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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Dimanche, Biennale de Venise, Rue89.com,A Venise, la mémoire au goût de sang de la violence au Mexique

Publié par Elsie HAAS sur 16 Août 2009, 09:02am

Catégories : #REFLEXIONS perso

Vous entrez dans un Palais vénitien du XVIe siècle estampillé Biennale d'art contemporain, et vous vous arrêtez, sous le choc : une immense tenture maculée de boue et de sang traverse un grand salon qui connut des heures plus riantes.

L'oeuvre, signée de l'artiste mexicaine Teresa Margolles, représente le Mexique à la 53e Biennale de Venise. Elle fait entrer, dans cette enceinte où la quête de sens n'est pas toujours la priorité, l'écho des milliers de victimes de la violence criminelle qui ravage le Mexique. Avec un titre explicite : « De qué otra cosa podriamos hablar ? » (« De quoi d'autre pourrions nous parler ? »)
Dans un texte d'accompagnement, Cuauhtémoc Medina, commissaire de l'exposition, souligne que le Mexique a connu plus de morts par balles en 2008 que dans toute son histoire récente : plus de 5 000 victimes de violence criminelle, des guerres de gangs ou de l'action de la police contre les narcotrafiquants, contre 2 800 l'année précédente.

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    « Au moment où les frontières ne permettent plus de contenir l'épidémie, alors que les politiciens sont pris par l'utilisation idéologique de la peur, et que la globalisation se double d'une épidémie de violence, “De quoi d'autre pourrions nous parler ? ‘ suggère le besoin de politiser le mécontentement et le dégoût plutôt que de succomber à la stratégie d'un nouvel ordre mondial érigé sur les ruines de guerres perpétuelles et des croisades sans fin des pouvoirs.’

J'ai bien aimé  "ce besoin de politiser le mécontentement et le dégoût "

Je comprends parfaitement ce  dont parle Theresa Margolles
Je crois que de nombreux artistes dans le monde ressentent ce besoin.

Moi-même, dégout, nausée et  mal au coeur me brouillent souvent l'estomac
à voir  avec quel mépris la population haïtienne est traitée.

Rien qu'à suivre cette affreuse et indigne bataille pour ne pas octroyer 200 gourdes
( moins de 4 euros) par jour
aux travailleurs des sweatshops.
Alors que ,ces gens-là,  se sont exemptés d'impôts pendant 3 ans !
Rien qu'à voir les photos des femmes et des hommes  du monde socio/politico/économique haïtien
 : ministres, directeurs de cabinet,  ambassadeurs, députés, sénateurs, hommes d'affaires, chefs de partis, zentellectuels. Tous replets et bedonnants.Tous contents d'eux-mêmes. Tous persuadés d'être la crême des crêmes. L'absence de vergogne typique des gens de la papadocratie !
Berk!

Mais   plus nauséeux encore sont la bêtise, le cynisme,  la prétention et  la mauvaise foi
des zentellectuels qui se font les avocats de ce système pervers et morbide.
Rien qu'à lire certaines de leurs interventions, le vocabulaire qu'ils emploient
les mensonges qu'ils diffusent sciemment,
on a déjà envie de vomir.

Face à un groupe  au pouvoir, atteint  d'une maladie,
 inguérissable,  mais néanmoins dangereusement contagieuse,
l'expression artistique se fait résistance.

"
VOIR L'article  et les photos : http://www.rue89.com/droguesnews/2009/08/13/a-venise-la-memoire-au-gout-de-sang-de-la-violence-au-mexique

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