L'Article :
Je ne sais pas s'il existe des forces de gauche aux USA, capables d'entraîner M. Obama vers une politique inspirée par le peuple.
Pour ce qui concerne Haïti, après les attaques violentes, les crimes ciblés de 1986 à 2009, il n'y en a plus.
Peut-être quelques survivants qui, comme les Indiens des USA, se terrent dans une sorte de réserve.
Pour le reste, la majorité, des opportunistes qui avaient pris le train en marche de Lavalas qui menait au pouvoir, sont depuis très longtemps descendus de ce train après en avoir profité un maximum et roulent en carosse actuellement.
Ce sont des affairistes : patrons d'écoles, d'universités, de restaurants, de sociétés de sécurité, d'hôtels, d'agences immobilières , de taptap, d'ONG, etc.
Bref ces messieurs et dames s'activent dans des trafics divers et variés.
Généralement, ils ont pour associés dans ces affaires, des représentants des MRE,(most repugnant elite) qui apportent le cash.
Ces duvaliéristes dans l'âme, devenus pro-Aristide par calcul,
sont également, en dehors des affaires proprement dites,
à la tête de partis politiques aussi divers et variés que leurs activités commerciales,
non pas pour faire de la politique mais pour mieux contrôler leurs affaires.
En fait, faire la politique de leurs affaires.
Les partis politiques, en Haïti, c'est un peu comme les Eglises protestantes et les ONG, du business avant tout.
Et le gouvernement est à l'image des partis et le président est à l'image du gouvernement.
Alors, le peuple dans toute cette boue, que peut-il faire ?
Pas évident. Les forces de répression s'étendent comme une toile d'araignée sur lui.
La répression c'est un réseau bien organisé qui prend diverses formes :
D'un côté la Minustah.
D'un autre les paramilitaires, ex-militaires, Frahp, ninjas et co.
D'un autre les trafiquantset criminels.
D'un autre la propagande à base d'absurdités déversées par les média des MRE.
D'un autre les zentellectuels du "Collectif Non", qui légitimise la répression au nom d'une pseudo lutte contre le populisme.
D'un autre les ONG.
D'un autre les Eglises.
D'un autre, les ambassades occidentales, USA et France en tête.
D'un autre le FMI avec ses PAS (plans d'ajustement structurels)
D'un autre les MRE avec l'importation de cochonneries diverses et variées
Et évidemment, le summum du summum de la répression, les conditions de vie dégradantes,
revival du "duvalier style" ,
qui ont pour objectif réel de lui enlever sa dignité, son identité, son hisitoire, sa confiance,
sa combativité, de l'assommer de telle sorte qu'il n'y ait plus en lui la moindre lueur d'espoir.
de s'en sortir par lui-même, sans avoir à passer par la case mendicité, dépendance et autodévaluation
Ce dernier aspect "déchoukaj de la dignité" a été illustré par le boycott par le "collectif non", le mouvement grenn-nanbounda (GNB), le G184 des commémorations du bicentenaire de l'Indépendance en 2004.
Et l'arrivée des légionnaires français, pour la première fois depuis 1804, sur le sol haïtien.
Bel bagay en vérité !
Vous voyez l'arsenal qu'il faut, la quantité et la diversité des moyens nécessaires pour bailloner le peuple haïtien, tant est forte sa revendication de justice et d'égalité.
Cette répression a marché jusqu'à présent puisque le peuple n'a pas d'alliés ou si peu.
Tout le monde veut lui faire la leçon, personne ne veut l'écouter.
Maintenant, les Haïtiens mangent de la boue devant les télés du monde entier, Gonaïves gît dans la boue; et il paraîtrait même que les Français sont en train de faire des plans pour déplacer la cité de l'Indépendance, pour soit-disant des raisons de sécurité.
Tout un symbole, non ?
Les Haïtiens qui sont au courant de cette machination se taisent.
Ils trouvent même cela bien que les Français détruisent la cité de l'Indépendance pour faire une autre ville qui serait plus à leur goût, et qu'on appelerait pourquoi pas- il ne faut pas chipoter dans les compromissions, faut être pragmatique- Rochambauville
Et, après ça, il y en a qui vous demande de faire preuve de "force tranquille."
C'est quoi ça, la force tranquille ?
La force tranquille c'était un slogan trouvé par Séguela, le publiciste qui a fait la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, pour la campagne de Miterrand. Séguela est passé de la gauche miterrandienne au parti de droite, l'UMP.
Le parcours de Séguela ressemble beaucoup à celui de pas mal de ceux qui prêchent pour la force tranquille face à l'oppression terrifiante que subit le peuple haïtien depuis 2004.
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