23 mars 2011
Aux élections cantonales, le parti sarkosyste avait enregistré une cuisante déculottée.
Ce qui n’avait point empêché Monseigneur Guéant d’annoncer une victoire sarkosienne en additionnant les serviettes sans étiquettes avec les torchons sarkosiens, au prétexte que c’était toujours du linge….
Le Fourbe était dans tous ses états, et puisqu’il ne pouvait plus gagner, il fallait faire perdre les Huguenots, par tous les moyens.
Mais sans fâcher les électeurs Bleu Marine de la Duchesse de Saint Cloud, puisqu’ils avaient le même programme, les mêmes valeurs, et qu’ils étaient ses futurs électeurs.
En conséquence, la sarkopropaganda avait donné pour consigne de ne point voter pour les Huguenots, à aucun prix, afin de les priver – Ach ! Kolossale finesse ! – d’une majorité au sénat.
Quitte à mettre en selle le parti du Grand blond avec deux bottes noires, qui était devenu le parti Bleu Marine.
D’ailleurs, ces Huguenots du diable n’avaient rien compris :
Le pacte républicain, c’était quand les voix de la volaille huguenote se portaient sur le Papiste, jamais l’inverse.
Ceci n’était pas tombé dans l’oreille de sourds, qui sauraient s’en souvenir, désormais…
Tout cela révulsait les Papistes historiques indignés par ces connivences qui les rendaient complices.
Et ils le faisaient savoir, ne supportant plus qu’on les confondît plus avant avec la canaille sarkosienne.
Jusqu’à Abélard Fillon, au demeurant sarkosyste contractuel, mais qui réalisait l’énormité de cette balourdise, et y était allé de sa pique en appelant lui aussi au vote républicain.
Ceci avait jeté un grand trouble dans la sarkosie, en la plongeant dans le désarroi.
Certes, Abélard Fillon avait dû, sur commande et dans l’heure, manger son chapeau, mais le mal était fait, et les huguenots s’étaient engouffrés dans la brèche.
Tout ceci pouvait virer à la catastrophe :
Si, en dépit de ces complicités sordides, les Huguenots arrachaient une majorité au sénat, ils auraient beau jeu de s’en proclamer les seuls maîtres, au rebours du Roué qui, avec ses 83% était prisonnier des voix Huguenotes.
Comme pour s’en démarquer (il était bien temps !) le Fourbe gémissait que, tout autant que lui, les autres avaient aussi rencontré le Satrape Kadhafi.
http://abonnes.lemonde.fr/afrique/article/2011/03/19/les-amis-francais-du-colonel_1495586_3212.html
Sans doute, mais là où François le Florentin, ou encore le Roué, l’avaient entrevu fort discrètement, et même clandestinement, comme ces bourgeois qui s’habillent d’ombre pour aller au Lupanar, le Fourbe s’était affiché avec lui comme s’ils eussent de tout temps gardé les cochons – pardon, les oies – ensemble.
Avec toujours cet insupportable côté m’as-tu-vu, à vouloir se prétendre l’égal des grands de la Terre, qui en avait étonné plus d’un tout au début, et faisait maintenant ricaner.
Les rodomontades électoralistes du Fourbe avaient fait chou-blanc, et même accentué les divisions européennes du G8 au lieu de les réduire.
Aussi, chaque soir, dans sa petite chambrette, il organisait son G1 à lui tout seul, pour être sûr de n’être point contredit.
D’autant que sa reconnaissance brouillonne et dans l’urgence, par la diplomatie du perron, d’un parti de tribus qu’il voulait imposer face au parti des tribus adverses, pouvait remplacer une oppression par une autre, un clou chassant l’autre.
Moi et mon frère, contre le cousin
Ce que n’avaient pas manqué de lui signifier les autres Européens :
http://www.courrierinternational.com/article/2011/03/17/une-bonne-lecon-pour-sarkozy
Pourtant, il y avait urgence.
Après trois semaines de flottement, le Satrape Kadhafi lançait ses mercenaires à la reconquête.
Ce serait l’hallali, l’égorgement systématique du peuple en révolte.
On entendait déjà les va-t-en-guerre sarkolâtres (et quelques autres …) s’exaspérer :
Qu’est-ce qu’on attend pour y aller ? yaka, yfokon.
Tous les va-t-en-guerre de tous les temps, qui planteraient chaque soir des petit drapeaux sur la carte, en jouant aux foudres de guerre, le cœur battant en regardant sur les étranges lucarnes les images du carnage, et en rêvant de Reichshoffen.
Ah, Dieu ! que la guerre est jolie, avec ses cortèges de chants…
Et il avait fallu toute la diplomatie du beau Juppé pour réussir in extremis, et en dépit des sarkolinades, cet exploit Onusien :
Obtenir, à défaut de leur consentement, la neutralité du tsar de Russie et de l’Empereur de Chine, qui, jusqu’alors, s’ingéniaient à saborder tout consensus, avec d’étranges accointances, selon l’adage
les ennemis de mes ennemis sont mes amis
et en vertu du principe
Tout ce qui peut embrener l’occident est bon pour nous.
Deus Ex Machina
Il avait bien été aidé, en cela, par les rodomontades du Satrape qui menaçait le monde entier, et avaient fait pencher la balance
Le roi Obama, fort dubitatif de nature, avait donné son accord du bout des lèvres, peu goûteux de se laisser entraîner dans une nouvelle aventure par le Rastaquouère va-t-en-guerre.
Mais l’imminence du carnage l’avait décidé.
http://clesnes.blog.lemonde.fr/2011/03/17/libye-obama-a-t-il-change-davis/
Le beau Juppé ne boudait pas son triomphe après ce discours qui le remettait miraculeusement en selle, et l’avait vertement fait savoir au Fourbe :
Il n’était pas question qu’il soit Bernard-Henry-Levysé une seconde fois.
Il était l’abeille de la ruche, n’entendait point se laisser déposséder de son miel par la mouche du coche, et était apparu le soir même sur les étranges lucarnes, comme le véritable Deus Ex Machina.
Car, n’en déplût aux sarkolâtres rampants, c’était bien Juppé d’Aquitaine qui avait redressé la situation, fort compromise par les rodomontades du Fourbe obsédé par une seule et unique chose : sa réélection.
Et il s’en était fallu d’un rien que chacun restât dans ces quartiers, fort peu goûteux d’être un pion dans son jeu électoral, pour permettre à ce foutriquet de jouer au chef de guerre.
le Lapin qui jouait au Tigre avec le sang des autres
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