| Anpil Ayisyen Poko Ka Jwenn Sekou Malgre Ogmantasyon Asistans Entènasyonal la | |
| 24-01-2010 |
Nouvo akò sekirite Etazini fè pou ede sipèvize prensipal mwayen transpò yo ann Ayiti, se yon efò pou defini byen klè wòl fòs 18-mil solda ameriken k’ap rive nan jou k’ap vini yo.
Le nouvel accord de sécurité avec les USA comporteune aide pour superviser les moyens de transport, il s'agit d'un effort pour définir clairment le rôle des 18 000 soldats des USA qui doivent arriver prochainement.
Pandan twoup ameriken yo kontinye ap konsantre sitou sou efò pou transpòte blese e asire sekirite nan prensipal enstalasyon yo, moun nan zòn nan ap tann plis asistans toujou.
Pendant que les troupes des USA continuent à se concentrer principalement sur le transport des blessés et la sécurité sur leurs propres bases, les gens continuent à attendre de l'aide
E yo pa kache enpresyon yo lè yo rankontre ak laprès.
Et ils n'ont pas caché leurs impressions à la presse
Pa deyò kloti ayewopò entènasyonal Pòtoprens la, yon pakèt Ayisyen ap suiv 24 sou 24 deplasman avyon ak elikoptè kago yo.
A l'extérieur de la cloture de l'aéroport internationale de Port-au-Prince, un grand nombre d'Haïtiens suivent 24h sur 24 les dépacements des avions et hélicoptères cargo.
Pou anpil moun, tout aktivite sa a, nan yon sans, se yon mizè.
Pour beaucoup de gens, ces incessantes activités, ne sont que tristesse;
Marielle Blanc pedi 2 timoun, kay li, ak travay li kòm koutiryè. Kounye a, l’ap dòmi nan lari ansanm ak rès fanmi li. Marielle fè konnen li te vin nan ayewopò a paske se la etranje yo ye, e li te espere jwenn yon ti èd. Li ajoute ke
l’ap tann toujou pou l’ tande ki plan yo genyen.
Marielle Blanc a perdu 2 enfants, sa maison, son travail comme couturière.
Dorénavant elle dort dans la rue avec sa famille.
Marielle dit qu'elles est venue à l'aéroport sachant que c'est l'endroit où se trouvent les étrangers, elle espérait y trouver une petite aide. Elle ajoute qu'elle va continuer à attendre pour savoir quels sont les plans des étrangers.
Pandan foul moun rasanble pou yo fè yon repòtè etranje tande doleyans yo, yo fè konnen yo pa konprann pou kisa tout avyon sa yo ateri nan ayewopò a, tandiske èd ki rive jwenn yo a piti.
Cette foule de personne qui se sont rassemblées pour transmettre à un journaliste étranger leurs doléances, a déclaré qu'elle ne comprenait pas pourquoi tous ces avions aterrissaient dans l'aéroport, alors que l'aide qui leur parvenait était si faible.
http://www.voanews.com/creole/2010-01-24-voa5.cfm
Ce qu'il faudrait rappeler aux Haïtiens qui campent devant l'aéroport,
même si c'est facile de le dire de là où je suis
c'est qu'il faut arrêter d'attendre.
Déjà en temps normal
j'avais surnommé Haïti, Attenland
tant les transports, les communications étaient aléatoires
tant il y avait dans les administrations une culture stupide
de faire attendre les gens;
Plus un chef ,petit chef, sous-chef se fait attendre
plus il pense marquer son pouvoir.
Cette manière d'être, présente dans tous les milieux est particulièrement
exaspérante
et surtout handicapante.
Des gens stagnent pendant toute une journée dans une salle
à attendre quelqu'un avec qui ils ont rendez-vous
et qui se trouve dans son bureau à ne rien faire du tout.
C'est humiliant pour ceux qui attendent
et complètement contreproductif.
Cette culture macoutique du chef devrait être une
parmi les premières choses à éliminer
dans les mentalités.
Les Haïtiens au chomage qui attendent
à l'aéroport montrent une image pas digne d'Haïti.
Ils feraient mieux d'aller porter de l'aide à leurs voisins
rendre service en échange de quelque secours.
Je comprend bien qu'en se serrant les uns contre les autres
ils sont moins malheureux
et
qu'ils ont l'espoir qu'en faisant nombre
quelque chose finira bien par arriver.
Mais qu'est-ce qui peut bien arriver
dans cette désorganisation internationale ?
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