Entendu Daly Valet parler de l'éducation en Haïti. D'après lui, le modèle américain qui serait trop laxiste avec les élèves aurait de moins en moins de bons résultats si l'on compare avec des pays d'Asie, Corée du Sud et Chine par exemple. Et, ajoute t-il, les pays scandinaves. Là j'ai été franchement étonnée, sachant que les Scandinaves même au niveau des prisons appliquent une politique basée sur le minimum de contraintes possibles dans une structure pénitentiaire.
A l'inverse de ce que dit Daly Valet, dans le cas des pays scandinaves, c'est au contraire un système basé sur la concertation entre élèves et professeurs, les conditions matérielles favorables (25 élèves par classe) la gratuité totale de l'enseignement ainsi que des repas. De plus, comme dit dans ce texte, les professeurs jouissent d'une très grande liberté pédagogique.
Voici ce qui explique la différence fondamentale avec le système américain et la réussite de ce système scandinave qui n'a rien à voir avec l'usage de "sanctions traditionnelles".( Comprendre calotte marassa, coups de fouets, rigoise, agenouillement au soleil et autres gracieusetés héritées de l'esclavage, qualifiées dans le jargon des Haïtiens facho qui ne jurent que par "di tan divalye" ou "dans le temps longtemps", comme si la culture était une "essence" définitivement figée dans le marbre.
Voir ce texte :
Éducation
En ce qui concerne l’éducation, tous les pays Scandinaves sauf la Suède sont en haut de la moyenne selon les tests PISA de 2009. À ce niveau, la Finlande se démarque clairement, d’autant plus qu’elle dépense moins que la moyenne de l’OCDE, que le Canada et que les États-Unis en termes de dépenses par habitant en éducation. Qu’a-t-il donc de si spécial le système d’éducation de la Finlande? Cela faisait récemment l’objet d’un documentaire diffusé durant l’émission « Une heure sur terre » à Radio-Canada.
La recette se résume en cinq mots : gratuité, décentralisation, flexibilité, concurrence et imputabilité. Les écoles sont autonomes quant à la gestion de leur budget. La bureaucratie est minimale; il n’y a pas de commissions scolaires. En Finlande, l’enseignement primaire et secondaire est entièrement gratuit, incluant les manuels, les repas et le transport. La performance des établissements est fréquemment évaluée et les résultats sont transparents. Les effectifs des classes dépassent rarement 25 et celles-ci sont spacieuses et bien équipées (c’est ce qu’on peut se payer quand on économise sur la bureaucratie). Les professeurs jouissent d’une très grande liberté pédagogique; leur marge d’initiative est leur source de motivation.
On pourrait aussi noter que la Suède utilise davantage la concurrence avec le privé, mais celles-ci sont gratuites. Les parents reçoivent des « chèques-éducation » du gouvernement et peuvent choisir l’école de leurs enfants, qu’elle soit publique ou privée.

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