LE MONDE | 26.06.09 | 15h24
Par Bo Rothstein
Or, comme vous le savez, ou pas -un clic sur google réparera ça- la Suède est l'un des pays au monde où l'échelle des revenus -du plus bas salaire au plus élevé- est la plus réduite.
La Suède est classée, si ma mémoire est exacte au 3ème rang dans les pays du monde.
En comparaison, la France, doit se trouver à la 33 ième ou 34ième place.
Haïti ? Inutile d'en parler.
Les observations de Rothstein vont dans le même sens que celles de Leslie Péan, que vous pourrez trouver sur ce blog;
à savoir que de bas salaires ne garantissent pas forcément le développement économique d'un pays.
Rothsein va plus loin : la réduction des inégalités profite aussi bien aux riches qu'aux classes moyennes et pauvres.
Evidemment ce raisonnement est incompréhensible pour celles et ceux en Haïti, qui font une équation entre revenus élevés des entreprises privées et répartitions des revenus.
Comme je le dis souvent, les inégalités abyssales existantes en Haïti, ne permettent pas au citoyen lambda d'épargner, d'investir et de se projeter dans l'avenir.
Et ça c'est pas la faute au créole, ni au français, ni à la théologie de la libération, ni au vaudou, ni à l'absence voulue de l'Etat.
C'est simplement le résultat d'une politique marquée par une absence d'intérêt pour le bien-être collectif et le développement économique/social et culturel du pays.
L'article link
Bo Rothstein est titulaire de la chaire August-Röhss de sciences politiques à l'université de Göteborg (Suède).
Traduit de l'anglais par Isabelle Chérel.)
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