Edouard Galeano, l'école du monde à l'envers
Tous les jours, partout, nous entendons l’éloge de l’opportunisme et l’identification du réalisme au cynisme, le réalisme qui contraint à jouer des coudes et interdit l’étreinte, le réalisme du tout est bon, et du sauve qui peut et du marche ou crève.
gouvernement progressiste, ici en Uruguay, et d’autres nouveaux gouvernements progressistes de l’Amérique Latine.
Le fatalisme, perverse hérédité coloniale, qui nous fait croire que la réalité peut se répéter mais ne peut pas être changée, ce qui a été, est, et sera, que demain n’est qu’un autre nom d’aujourd’hui.
Mais n’ont-ils pas été réels, ne sont-ils peut-être pas réels, les femmes et les hommes qui ont lutté et luttent pour changer la réalité, ceux qui ont cru et croient que la réalité n’exige pas obéissance ? Ne sont-ils pas réels, peut-être, Ubagesner Chaves et Fernando Miranda et tous ceux qui sont en train d’arriver, du fond de la terre et du temps, pour porter témoignage d’une autre réalité possible ? Et toutes celles et tous ceux qui ont cru et aimé n’ont-ils pas été, ne continuent-ils pas à être réels ? Ont-ils été irréels, peut-être, les carnages, irréelles les victimes, irréels les sacrifices de tant de gens dans ce pays que la dictature a transformé en la plus grande chambre de torture du monde ?
VOIR http://www.legrandsoir.info/Abracadabra-Pour-ouvrir-les-portes-par-Eduardo-Galeano-il.html
Eduardo Galeano, j'en suis une fan, depuis qu'il y a une vingtaine d'années, j'avais découvert son livre "Les veines ouvertes de l'Amérique Latine".
La aussi, c'était un copain brésilien qui me l'avait offert, et en plus à New York.
Comme quoi, le partage, l'échange et la transmission, il n'y a pas mieux pour apprendre.
C'est avec Galeano que j'ai pris conscience des liens historiques, politico/économiques et culturels entre les pays de notre région, Nuestra america, que les gouvernements US appellent leur "arrière-cour".
Ces dernières années, on a pu voir avec le coup d'Etat, non réussi, pour jeter Chavez et ceux réussis avec Aristide en Haïti et Zelaya au Honduras, à quel point la volonté d'indépendance politique de nos pays se heurte aux mêmes obstacles.
La constance des convictions de Galeano et son humanisme et son talent et ses recherches, font de lui un véritable modèle pour la jeunesse et pour les moins jeunes.
Ce Monsieur est un grand bonhomme.
Vous pouvez également lire la traduction française de son texte "Los pecados de Haïti" Les Pêchés de Haïti,
ICI http://lagaffe.canalblog.com/archives/2010/01/20/16589300.html
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