Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


En Argentine, pas de réconciliation avec les « macoutes »

Publié par Elsie HAAS sur 12 Janvier 2007, 14:43pm

Catégories : #AYITI EXTREME DROITE




photos collection Gérald Bloncourt/ texte légende G. Bloncourt

En Haïti, aucun des chefs macoutes , les « makout lou » n’ont jamais été arrêtés. Le « déjoukaj »  tout aussi spectaculaire qu’il ait été, n’était qu’une  mise en scène permettant au  peuple de se défouler après vingt-neuf ans d’oppression, un exutoire  dont ont fait les frais les petits macoutes de quartier.  Un spectacle orchestré qui a offert encore une fois, une image lamentable du peuple haïtien, toujours manipulé par ses oppresseurs. Les « makout lou « se sont mis au vert avant de revenir au pays  où ils vaguent tranquillement à leurs affaires. On m’a désigné à Pétion Ville tel vieillard la mine souriante : « tiens, c’est untel, il avait l’habitude de mettre les gens dans le coffre de sa voiture et de les  y laisser crever".


 Le macoute untel mourra, sans doute, dans son  lit et aura, peut-être, droit à des funérailles nationales (comme on l’a vu avec une ancienne ambassadrice de Duvalier père ,dont le fils avait été ministre des Affaires étrangères de Duvalier fils -une affaire de famille, en somme) Et puis ce sont les anciens complices et acteurs de crime les Trouillot, les Namphy, les Avril qui se sont partagés le pouvoir jusqu’à la parenthèse lavalas.

 Aristide qui avait promis en 1991 de transformer en monument historique la prison de Fort Dimanche où sont mortes un grand nombre de victimes des Duvalier,  ne l’a pas fait. Les batiments sont maintenant squattés par des malheureux qui vivent à l'intérieur de ces cellules dans des conditions infrahumaines.

En Haïti, il n’y a pas eu comme dans l’ensemble de l’Amérique latine, d’associations des  familles des victimes.  Les associations des droits de l’Homme s’en foutent comme de leur première chemise. Seul et courageusement, Patrick Lemoine a écrit un témoignage de ses années d’emprisonnement «  Fort-Dimanche, Fort la Mort » dans lequel on peut trouver une liste des victimes répertoriées par ses soins. Aujourd’hui les duvaliéristes ont créé une fondation en Haïti. Cette famille et sa clique ont confisqué 30 ans sur les 200 d’histoire du pays. Trente ans, c’est énorme. Ils avaient les pleins pouvoirs, ils avaient droit de vie et de mort sur chacun des habitants du pays et qu’ont-ils fait d’autres en dehors de s’enrichir ? L'aéroport Françpois Duvalier,  le Blvd Jean-Jacques Dessalines (Grand-rue),  la route de Jacmel ? Les usines de sous traitance ? Quid de l’éducation, de la santé, du logement,  des infrastructures ? En trente années avec la bénédiction des Américains et des Français ,  sans embargo et sans freins aucuns,  ces fascistes avaient l’opportunité de créer un soupçon de développement en Haïti. Mais Rien. A leur départ le pays à hériter de caisses vides et de dettes qu’il paie encore. La révolution politique du père a enrichi les copains du père, la révolution économique du fils a enrichi les copains du fils.

Mais voici que récemment dans le journal de Boulos « Le Matin », un des maîtres à penser local, cite un certain sondage qui aurait donné Jean Claude Duvalier favori de la population laissant entendre que au cas où…Préval n’aurait pas été  élu. Mensonges, manipulations et cynisme. Nous en sommes là dans cette Haïti sinistre, celle du déni de justice, de l’exploitation et de la violence, celle privée de repères  et  de modèles où une certaine gauche  arbore désormais fièrement le nom de  « grenn nan bounda ». 


Enfin voici la bonne nouvelle qui nous vient d'Argentine


Argentine: la justice ordonne l'arrestation de l'ancienne présidente Maria Martinez de Peron

BUENOS AIRES (AP) - Un juge argentin a ordonné l'arrestation de l'ancienne présidente argentine "Isabel" Maria Martinez de Peron dans le cadre d'une affaire visant des violations des droits de l'homme en 1976.

L'affaire porte sur la disparition du militant de gauche Hector Aldo Fagetti Gallego en février 1976, un mois avant le renversement de Maria Martinez de Peron par un coup d'Etat.

Le juge Raul Costa a ordonné son arrestation en Argentine ou à l'étranger, selon son porte-parole. La troisième femme du président Peron, connue sous le prénom d'Isabel, a présidé le pays de 1974, à la mort de son mari, jusqu'au coup d'Etat de mars 1976.

La justice recherche l'ancienne présidente pour l'interroger sur trois décrets qu'elle a signés ordonnant aux forces armées de réprimer les "éléments subversifs" durant cette période turbulente qui précéda la dictature militaire de 1976 à 1983.

Mme Peron, qui vit en exil en Espagne depuis 1981, n'a pas réagi à ce mandat d'arrêt dans l'immédiat. Son avocat Atilio Neira a cependant déclaré à la radio argentine tard jeudi qu'il attendait de voir la version finale du mandat. Il a précisé ne pas avoir contacté sa cliente.

De leur côté, les militants des droits de l'Homme se sont félicité de ce développement.

Hebe de Bonafini, membre de l'association des Mères de la Plaza de Mayo, a qualifié l'annonce de "spectaculaire", et dit espérer que la lumière sera ainsi faite sur une "partie de notre histoire qui fut sombre, obscure".

Elue présidente en 1974 après la mort de son mari Juan Domingo Peron, fondateur du parti politique au pouvoir en Argentine et trois fois président, Isabel Peron a peiné à établir son autorité face à la violence opposant les guérillas gauchistes et les escadrons de la mort.

Dans une perspective historique, les enlèvements et les meurtres de militants de gauche présumés avant 1976 sont considérés comme annonciateurs de la "guerre sale" sous la dictature, qui a fait 30.000 morts selon des groupes de défense des droits de l'Homme.

Sources: AP


Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents