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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Sur Madinin'art, entretien avec Amartya Sen prix Nobel de l'économie

Publié par Elsie HAAS sur 15 Juin 2009, 09:53am

Catégories : #AYITI ECONOMIE

Amartya Sen :

 

 

--__- Pour le Prix Nobel d'économie (1998), le changement climatique affecte le développement des plus démunis

" Nous devons repenser la notion de progrès "

 

 

ENTRETIEN

Bien avant que la crise économique ne fasse redécouvrir les vertus de la régulation aux gouvernements des grandes puissances mondiales, l'Indien Amartya Sen, Prix Nobel d'économie en 1998, faisait partie des quelques économistes à défendre le rôle de l'Etat contre la vague libérale. Ses travaux ont démontré que les famines étaient créées par l'absence de démocratie plus que par le manque de nourriture. On lui doit l'invention, avec Mahbub Ul Haq, en 1990, de l'indice de développement humain (IDH), qui intègre, en plus du niveau de revenu par habitant, les questions de santé et d'éducation.

C'est à ce titre que M. Sen, âgé de 75 ans et professeur à Harvard (Etats-Unis), a été invité par Nicolas Sarkozy à participer à la Commission sur la mesure de la performance économique et du progrès social, qui doit proposer avant fin juillet de nouveaux indicateurs économiques, sociaux et environnementaux destinés à compléter le produit intérieur brut (PIB). Des indicateurs qui ne sont que des instruments au service du débat public, pour l'économiste dont le prochain livre, The Idea of Justice, doit être publié en France cet automne.

 

L'Article :link

Je n'ose espérer,

-je sais que c'est impossible, parce que quand on a mis beaaucoup de temps à apprendre par coeur une leçon, il est très difficile de la remettre en question-

que cet article attire l'attention de l'un des économistes haïtiens, parmi ceux élèves de l'"Ecole de Chicago",

qui nonobstant la crise économique mondiale et la remise en question de l'efficacité du modèle Delatour en Haïti, continuent à s'écrier :

" Qu'à celà ne tienne ! Continuons à foncer droit dans le mur; quand nous nous serons fracassés la tête, nous verrons bien quoi faire".

Mais ce qu'ils oublient de préciser  ces "beaux parleurs, petits faiseurs",c'est que les têtes fracassées ne seront pas les leurs, bien plantées sur leurs cous grassouillets,

mais celles de la majorité du peuple haïtien.

A peine avez-vous prononcé le mot "peuple "

- un très gros mot-

que les économistes en service commandé, chargés de porter la bonne nouvelle de la privAAAtisation,

vous traitent de maudit Moloch tropical, d'Attila coupeur de têtes, de chimères kokorat et, et...de populiste.

Ca c'est le truc qu'ils vous mettent à toutes les sauces.

Dès que vous n'êtes pas d'accord avec eux : c'est populiste, terroriste, kamokin.

 Baissez votre culotte, montrez que vous êtes un grenn-nanbounda; et là soudain, c'est  tout sourire et tapes amicales et échanges de bonnes manières et autocongratulations avec renvoi d'ascenceurs.

"C'est nous qui sommes les plus beaux, c'est nous les civilisés, c'est nous qui avons l'argent, les média et les armes !"

Les Républicains des USA, en ce moment même, traitent Obama de populiste. Il paraîtrait que comme Dessalines, il oserait penser à un minimum de partage, à une timide réduction des inégalités dans son pays en crise économique plus que grave - carrément catastrophique.

L'outrage !

Comment un dirigeant peut-il se permettre de ne pas se battre pour la défense des intérêts des plus forts et des plus puissants ?

Ou va la liberté s'il n'est plus possible d'écraser les plus faibles, de voler, de piller et de s'en sortir avec décorations, prix et autres honneurs mérités ?

Conclusion : les économistes qui vous expliquent que c'est l'inéquation entre la démographie et l'économie qui est à la source des malheurs d'Haïti, ceux qui essaient de vous expliquer qu'au Cambodge, les ouvriers gagnent 2 fois moins mais qui oublient de vous préciser quel est le niveau de vie des Cambogiens

--c'est-à-dire le prix de l'alimentation, des transports, du logement,

ceux qui vous persuadent qu'il faut brader les biens collectifs de la nation au prétexte qu'ils ne sont pas bien gérés,

ne liront sas doute pas cet article. De toutes les façons, il ne leur est pas destiné. "On ne peut pas forcer à boire un âne qui n'a pas soif."

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