Country Report: Dominican Republic
Lured or abducted across the border, Haitians are enslaved on sugar plantations in the Dominican Republic, harvesting sugar bound for the United States.
A Victim's Story
Sugar cane cutters in the Dominican Republic are overwhelmingly Haitians, who are abducted or lured by armed guards onto sugar plantations, handed a machete, and forced to cut cane for below su bsistence wages. The US buys over 15% of its sugar from the Dominican Republic. This is two-thirds of the Dominican Republic's yearly export.
Country Background
Causes of Slavery
Using slave labor to harvest sugar in Hispaniola goes back centuries. In the 1950s, state-sponsored forced labor was legitimized through an agreement between Haiti's dictator "Papa Doc" Duvalier and the Dominican government. Until the fall of the Duvalier dynasty in 1986, the Dominican government paid Duvalier $2 million every year for the right to recruit up to 20,000 Haitian forced laborers to cut Dominican cane.
After succeeding Duvalier, President Aristide publicly opposed the "Contract," causing a shortage of cane cutters in the Dominican Republic. Desperate to maintain the production of20the nation's main export, Dominican government officials resorted to an underground recruitment drive that resulted in widespread and coercive labor practices and forced more Haitians onto sugar plantations.
Petite traduction, vite fait pour les louangeurs du dictateur venu de la Martinique, de son fils et de leur cour qui régnèrent en Haïti pendant 33 ans, en toute impunité, sans opposition et avec la complicité des "amis d'Haïti", d'hier et d'aujourd'hui.
L'utilisation du travail esclavagisé pour produire du sucre remonte à des siècles à Hispaniola. Dans les années 50, le travail de force sponsorisé par l'Etat a été légitimisé à travers un contrat entre le dictateur d'Haïti "Papa Doc" Duvalier et le gouvernement dominicain. Jusqu'à la chute de la dynastie des Duvalier en 1986, le gouvernement dominicain payait Duvalier 2 million de dollars par an pour avoir le droit de recruter jusqu'à 20 000 travailleurs de force pour couper la canne en République Dominicaine.
Plusieurs remarques à partir de ce passage qui éclairent les problèmes qu'Haïti confronte et qui en partie expliquent son "malheur".
Ou va cet argent ? On peut supposer que la plus grande partie va directement à la famille Duvalier qui a commis le plus grand hold up sur les finances du pays, connu jusqu'à ce jour. Le reste est sans doute partagé entre les différents intermédiaires et gens de la cour.
Il ne faut pas oublier non plus que les Duvalier ont été grassement financés par " l'international". La preuve : 40% de la dette actuelle d'Haïti a été faite sous leurs régimes.
Il ne faut pas oublier que l'ensemble des entreprises publiques : Téléco, Camep, Minoterie,etc, leur reversait directement des poucentages. D'où cette absolue nécessité pour leurs héritiers de les privatiser aujourd'hui.
A cela, il faut ajouter, l'argent des casinos, celui de la drogue, celui du tourisme, celui du commerce du sang, etc. tous les rackets étant autorisés sous ce régime.
Qu'ont -ils fait de ces sommes faramineuses ?
En tous les cas, on ne connait pas de réalisations importantes de ce pouvoir, comme celles faites par Estimé.
On peut supposer aussi qu'une partie du magot allait à l'armée et aux makouts pour les faire tenir tranquille.
2- Aristide arrive. Il est plein de bonnes intentions. Il veut arrêter le trafic de ses nationaux.
Que se passe-t-il ?
En ce faisant il met en danger l'économie dominicaine, dont le sucre est le principal produit d'exportation. Il déclenche immédiatement une machine de guerre contre lui.
En République Dominicaine, bien sûr; mais aussi à l'intérieur du pays.
Tous les réseaux qui fonctionnaient et vivaient grassement depuis 34 ans de ce trafic d'esclaves, des chèques des entreprises publiques, etc. vont tout faire pour le déstabiliser - d'où Coup d'Etat de 1991.
