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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Associated Press et le mythe de "l’opposition muselée au Venezuela" (ZNet)

Publié par siel sur 21 Décembre 2013, 17:36pm

Catégories : #NUESTRA AMERICA

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Le cinéaste Oliver Stone a rencontré ce mercredi 11 décembre 2013 le président Maduro, à qui il a offert une copie et une affiche de son récent documentaire “L’histoire non contée des États-Unis”. En août 2009, à l’occasion de la projection de “South of the border” à la Mostra de Venise, Stone expliquait : “Les médias mainstream aux États-Unis font campagne contre les gouvernements progressistes d’Amérique Latine. Or, le manque de liberté d´expression que dénoncent les médias et l´opposition vénézuélienne est un mensonge. Celui qui va au Venezuela se rend compte que 80, 90 % des médias sont contre Chavez. Ils disent des choses trés dures sur lui et il le tolère. Il ne punit pas ces personnes, elles sont toujours en place. Aux États- Unis cela ne se passerait pas ainsi.”
Joe Emersberger
Une conférence de presse du leader de la droite vénézuélienne Henrique Capriles Radonski (2013)

(NdT : pour comprendre quatorze ans de désinformation dans Libération, le Monde, les Échos, le Figaro, l’AFP, TF1, RFI, France-Inter, RTL, etc…, on gagne à remonter à la “matrice”. Les français ne font en général que traduire avec un jour de décalage ce que disent les médias privés dominants du Venezuela ou des États-Unis.)

* * *

Un des mensonges que martèle sans relâche la presse internationale est que “l’opposition est muselée au Venezuela”. Il est certain que le gouvernement, depuis le coup d’État qui l’a renversé brièvement en 2002, a fortement travaillé pour modifier le paysage médiatique. On est passé d’une situation où un média appartenant à un oligarque avait tellement de pouvoir qu’il était capable d’organiser un coup d’État, au paysage actuel où – si on lit attentivement l’étude détaillée des médias télévisés du Centre Carter – ces médias conservent un avantage, qui n‘a plus rien de commun cependant avec ce qu’il était il y a dix ans.

Une analyse attentive montre que la facilité avec laquelle, en mai dernier, l’opposition a diffusé l’enregistrement de Mario Silva dans l’ensemble des médias, est aux antipodes d’un quelconque baillonnement..

Par ailleurs le rejet public généralisé des médias privés a modifié la donne sur les dix dernières années, et cela n‘incombe pas simplement à l’action du gouvernement.

Les médias privés n’ont pas seulement été le fer de lance du coup d’État de 2002. Ils ont aussi appuyé un sabotage économique massif. La presse internationale a usé d’un langage apocalyptique pour décrire les malheurs économiques actuels du Venezuela en omettant de dire que l’économie a crû en 2013 (1). Par contraste, lors du coup d’État médiatique du début des années 90, l’économie s’est contractée de 30% sous l’effet combiné du putsch militaire-patronal et du sabotage économique. Ces destructions appuyées par les médias privés ont valu à leurs propriétaires et journalistes une forte hostilité de la part des millions de personnes gravement touchées.
 

Suite  :link

 

NB:  Même topo en Haïti, où Chossudovsky a fait remarqué que la stratégie de déstabilisation utilisée en 2004 avait été empruntée, un copié/collé en fait, de celle du coup du Venezuela en 2002. 


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