L’information circule sur le net que les dollars envoyés par la diaspora sont remis en gourdes à leurs destinataires.
J’ai lu ça sur le net :
« Depuis un moment déjà je ne réponds plus aux stupidités sur les fora car c'est vraiment chronophage. Mais parfois cela devient vraiment exaspérant. Rendez-vous en France dans un bureau de transfert et demandez à ce que l'argent vous soit remis dans une devise autre que l'euro. Mieux, allez au Canada demandez que l'argent du transfert vous soit remis en dollars américain ou autre... On vous répondra certainement qu'ici on est au Canada et la devise nationale est le dollar canadien. Si vous avez besoin d'une devise étrangère vous allez l'acheter. Jusqu'à preuve du contraire la devise nationale haïtienne s'appelle la gourde. Quand on n'a rien à dire ou quand on ne sait pas de quoi on parle il n'est pas toujours mauvais de se taire ! »
Premier constat : tout est faux.
Si l'on vous envoie une somme en dollars en France par le biais des maisons de transfert, cette somme vous sera versée en dollars.
Les maisons de transfert ne sont pas des maisons de change.
Elles se contentent de faire passer l’argent d’un point à l’autre
en prenant une commission pour ce faire.
Si le destinataire désire que les dollars lui soient versés en euro,
il peut éventuellement le demander.
Mais la maison de transfert n’est pas abilitée à changer de l’argent.
Vous comprendrez facilement pourquoi.
D'abord ,il existe des officines dont c'est le boulot
qui paient une patente pour exercer ce métier
et sur lesquelles sont exercées un contrôle.
Les maisons de transfert pourraient décider du taux de change.
Par exemple, appliquer celui du moment où l’argent a été envoyé et non celui où il est reçu.
Généralement, après avoir reçu l’argent en dollars,
le destinataire se rend dans un bureau de change,
ou bien, il peut avoir envie de garder ses dollars et de les changer à un moment
opportun où le taux sera plus favorable
Le Monsieur qui, dans sa grande mansuétude
condescend à répondre aux internautes,
et qui se plaint d’être confronté à des stupidités,
n’hésite pas, quant à lui, à colporter de fausses informations.
En réalité, ce que fait ce gouvernement est en continuité
avec l’idéologie des militaro/macouto/duvaliéristes
dont le fonds de commerce a toujours été, dès leur arrivée au pouvair en 1957,
le racket de la population haïtienne.
Après les paysans, les artisans et la classe moyenne -rappellez-vous des loteries, des saisies automatiques sur salaires, des taxes consulaires, des ventes de travailleurs à la RD, des ventes de sang et de cadavres et des autres stratégies visant à accaparer les maigres ressources des plus pauvres sous les Duvalier par les Baron de Ti-Malice de Time is Money, certains aujourd’hui millionaires.
Maintenant, ils sont de retour -eux ou leurs enfants-
en trouvant une diaspora
qui entretemps s’est démultipliée.
Alors ya bon diaspora !
Rappelons que les gens de la diapora qui font des transferts sont parmi les plus pauvres.
Et que ces transferts qui visent à aider leurs familles,
les appauvrissent puisqu’ils sont dans l’incapacité de faire des économies
et d’investir dans le pays d'accueil pour augmenter leur capital.
Ce qui explique, en partie, la stagnation économique
des différentes diaspora en Europe et aux USA.
A peine rentré, l’argent repart.
C’est sur ce flux qui part de l'expéditeur au destinataire que
le klan des héritiers de Duvalier veut faire main basse.
Ils ont commencé par les taxes sur les appels et sur les transferts.
Maintenant, si l’information était confirmée, ils accaparent les dollars, les devises,
qu’ils transforment en gourdes.
Qui va contrôler le taux de conversion des dollars
dans un bureau d'une agence de transfert en province ?
Est-ce qu'il y existe un taux fixe ?
Si un paysan illettré se rend à un bureau de Western Union,
qui va s’assurer que l’employé ne sera pas malhonnête
et lui remettra l'équivalent de ses dollars en gourdes ?
Il y a dans l’air, un parfum de magouille,
une magouille qui, comme à l’époque des 2 Duvalier,
permettrait de s’assurer une clientèle.
Par exemple, les employés des maisons de transfert
sur lesquelles aucun contrôle n’est exercé,
pourraient y trouver leur compte et crier : Vive papa Micky !.
Il leur suffirait de prendre, ne serait-ce que 5%,
sur chaque remise d’argent pour s’assurer une cagnotte.
Le paysan illettré se verrait remettre un faux reçu avec un taux de change inférieur.
Tandis qu’un vrai reçu serait émis pour la boite de transfert.
Il est clair, que le paysan illettré n’ira pas vérifier si le taux de change du dollar,
correspond à celui qui lui a été fait.
Et même si c’était le cas à qui irait-il se plaindre ?
Quand sous Latortue, l’argent des boursiers de Cuba a disparu,
quand les canons de l’île à Vache se sont retrouvés au Panama,
est-ce qu’il y a eu une plainte ? Si oui, la justice a-t-elle fait son travail ? Non.
L'enquête s'est poursuivie jusqu'à s'éteindre.
Alors, imaginez, le paysan qui irait se plaindre d’avoir été anarqué !
Vous savez bien, pour les plus âgés, vous avez peut-être entendu parler pour les plus jeunes,
des multiples arnaques des 2 gouvernements Duvalier.
Je ne parle même pas de l'affaire des faux timbres.
La dernière a été les 135 millions empruntés aux FMI par Duvalier Jean-Claude
qui se sont volatilisés
et que les gouvernements Aristide et Préval- c'est -à-dire le peuple haïtien
ont dû rempbourser.
Rien que pour ça Duvalier Jean-Claude aurait dû être mené illico/presto en tôle
à sa descente de l'avion.
Et, quand on pense que ce type a le culot de ne pas vouloir rendre l’argent caché en Suisse,
au prétexte que c’est celui de sa mère.
De ki prevyen !
Depuis quand Simone Duvalier était riche ? Où a-t-elle pris cet argent ?
Sur le dos de la population haïtienne.
Ce dos étant devenu kale comme les mornes,
le klan se tourne vers la diaspora.
Rappelons encore que c'est cette même diaspora,
qui a une histoire de fuite du pays
d'exil politique ou économique, provoqué par les exactions de la dictature
que les femmes et hommes issus de cette même dictature
et dont les parents ont participé parfois aux crimes contre le peuple,
que l'on force aujourd'hui de débourser.
La bourse ou vos parents, crèvent de faim au pays !
Hier c'était c'était les Haïtiens de l'intérieur,
aujourd'hui ce sont ceux de l'extérieur
qui sont rackettés.
"Le business reprend", comme dirait le Baron de Ti-Malice de Time is Money,
tout en se frottant le ventre -dans la pièce de théâtre "La Madone des Zen"
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