D'autre part, en voulant bien faire mais sans avoir les moyens de son action, Aristide involontairement, aggrave la situation des travailleurs haïtiens, qui passent du système d'exploitation des Duvalier régulé à un système"underground" dérégulé, plus violent.
3- Les partisans des Duvalier en tire la conclusion, que Duvalier, chef des prédateurs pragmatiques, avait mis au point un système qui fonctionnait. Il le trouve ainsi "titanesque" puisque, disent--ils, celui-ci était arrivé à faire cracher 2millions de dollars par an au gouvernement dominicain.
Habitués qu'ils sont à mépriser le peuple haïtien et à l'exploiter ce "contrat" leur apparaît comme juste.
La démarche d'Aristide qui visait à obtenir de meilleures conditions de travail pour les travailleurs haïtiens est considérée comme "populiste".
Cette manière de voir les choses, dans les sphères du pouvoir, n'a pas changé.
Les affairistes au pouvoir en Haïti, ceux qui dans la diaspora piaffent de ne pas pouvoir avoir accès au gâteau partagent la même idéologie.
L'important étant de faire du fric.
Aristide demeure, pour eux, un imbécile, un fou, qui a osé penser pouvoir changer cet ordre qui a si bien fonctionné, qui a permis à la population de rester illettrée et à une minorité - et aux quelques boursiers Noirs, issus des classes populaires de s'instruire et de s'enrichir.
4- Finalement, on comprend pourquoi, la nostalgie du temps de la prédation protégée par les makouts et l'armée est si forte dans ces milieux d'extrème-droite, en Haïti et dans la diaspora.
On comprend également comment et pourquoi tout ce beau monde s'est jeté sur la manne des ONG, de la mondialisation qui avec la mise à mort de l'agriculture locale a ouvert grand la porte aux profits tirés de l'importation et des sweat shops.
Aujourd'hui, sur le net, on peut constater que cette même engeance, prétend vouloir reformer l'armée pour le bien du peuple, privatiser pour le bien du peuple, faire des zones franches pour le bien du peuple, des agrocarburants pour le bien du peuple, privatiser l'eau pour le bien du peuple,etc.
En fait la propagande actuelle veut que tout ce que les affairistes entreprennent pour remplir leurs comptes en banque soit labellisé pour "le bien du peuple".
Bref, ce même et inchangé gang qui, comme sous son maître Duvalier, se déguise, en grand-mère pleine de compassion à la Bush pour mieux vous dévorer.
Ce sont des gens qui, de manière péremptoire et grossière, essaient de tuer tout débat contradictoire en utilisant toutes les techniques de manipulation de l'extrème-droite.
Ils passent d'un sujet à l'autre, disant tout et son contraire.
Dans un même message, ça va de l'insulte personnelle aux éloges; de l'admiration pour les révolutionnaires Africains, N'Krumah, Lumumba à l'insulte à la culture africaine.
Ce sont des techniques de déstabilisation qui donnent par exemple qu'un personnage peut se proclamer admirateur de Pinochet une fois et la fois suivante vanter les mérites de la révolution castriste.
Duvalier qui a exploité et enfoncé le peuple haïtien dans l'ignorance crasse ne se présentait-il pas comme un grand nationaliste, héritier de Dessalines dont il assassina le descendant ?
Duvalier ne vendait-il pas pour 2 millions de dollars par an, ceux qu'ils prétendaient aimer et protéger ?
Bref cette duperie, ces mensonges, ces perversités, sont au coeur de la débacle haïtienne de ces 50 dernières années.
Les héritiers de l' homme venu de la Martinique -dont on ne connait aucun des ascendants, ni frères ni soeurs, ni cousins et qui est arrivé à détruire de fonds en comble la culure haïtienne- se sont enracinés au pouvoir, et pire font activement du prosélytisme.
C'est bien malheureux pour Haïti et le peuple haïtien si courageux, d'avoir à subir la voracité de cette bande organisée de malfaiteurs qui se cramponnent au pouvoir depuis 50ans.
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