Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


ipsnouvelles.be,ECONOMIE - HONDURAS:

Publié par Elsie HAAS sur 3 Juillet 2009, 09:41am

Catégories : #HONDURAS Coup 2009

L'adhésion à l'ALBA, l'affrontement idéologique et le scandale des pétrosubsides
Thelma Mejía

http://www.ipsnouvelles.be/news.php?idnews=9888


Voici  un article tout en nuances qui laisse entrevoir de manière feutrée,  diplomatique, en prenant des gants, en demi- teintes,  les raisons du Coup d’Etat  au Honduras.

Quelques extraits :

L'adhésion du Honduras à l'ALBA est "un acte de liberté, parce que nous sommes libres et nous sommes un peuple souverain», a déclaré M. Zelaya. « Il s'agit d'un acte héroïque d'indépendance et nous n'avons pas besoin de permission pour signer un tel engagement. Aujourd'hui, nous faisons un pas de plus vers un gouvernement de centre-gauche, et si quelqu'un n'aime pas cela, qu'il supprime tout simplement le mot 'centre' pour s'en tenir au second terme. »


2- Parmi les avantages de l'adhésion à l'ALBA, il existe des projets visant à améliorer la santé, la nutrition, l'éducation et la culture donc « merci, Monsieur le président Chávez, pour nous ouvrir ces chemins vers la liberté pour les Latino-Américains, parce que nous ne sommes pas nés ni pour être des esclaves, ni pour avoir des maîtres », a déclaré le président Zelaya. « Quand je me suis entretenu avec [le président américain] George W. Bush, nul ne m'a appelé un anti-impérialiste et le monde des affaires m'a même applaudi. Maintenant que je suis en réunion avec les peuples pauvres du monde, ils me critiquent. J'espère qu'ils rétracteront leurs déclarations durant les prochaines heures. Qui a dit qu'ils avaient un droit absolu à la privatisation ?

3-Les plans d'adhésion du Honduras à l'ALBA a déclenché des affrontements durs entre la gauche et la droite dans ce pays d'Amérique centrale au cours des deux dernières semaines, le tout se terminant par le retrait des représentants du secteur privé de toutes les instances officielles, y compris de la cérémonie de signature de ce lundi, au motif que le nouvel accord nuit à la libre entreprise et met en danger l'Accord de libre-échange de l'Amérique centrale (CAFTA en anglais pour Central American Free Trade Agreement) avec les États-Unis.


4-Le pays connaît actuellement de graves difficultés économiques. Le Fonds monétaire international (FMI) a gelé les nouveaux prêts car il estime que le Honduras n'a pas respecté les restrictions financières qui faisaient partie des conditions de prêts du FMI. L'inflation a augmenté et les subventions publiques à plusieurs secteurs aussi. (FIN/IPS/2008)

Chacun des 4 extraits représente un crime de lèse-majesté pour les patrons de l’économie du Honduras, et un  casus belli, c'est -à-dire un cas de guerre.

1- Zelaya déclare «  Nous sommes un peuple souverain ». Mezanmi c’est quoi la souveraineté d’un peuple quand une base américaine est installée sur son territoire et que 2% de la population maîtrise 90% des richesses ? Donc en réalité le message de Zelaya, c’était « dorénavant ça va changer ».  De plus, il ose dire que les Sud –Américains ne sont pas nés pour être esclaves ! Les « cojones » ont entendu le message cinq  sur cinq. Résultat : bing, bang, exit.

 2-Zelaya réclame plus d’indépendance politique afin de répondre aux  besoins primaires de la population : éducation, santé, travail. Zelaya souhaite trouver d’autres sources de financements que les institutions internationales et les capitaux privés. Il souhaite accroître les échanges commerciaux avec les pays membres de l’Alba. Wouahou ! Comment voulez-vous, face à un tel programme, que les  big bosses qui  sont assis sur le monopole de l’import export, de l'agriculture et des "sweatshops", ne lui règlent pas son compte ?

3- D’abord, les patrons boycottent les cérémonies, puis ils mettent en place leur propre rituel bien à eux : le coup d’Etat. Il faut bien que l’armée serve à quelque chose ! Sinon pourquoi paierait t-on tous ces gradés ? Hein, dîtes-moi ? Votre mission, leur a-t-on dit, à "l’Ecole des Amériques " où ils ont fait leurs classes,c'est réprimer le peuple. Pour le reste, amusez-vous bien messieurs.

4- Et enfin, last but not the least, le FMI. Kouik, je te coupe le kiki les fonds. Et maintenant, tu fais comment hein ? Ah bon, tu cherches une porte de sortie vers  l’AlBA, vers la Chine, vers le Brésil ? Eh bien mon vieux, c’est mal calculé, parce que déjà ton éviction est programmée. Restent les modalités à mettre en place qui sont: l'arméee débarque au Palais à 6h du mat, on te fout dans un avion, on dit que tu as démissioné, la preuve t'as écrit une lettre, et on ajoute que t'es fou, et en plus qu'on va lancer un mandat international contre toi, et on nomme un remplaçant qui prête serment illico. C'est ça la démocratie, mon vieux.

Ah, Zelaya, tu aurais dû faire comme Préval.

Regardes bien il ne va plus à Cuba.Il ne parle plus d’autonomie alimentaire . Au contraire il est tombé amoureux fou des zones franches, des plantations de mangos et de jatropha pour l'agrobusiness.

Il n’a pas voulu être membre de l’Alba : "vade retro satanas", que ces kamokens aillent au diable, aurait-il pu déclarer. Il a fait d'un ancien baron duvariéliste,  ministre des Affaires étrangères de Jean-Claude Duvalier  ancien employé de l'USAID à Madagascar, son conseiller économique chéri, après que son propre gouvernement ait, quelques années auparavant, poursuivi le même homme pour vol des biens de l'Etat. C'est ça la réconciliation!

Et pour montrer son entière allégeance, il "trouve" que  vraiment, en toute sincérité, 200 gourdes par jour c’est vraiment  trop, ah oui vraiment trop pour les ouvriers des sweatshops,  des entreprises d’assemblage.

En 2011, on arrivera à 200 gourdes par jour, peut-être oui,  qu’il dit, si le bon  Dieu et les patrons  le veulent.

Bon, bien sûr, il y a l'inflation. Mais les patrons également la subissent et sont obligés d'augmenter leurs salaires Et puis ya la Krizzz.

Sinon, qu'il dit le Président, les patrons iront tous en RD. Bon, c'est vrai qu'en RD les salaires sont plus élevés ainsi que les charges sociales, mais ils iront quand même.

Au fait, qui connaît en Haïti, les salaires des patrons de sweatshops, de Coles, Boulos, Sassine, Apaid ?

Bon, c'est vrai que c'est un sujet qu'il ne faut pas aborder sous peine de "disparitions subites". Poser une telle question est une entorse à la démocratie, et aux secrets de l'extrême-droite, n'est-ce pas ?

Sinon Zelaya, il faut savoir que si Préval  avait  continué à tenir son discousr sur l'autonomie alimentaire, il aurait été depuis longtemps, à l’occasion d’une petite émeute de la faim bien calculée,  ou bien d’une recrudescence de kidnappings odieux d’enfants/simple coïncidence, été mis dans un avion pour une destination inconnue. C’est le nouveau genre de la maison. Avant c’était plus expéditif,  comme pour  Lumumba, Allende ou  Sankara, c'était  l’envoi direct au  pays dont on ne revient pas, le pays sans chapeau..

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents