Mezanmi, voici un article qui fait du bien dans le torrent de mauvaises
nouvelles qui nous arrivent d’Haïti.
Vous rappelez-vous que sur ce blog il a été souvent question du livre de Naomi Klein " La stratégie du choc"
de son titre en français- ouvrage que soit-dit en passant tout Haïtien progressiste et dont le cerveau
n’aurait pas été « kloroxidé » par l’idéologie des GNBI$$$ devrait s’empresser de lire-
On a aussi parlé de l’alerte lancée par Naomi Klein au peuple haïtien après la catastrophe :
" Attention," disait-elle, "ils vont vous faire un coup de tsunami en Thaïlande
ou bien de Katrina à la Nouvelle Orléans »
Voir http://bellaciao.org/fr/spip.php?article97210

Sur ce blog, sentant le mauvais vent de la prédation venir,
un appel aux peuples du monde à protéger le peuple haïtien.
avait été lancé.
Cet appel, parce qu’on a pu constater que depuis 1957, les duvaliéristes
et les héritiers de Duvalier qui gèrent le pays ont été dans
l’incapacité de protéger la population haïtienne,
ni des abattages des porcs, ni du dumping du riz des USA,
ni de l' « esclavage" de leurs concitoyens dans les bateyes,
ni de la privatisation des entreprises de l’Etat.
Ni des "plans de la mort" (PAS)
Ni même de l'après tremblement de terre.
Bien au contraire, politiciens, commerçants, et zentellectuels membres
ou sous-membres de l’élite
ont ouvert les portes d’Haïti aux tenants de l'idéologie du libre marché.
Au cours de ces 50 dernières années, le peuple haïtien a résisté à la famine
vaille que vaille, grâce à l’argent envoyé par leurs parents vivant à l’étranger.
Mais en ce moment, avec cette catastrophe, les envois d’argent ne pourront être suffisants;
d'autant plus que le choc physique et psychologique ayant été immense
les faibles moyens de résistance n'existent plus.
D’où cet appel aux peuples du monde,
non pas à la communauté internationale,
mais aux personnes qui dans le monde entier
comprennent la situation, en ont été victimes parfois dans leurs propre pays
et sont capables de s’organiser pour faire barrage aux plans
des prédateurs nationaux et internationaux
et également de surveiller la direction que prend l’argent de l’aide.
Lors de mon passage récent en Irlande,
j’ai encouragé les associations, les universités,
les écoles qui ont versé généreusement des fonds pour les sinistrés d’Haïti
à ne pas s’arrêter là,
et à exiger des comptes sur l’utilisation des fonds.
A chacune des conférences auxquelles je suis invitée, je répète ce leitmotiv
« Ne laissez pas le peuple haïtien seul face à ceux qui ont provoqué son malheur. »
Je suis très heureuse de constater que d’autres que moi, ont eu la même
Idée. Et que ça a marché.
Imaginez-vous qu’il s’est formé un groupe sur facebook
intitulé « Pas de choc doctrine pour Haïti » qui a recueilli 150 000 signatures
Et je vous invite à le rejoindre.
http://www.facebook.com/group.php?gid=292737727221
Ce groupe réclame que le FMI
ne profite pas de la catastrophe pour appliquer leurs plans déments
dits d'ajustements structurels
qui ont pour résultat d’appauvrir les peuples des pays du Sud.
Eh bien, il paraîtrait que, face à cette montée de boucliers venue du monde entier,
le FMI qui se préparait à étrangler les Haïtiens avec de nouveaux prêts
assortis de conditionnalités drastiques, aurait fait marche arrière.
L’article étant en anglais. Voici une traduction "malouk" vitefait/bien fait, d'un extrait :
Johann Hari: There's real hope from Haiti and it's not what you expect link
Il existe un véritable espoir pour Haïti et ce n’est pas celui auquel vous vous atttendiez.
EXTRAITS
Here's where Haiti comes in. The IMF agenda has often been forced on populations when they are least able to resist – after a military coup, a massacre, or a natural disaster. For example, the people of Thailand fought for years against clearing their locals off their beaches to make way for holiday resorts, and voted against the privatisation of water and electricity. But immediately after the tsunami, both were pushed through.
