L'oeuvre, signée de l'artiste mexicaine Teresa Margolles, représente le Mexique à la 53e Biennale de Venise. Elle fait entrer, dans cette enceinte où la quête de sens n'est pas toujours la priorité, l'écho des milliers de victimes de la violence criminelle qui ravage le Mexique. Avec un titre explicite : « De qué otra cosa podriamos hablar ? » (« De quoi d'autre pourrions nous parler ? »)
Dans un texte d'accompagnement, Cuauhtémoc Medina, commissaire de l'exposition, souligne que le Mexique a connu plus de morts par balles en 2008 que dans toute son histoire récente : plus de 5 000 victimes de violence criminelle, des guerres de gangs ou de l'action de la police contre les narcotrafiquants, contre 2 800 l'année précédente.
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J'ai bien aimé "ce besoin de politiser le mécontentement et le dégoût "
Je comprends parfaitement ce dont parle Theresa Margolles
Je crois que de nombreux artistes dans le monde ressentent ce besoin.
Moi-même, dégout, nausée et mal au coeur me brouillent souvent l'estomac
à voir avec quel mépris la population haïtienne est traitée.
Rien qu'à suivre cette affreuse et indigne bataille pour ne pas octroyer 200 gourdes
( moins de 4 euros) par jour
aux travailleurs des sweatshops.
Alors que ,ces gens-là, se sont exemptés d'impôts pendant 3 ans !
Rien qu'à voir les photos des femmes et des hommes du monde socio/politico/économique haïtien
: ministres, directeurs de cabinet, ambassadeurs, députés, sénateurs, hommes d'affaires, chefs de partis, zentellectuels. Tous replets et bedonnants.Tous contents d'eux-mêmes. Tous persuadés d'être la crême des crêmes. L'absence de vergogne typique des gens de la papadocratie !
Berk!
Mais plus nauséeux encore sont la bêtise, le cynisme, la prétention et la mauvaise foi
des zentellectuels qui se font les avocats de ce système pervers et morbide.
Rien qu'à lire certaines de leurs interventions, le vocabulaire qu'ils emploient
les mensonges qu'ils diffusent sciemment,
on a déjà envie de vomir.
Face à un groupe au pouvoir, atteint d'une maladie,
inguérissable, mais néanmoins dangereusement contagieuse,
l'expression artistique se fait résistance.
"
VOIR L'article et les photos : http://www.rue89.com/droguesnews/2009/08/13/a-venise-la-memoire-au-gout-de-sang-de-la-violence-au-mexique
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