Santo Domingo.- President Danilo Medina on Thursday called education the Dominican Government’s key priority, for which the signing of a pact between all sectors of society is urgent.
During the launch of consultations for the National Educational Reform Pact, Medina said it’s a historic and momentous process for the country.
To implementation of this agreement, Medina convened the Economic and Social Council (CES). "Starting today and over the next three months, we will have in our hands the possibility of changing our country’s reality profoundly and forever."
He said allocating 4% of GDP for education is the starting point to ensure investment in a quality system and noted that given the problem’s complexity, cautioned the players falling into triumphalism.
Phases of the agreement
The pact for education reform’s four phases are consultation, discussion, conclusion and the creation of an oversight committee, and calls on all of the country's forces to join hands to achieve long-term commitments, as stated in the National Development Strategy.
A partir de cet article, faisons un petit exercice de comparaison entre le mode de fonctionnement de Medina et celui du tandem Martelly/Lamothe dans ce dossier de l'éducation, déclaré par les 2 pays comme prioritaire.
Est-ce qu'il existe d'autres pays de la Caraïbe qui taxent leur diaspora pour financer des projets de l'Etat?
Non.
La Jamaïque avait trouvé l'idée intéressante. Mais comme préalable, le gouvernement jamaïcain avait précisé qu'il lui faudrait consulter et s'accorder avec les associations de la diaspora. Le processus demandant du temps, la réflexion suit son chemin.
Est-ce que le gvt de la RD applique une taxe sur les appels et les transferts de sa diaspora?
Non.
S'il devait le faire, présenterait-il à l'assemblée nationale un projet de loi ?
Oui
Medina et son gouvernement ont conçu un plan qui porte un nom : Le pacte de réforme de l'éducation nationale.
Quel est le mot important dans cette dénomination ?
Pacte.
Quelle est la définiton du mot pacte ?
| Pacte, nom masculin |
|
Pourquoi Medina a t-il voulu un accord ?
Parce que Medina a déclaré qu'il s'agissait d'un moment historique pour la RD; et pour montrer l'importance de ne pas le rater, de bien faire les choses, il a entrepris, en chef d'Etat responsable, une série de consultations avec les acteurs politiques, économiques et intellectuels concernés.
Parce que Medina en homme avisé sait que pour qu'un projet ne soit pas "un coup" mais un programme à long terme devant déboucher sur une réussite, il est indispensable d'avoir les avis, critiques, recommandations et la collaboration des personnes concernées et compétentes.
Medina a t-il décidé d'appliquer sa réforme du jour au lendemain ?
Non.
Medina a d'abord voulu s'informer pour avoir toutes les données en main.
Aussi, ce processus de préparation et d'élaboration va durer 3 mois.
Le Pacte de réforme de l'éducation de la RD comprend 4 phases.
-consultation
-discussion
-conclusion
-création d'un comité de supervision. Et appel à la nation afin qu'elle joigne toutes ses forces pour aider à l'accomplissement de ces engagements à long terme.
Martelly avait-il élaboré une réforme de l'éducation avant d'appliquer les taxations ?
Non.
Martelly avait-il consulté les associations de la diaspora avant d'imposer les taxes ?
Non.
Martelly avait-il présenté devant l'Assemblée nationale un projet de loi, présentant son programme d'Education pour tous, son financement via les taxes, sa budgétisation ?
Non.
Pourquoi ?
Parce que Martelly pense qu'il est plus efficace de travailler avec un petit groupe de personnes formé de sa famille, ses amis et ses inconditionnels.
Est-ce que gouverner dans le désaccord et les confrontations permanentes sert les intérêts d'un pays ?
Non.
Quels sont les avantages d'une méthode comme celle utilisée par Martelly/Lamothe?
C'est le président lui-même qui apporte la réponse :"Je décide, on exécute" dixit le Président Michel Martelly en référence à son mandat."
Martelly a t-il la formation nécessaire pour décider, comme il le déclare péremptoirement, sur les grands dossiers qui concernent le pays ?
Non. De même que Martelly avait embauché une entreprise de communication pour le coacher lors de sa campagne électorale, de même Martelly entretient une pléiade de conseillers qui font partie de son cercle rapproché d'amis et de courtisans.
Ce fonctionnement est-il démocratique ?
Non. Il est son exact contraire parce qu'il exclut systématiquement des décisions l'ensemble des forces vives de la nation.
Si l'on compare la manière de gouverner de Medina, dans cet exemple touchant à l'éducation, à celle de Martelly, laquelle des deux a le plus de chances de déboucher sur des résultats positifs à long terme ?
Celle de Medina.
Est-ce que dans d'autres domaines: Affaires étrangères, finances, sécurité infrastructure, tourisme En matière de tourisme "le blanc" dit à Lamothe ce que nombre d'Haïtiens disent sur les forum. , environnement, justice, élections, relations avec le parlement, agriculture, armée,link ne se retrouve pas la même manière de gouverner ?
Oui.
Martelly est-il le seul responsable de cette "mauvaise gouvernance" ?
Non.
Les élites ont-elle réagi dès les premiers dérapages de Martelly?
Par exemple, les parlementaires ont-ils demandé au gouvernement de présenter son programme d'Education pour tous, avant de taxer la disapora ?
Non.
Comme sous les 2 Duvalier, ce sont les représentants du peuple : députés et sénateurs, les commerçants et intellectuels, les hommes de loi, les organisations et les syndicats, les journalistes, les fonctionnaires de l'Etat, les églises, l'ensemble des élites donc, ainsi que les éléments lettrés de la diaspora qui en portent, en premier chef, la responsabilté pour avoir été des acteurs, des complices ou des spectateurs passifs de cette "mauvaise gouvernance." Citation de Desmond Tutu.
Dans un systême peu ou prou démocratique, ils se devraient d'être les garde-fou, les garants du respect de la Constitution. Ceux qui veillent à ce que l'exécutif ne déraille pas, n'outre-passe pas ses prérogatives.
Martelly/Lamothe et leur entourage sont ceux qu'ils sont. Tout ce monde des élites connaissait leur background qui laissait présager de leur fonctionnement aux commandes du pays. Ils ne sont pas arrivés masqués. Ils se sont présentés commes des hommes et femmes d'affaires " Quand les « bandits légaux » enlèvent aux Haïtiens toute dignité (2 de 2) Par Leslie Péan
Manifestement, le saccage de la nation par les 2 Duvalier et leur cohorte cagoulée n'aura pas servi de leçon aux élites je m'en foutiste d'Haïti, à l'inverse des Chiliens qui ont fait l'inventaire des maux de la dictature et de leurs séquelles présentes dans la société 50 ans après. Les conséquences de la dictature chilienne sont d'une cruelle actualité
En Haïti, les zentellectuels disent: "C'est du passé". Comme s'ils n'avaient pas eux-mêmes été formatés par ce passé fait de silence, de violence, de soumission et de compromission.
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