déjà servi et prouvé leur inefficacité, sauf pour l’enrichissement personnel d'une minorité.
Et de plus, ils prennent les Haïtiens pour de parfaits imbéciles, des "neuronnklowoksé" ,parce qu'ils ont l'audace de prétendre que c'est pour le bien du peuple haïtien, pour le "sauver" de la corruption de l'Etat, pour aider les prisonniers, etc.
Bref, comme pour le riz, en quelque sorte l'appauvrissement des paysans c'était pour "sauver" les pauvres consommateurs !
Y en a pas un qui développerait des idées originales comme les Edouardo Galeano, les Edouard Glissant ou le défunt, regretté et admirable Edward Saïd.
Ils ne le peuvent pas parce qu'ils sont dévoués, corps et âme, au service des institutions internationales et du secteur privé.
Pas un qui peut se mettre à la cheville d’un Jacques Stephen Alexis.
Juste des intellectuels pèpè – d’occasion, deuxième main- qui vous refourguent ce qui a été déjà porté et usé chez les maîtres.
Dans un pays comme Haïti avec une si grande corruption, vous imaginez les accointances possibles entre la justice et les propriétaires de prisons privées pour enfermer un maximum de gens, pendant un maximum de temps et gagner un maximum de fric.
Et bien, en dépit du contexte défavorable, cela n'empêche pas un Ericq Pierre de vanter les mérites des privatisations des prisons en Haïti, à l'américaine.
Et bien évidemment, quand quelques temps plus tard l'échec de cette privatisation des prisons serait avéré - comme celle de l'éducation, de la santé- ce sont les mêmes personnages qui accuseront l'Etat, dédouanant le secteur privé de toute responsabilité.
Mezanmi, si le secteur privé était si perfomant comme le prétendent ses apologistes, comment ça se fait qu'Haïti où presque tout est privatisé, soit dans cet état là ?
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