Voici où Haïti entre en scène. Le FMI a souvent obligé les populations a accepté son agenda au moment où ils sont le moins capables d’y résister- après un coup d’Etat militaire, un massacre, un désastre naturel. Par exemple la population de Thailande a lutté pendant des années pour empêcher que ses habitans ne soient pas chassés des plages au profit de la création de complexes hôteliers pour touristes, contre la privatisation de l’eau et de l’électricité. Mais juste après le tsunami, les deux ont été imposés.
After the earthquake, something similar was poised to happen to Haiti. The IMF announced a $100m loan, stapled on to an earlier loan, which requires Haiti to raise electricity prices, and freeze wages for the public-sector workers who are needed to rebuild the country. So when people emerged from the rubble, they would find an economy rigged even more heavily against them.
Après le tremblement de terre, quelque chose de similaire se préparait en Haïti. Le FMI a annoncé un prêt de 100M de dollars, agraffé à un prêt précédent, qui exige d'augmenter le prix de l’électricité et de geler les salaires pour les employés du secteur public dont on a besoin pour reconstruire le pays. De sorte que, quand les gens émergeront des décombres, ce sera pour se retrouver face à une économie dressée encore plus fortement contre eux.
VOIRhttp://www.thenation.com/blogs/notion/517494/
There is no doubt about what the Haitian people would think: they know the IMF. Until 1994, the country at least grew its own staple crop: rice. But the IMF came in and ordered the government to cut its rice tariff from 35 per cent to 3 per cent. Suddenly the market was flooded with rice grown in the US by hugely subsidised farmers, and Haiti's rice farmers went bust. Hundreds of thousands swelled to the slum-cities and sweat shops of Port-au-Prince, where they built mud huts – and were buried in 2010. The IMF reduced the country from self-sufficiency to dependency, in a move known locally as "the Plan of Death". It was one of the external political earthquakes that made this natural earthquake far more deadly.
Il n’y a pas de doute sur ce que les Haïtiens penseront ; ils connaissent le FMI. Jusqu’à 1994, le pays faisait pousser sa propre céréale de base : le riz. Mais le FMI est arrivé et à ordonner au gouvernement de faire passer son tarif de douane de 35% à 3%.
But something new and startling happened this month. For the first time, the IMF was stopped from shafting a poor country – by a rebellion here in the rich world. Hours after the quake, a Facebook group called "No Shock Doctrine For Haiti" had tens of thousands of members, and orchestrated a petition to the IMF of over 150,000 signatures demanding the loan become a no-strings grant. After Naomi Klein's mega-selling exposé, there was a vigilant public who wanted to see that the money they were donating to charity was not going to be cancelled out by the IMF.
And it worked. The IMF backed down. It publicly renounced its conditions – and even said it would work to cancel Haiti's entire debt. This is the first sign that exposing and opposing the IMF's agenda works. Klein says it is "unprecedented in my experience, and shows that public pressure in moments of disaster can seriously subvert shock doctrine tactics." Of course, the IMF needs to be watched vigilantly. Already it seems to be rolling back some of its panicked initial rhetoric and saying that "beyond the emergency phase" it may go back to business as usual. Very powerful interests want the IMF to continue to dance to their tune.
But thanks to all the ordinary Europeans and Americans who pushed back, Haiti will not be IMF-ed up now, in its darkest hour. Not this time. Not these people. Not again. These should be the first baby-steps of a campaign to finally stop the IMF's poverty-promoting machine steam-rolling across continents. On the political Richter scale, that would mark a 7.0 – for the causes of democracy and justice.
VOIR R.MORSE chronique
C'est en lisant son texte à lui qui est sur place, qu'il m'est apparu clairement qu'il était important, urgent, vital de provoquer un mouvement de solidarité internationale avec le peuple haïtien dans ce moment crucial où il est fracassé, afin de contrecarrer la propagande de dénigrement systématique des zentellectuels
et des commerçants de l'import, patrons de l'économie haïtienne prise en otage par cette minorité.
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