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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


La chronique du fourbe

Publié par siel sur 14 Décembre 2011, 10:49am

Catégories : #INTERNATIONAL

05 décembre 2011

Timeo Danaos et Referenda Ferentes…ou le Jeu de la Patate Chaude.

Ça aurait dû être la marche triomphale du Fourbe, après un G20 se terminant en apothéose.

Mais rien n’avait marché comme prévu.

 Pourtant, la sarkopropaganda avait bien fait les choses, laissant une régie privée aux ordres du Fourbe gérer la mise en images sur les étranges lucarnes, comme s’ils craignaient que de vrais gazetiers ne le montrent sous son vrai jour, et à son désavantage.

 http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2011/10/27/nicolas-sarkozy-a-la-television-une-emission-sur-mesure_1594216_823448.html

 http://tempsreel.nouvelobs.com/election-presidentielle-2012/20111027.OBS3360/nicolas-sarkozy-l-emission-de-la-derniere-chance.html

 Jean-Pierre Pastis avait, comme à son habitude joué le porte-coton.

En voyant Yves Calvi rouler des yeux terribles, on aurait pu croire à quelque question foudroyante, qui eût mis le Fourbe dans ses petits souliers.

Ces petits souliers qu’il enduisait de cirage, pendant que Jean-Pierre Pastis passait la brosse à reluire.

 Mais sans doute réservait-il ses impertinences sélectives à son émission C dans l’air, où, sous couvert d’indépendance, il persiflait régulièrement sur le camp des partageux sans jamais trop égratigner la sarkosie.

Et c’est ainsi qu’Allah est grand, et que se construisent certaines carrières gazetières.

 

Sans risque d’être contredit, donc, le Fourbe s’était présenté en triomphateur, mouche zélée de la rigueur budgétaire et champion d’une Règle d’Or qu’il voulait d’autant plus imposer au Monde entier qu’il l’avait systématiquement bafouée.

 

Bref, dans le sillage de la Kanzlerin, le Fourbe avait joué au matamore intransigeant, grand donneur de leçons d’orthodoxie financière.

Ce qui était fort de poivre, venant de celui qui avait augmenté de 38% la dette de la France, du temps qu’il était Grand Argentier d’Edouard Ballamou, et en trois ans, l’avait surchargée de 500 milliards supplémentaires en doublant le déficit, depuis qu’il en était le monarque absolu.

 

Les chiffres étaient têtus, et le Fourbe et ses Moutons de Panurge, minoritaires mais omnipotents, avaient beau invoquer la crise et les dépenses publiques, c’était faux.

Les responsables du désastre français étaient les cadeaux électoraux, l’affairisme effréné et l'oligarchie, dont le Fourbe et ses moutons de Panurge étaient les grands prêtres.

 

http://www.lemonde.fr/politique/infographie/2011/07/27/l-envolee-de-la-dette-et-des-deficits-francais_1553222_823448.html

 http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPA/0_finances-publiques.pdf

 

Pourtant, là où la Kanzlerin Merckel réussissait dans cette démocratie Teutonne, le Fourbe échouait en tout dans une France asservie à ses caprices irresponsables.

 

Lors de cette pantalonnade, le Fourbe avait royalement effacé d’un trait la moitié de la dette Grecque, et distribué les milliards, d’autant plus aisément qu’il ne les avait pas.

 http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2011/10/27/quand-fillon-jugeait-irresponsable-d-effacer-la-dette-grecque_1595272_823448.html#ens_id=1595324

 

Qui paierait ? le fonds de garantie européen.

 Là-dessus, la Kanzlerin Merckel avait été intraitable, face au Fourbe qui quémandait un effet d’annonce :

C’avait été : NEIN !

La Banque CentraleEuropéenne n’interviendrait pas directement, mais ce serait le fonds qui apporterait un effet de levier.

Au-delà du verbiage convenu, c’était bien pour le Fourbe, qui avait dû se plier au diktat Teuton,

 une capitulation sans conditions.

 

La Chine apporterait ses milliards, fors que l’Empereur de Chine ne l’entendait point de cette oreille, et réclamerait sa livre de chair, à son heure.

 http://abonnes.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/10/28/la-chine-ne-consentira-pas-d-aide-a-l-europe-sans-contrepartie_1595577_1581613.html#ens_id=1268560

 C’était faire entrer le Cheval de Troie chinois dans une Europe dévastée.

 

Et puisqu’on parlait de cheval de Troie…

 

La catastrophe était arrivée le Lundi, lorsque le Basileus Papandreou avait annoncé un referendum qui remettait tout en question.

 

 Timeo Danaos et referenda ferentes

 

Car, comment faire avaler au Peuple Grec une purge dont il ne se sentait pas responsable, pour rembourser des milliards dont il n’avait jamais vu la couleur.

Ces milliards s’étaient pourtant bien évaporés dans quelques poches…

 

Ce Papandreou-là avait hérité de la patate chaude en succédant à un Sarkosynos (un cousin du Fourbe, du côté de Salonique) qui avait mené la Grèce à la faillite et jouait (comme le Fourbe) le parangon des vertus financières, maintenant qu’il était dans l’opposition.

Son grand tort avait été, sitôt investi, de ne point dénoncer sur l’Acropole, Urbi et Orbi, les magouilles de Sarkosynos, qui avait escroqué l’Europe en présentant des comptes truqués, pour empocher les milliards fugaces.

Sans doute, en bon Hellène roublard, il escomptait faire durer l’imposture.

Maintenant, il était trop tard, la Kanzlerin Merkel ne s’en était point laissé conter, et en déroulant l’écheveau des mensonges Hellènes, lui en imputait la faute.

 

Après de longues palabres et pour sauver les apparences, Papandreou avait renoncé à son referendum, et accepté de quitter le pouvoir.

Mais le problème demeurait entier :

Même réduite de moitié, la dette ne serait jamais remboursée par une Grèce insolvable et ruinée.

 

On  l’avait bien vu au G20, où les Grands de ce Monde, déconfits, avaient palabré pour ne rien dire, et dressé un constat d’échec.

 

 Derrière les sourires de façade, l’échec, et un désarroi véritable

 

La suite  : link

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