Article 115: Nul membre du corps législatif ne peut durant son mandat, être arrêté en matière criminelle, correctionnelle ou de police pour délit de droit commun si ce n’est avec l’autorisation de la chambre à laquelle il appartient, sauf en cas de flagrant délit pour faits emportant une peine afflictive et infamante. Il en est alors référé à la chambre des députés ou au sénat sans délai si le corps législatif est en session, dans le cas contraire, à l’ouverture de la prochaine session ordinaire ou extraordinaire.
Il est vrai que la candidature du Président a été agréée par un CEP contesté, y compris par lui-même.
Il est vrai que le premier tour des élections a été entaché de fraudes selon tous les observateurs, y compris le Président qui s'était exclamé " nous avons tous triché !"
Il est vrai que le Président a décidé unilatéralement, sans consultation préalable ni avec les Parlementaires, ni avec la population, ni avec la diaspora de taxes sur les transferts, sur les appels téléphoniques.
Il est vrai que les parlementaires ont adoubé comme Premier ministre, une personne dont le dossier ne répond pas aux requis de la Constitution.
Il est vrai que à partir du moment
où l'on met les mains dans l'engrenage du non-respect de la Constitution,
il n'y a plus de freins.
Au prétexte farfelu que la non sélection de Conille
serait apparenté à un refus de la diaspora - Conille fait-il partie de la diaspora ?
des inellectuels ont vivement encouragé
ce non respet de la Constitution
Demain, le Président pourra décider, si bon lui semble,
d'imposer un visa d'entrée et de sortie aux membres de la diaspora.
Demain, le Président pourra, si la fantaisie lui prend,
interdire l'accès du territoire national aux membres de la diaspora
dont les figures ne lui reviennent pas.
Demain le Président pourra, pourquoi pas après tout ? de même qu'il a demandé à la justice de régler un problème personnel de conflit avec un député, demander à ses mlitaires/milices d'aller battre, emprisonner, tuer, faire disparaître
un individu qui l'aura regardé de travers, un individu dont il aura insulté la mère
et qui lui aura répondu du tac au tac.
On sait comment ces histoires qui commencent mal
peuvent entrainer un peuple, un pays dans une descente aux enfers sans fond.
Les plus âgés savent parfaitement
les graves dommages commis par les pères
de ceux qui sont aujoud'hui au pouvoir au pays.
Dommages dont, comme l'a dit le président du Guatemala, Le président du Guatemala présente ses excuses pour le Coup d'Etat de 1954 soutenu par la CIA/ corrigé
le pays ne s'est jamais remis.
Enfin tout un chacun connait la chanson
Quand ils sont chercher mes voisin, je n'ai rien dit
Quand ils sont venu chercher, etc
Je n'ai rien dit
Quand ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne.
Si Duvalier avait été stoppé après l'assassinat de Mme Rimpel
ou celui des frères Jumelle,
nous aurions évité au pays le saccage duvaliériste.
Et la suite...
C'est à la société civile, aux partis, aux organisations à montrer à l'exécutif
ses limites si l'on ne veut pas retourner à la honte, aux humiliations
et au cauchemard d'avant "les vingt cinq dernières années"
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